‹ Traité de minéralogie. (Conseil des mines). 4 tom. [and Atlas] (volume 2)Chapitre 23 sur 118 · Pulvérulente. Se trouve aux environs d'E · texte numérisé non relu

Pulvérulente. Se trouve aux environs d'E

pernay.

Annotations.

L'alumine sous-sulfatée a été trouvée d'abord k Halle en Saxe, dans le jardin d'ime maison d'édur

tation nommée pedagogium regium. Elle y* est située immédiatement sous le terreau dans une argile glaise dont elle est souvent entremêlée. On la rencontre quelquefois associée à des fragmens de quarz roulé, auxquels elle sert comme de ciment. Elle fut prise anciennement pour de Falumine pure. On avait douté si cette substance était un produit de la nature, et Ton soupçonnait qu'elle pourrait bien être un résidu de quelque préparation pliarmaceutique, parce que le pedagogium regium est voisin de la pharmacie de la maison des orphelins ; mais cette conjecture est généralement abandonnée depuis qu'on a retrouvé la même substance dans de nombreuses localités aux environs de Halle, entre autres à Dolau , où. elle est accompagnée de lignite et de chaux sulfatée.

Ce minéral a été retrouvé en 181 4 par M. Webster auprès de Nevr-Haven en Angleterre, dans le comté de Sussex. Il y est situé au-dessus de la craie , accompagné de lignite , et enduit en partie d'argile ferrugineuse qui, exposée un instant à la flamme d'une bougie , agit sur Paiguille aimantée. C'est à M. Brongniart qu'est dû le rapprochement de cette variété avec celle de Saxe.

Enfin, MM. de Basterot et de Lajonkairè ont découvert récemment la mêrûe* substance sur la montagne* de Bernon, aux environs d'Epernay,, M. de Basterot a consigné lés détails relatifs à cette découverte dans un Mémoire fort intéressant lu à

ia8 TRAITE

la Sociétë d'Histoire naturelle de Paris. La justesse du nouveau rapprochement y est prouvée par Pidentité de composition et de gissement que présente le minéral d'Epernay comparé aux variétés analogues de Saxe et d'Angleterre,

QUATWÈME ESPÈCE.

ALUMINE SOUS-SULFATÉE ALKALINE.

( AïaunsUinj W. Alunite y pierre d'alun et pierre alumineu90

delà Tolfa.)

Caractères géométriques. Forme primitive : rhom* boïde légèrement aigu, divisible par des coupes assez nettes perpendiculairement à son axe. La petitesse des cristaux observés jusqu'à présent, et leurs faces contournées conune celles du spath perlé, ne permettent pas d'en mesurer les angles avec une précision rigoureuse. M. Cordier les fixe d'une manière approximative à 89 et 91 degrés.

Caractères physiques. Pesant, spécif. Celle des cristaux purs transparens, déterminée avec soin par M. Cordier, est de 2,7517.

Dureté. Rayant la cbaux carbonatée, rayée par la chaux fluatée.

Cassure. Inégale et vitreuse.

Caractères chimiques. Elle décrépite par l'action du chalumeau. . Chauffée modérément, elle exhale une odevu' très sensible d'acide sulfureux ; mise en-

DE MINëRAIX)GIE. 129

suite sur la langue ^ elle en absorbe l'humidité et donne une forte saveur d'alun.

Analyse par Cordier (Mémoires, du Muséum , t Yï, 1820)!

Acide sulfurique .... 35,495

Alumine ^9,654

Potasse 10,02 1

Ëau et perte 14)830

Oxide de fer accidentel une trace.

VARIÉTÉS. '

Fbrmes déterminablea.

Almnine sous-sulfatée primiiipe. P. Observée par M. Cordier.

a. Basée. PA, idem. Se trouve à la TolCa, à

14 lieues de Rome. Les cristaux de ces variétés scmt quelquefois recouverts superficiellement par tine pellicule de fer oxidé brun.

Indéterminables^^ Compacte.

APPENDICE

Alumine sous-sulfatée silicifère.

MlNÉK. T. II. 9

iS* TRAITA

Annotations.

L'alumine sou&-suI&téé s6 présente en plusieurs^ endroits, comme en Hongrie et à la Tolfa dans lef Etats romain^, sous Faspect d'une masse parfaitement compacte, homogène et blanche,- renfermant accidentellement une petite quantité de silice : c'est la variété connue depuis long-temps sous le nom àe pierre de la Tolfa, et qui sert à la fabrication de l'alun. On ne la rencontre que dans les terrains volcaniques, où elle doit sa formation à la double action de l'eau et des vapeurs sulfureuses.' Celle de la Tolfa a pour gangue un trachyte por* phyrîque, dont les cristaux de feldspath ont un volume assez considérable. Il existe au Mont-Dore une roche dont M. Cordier a donné la de^riptio» et l'analyse (*), et qui est presque entièrement formée d'alumine sous-sulfâtée.

' C^est M. Mohs, célèbre minéralogiste allemand^ <^- le premier ë eu l'idée de rapporter au rhomboïde la forme des cristaux de lai pierre alumineuse. MM. G)rdier et Beudant en ont étudié séparément les caractères et comjplété la description dans des Mémoires , où ils la considèrent sous le double point de vue de la Minéralogie et de la Géologie (**).

( * ) Annales des Mines , iS-ig, t. IV, p. 2o5»

( **) Voyez les Mémoires du Muséum^ 1820 , t. VI, et le Bcdletia des Sciences de la Société Philomati^ue^ août 1819.

DE MINERALOGIE. fat

aiSQUIÉME ESPÉiGE.

ALUMINE ]^k^ùÀ¥ïffî"SltlCiV^ , chl TOPAZE.

Caractère géométrique. Forme j primitiyç : octaèdre rectangulaire .(^ig.. ji;î8.)^. dpns Jçqueî Vincidence de N sur .N' est de 88^3',. et içelle de I sur.V de I^2^^2^ Gqt octaèdrçjje.saus^ nettement dans le .?jBn» (J^ rçç;t^^^ig^.CI).,,La netterté et l'éclat de pe. jcint p^u^. jxiçi^e s^vk": de caractère pour faii;e reçowaîtrq une tç)|^a^;; jnw de plus, en multipliant mes observations, j'ai aperçu très distinctement^ cj^A^ aitti^/^î^ifils naturels parallèles à des plaps qui passeraient par les arêtes <^bHques à l'axer ; AinA y lé^t^risté^x' tte tèpm^ ont une double struGt^rê ,i en ^Mté^ qtt^ôii'^^ éii ^

un prisme rbombdïdaii^^t ( Ti^itë dë^<:i?iM!àn(%l'arphie, tom. II,.p:':râ4>. On i»â«tèriéi«^fe fenùe'dé Vnfitaèdrp primitif à collo du prisme diuit rhomboTda|,, ( %^ 1^7) jj . qBl?^ j Vvtfisî adoptée Hypolbétiqife^ ment dans la pbrimiàre édition* de' 6é^ Ifràïfê]' ^ «apposant que eé pri^ttié^)-àfàbîs»èfTtoW^

représenté par. EA» .... • •.. ; v - ' .:;

■•l*ia«*4

{*) Si l'oi^supposë^ttné'pbt^âiëùl^i^ep menée dé Tangle A sur l'arête B , et que l'on désigne par g la moitié de bi

lia TRAITÉ

Molécule misante : tétraèdre héau-symétriqueJ

Caractères pîiyaiques*

Pesanteur spécifique. 3^531 1.%. .3,564-

Dureté. Rayant le quarz, rayée par le rubisv

Réfraction. Double.

Electricité. Electrique par la chaleur en deut |K)ints opposés. Quelques cristaux sêul^nent ont besoin d^étre isolés pour manifester cette propriété.

S'électrise paiement par la pression^

Faculté conservatrice de l'électricité^ Les laines

transparentes en joui^nt à lin très haut dejgré.

Caractères chimiques.

. loÊisible. 411 chalumeau. La topaze dite du Bré^ sil, mise dan^Uil creuset, et exposée à un feuoapable de iairç rougir ce oreuset^ prend une couleur d'un rouge; .<le. t:ose. La lopase dite de Saxe blan* chit entièreinent dans le ménle cas.

■ni

grande^ diagonale, on pourra iBatii^e />=s i4f g^=i i5. De plus, d'après robdenration qu'une &ee prodaite par un décrois-' sèment de deux rangées sur faréte B, fait ayec le pan ad* jacent un angle égal à celui que fait ayec la face P (fig. 137) une autre face produite par un décroîtôement de deux rangées sur l'angle E , on aura , en désignant la hauteur par h^ :iplhVm h*.2g\ d'où il est focilç.dÇt conclure tout 1^ reste.

DE MINÉRALOGIE. il3

Analyse de la topaze de Saxe, par Rlaproth (Beyt, t. IV. p- x6o):

Silice 35

Alumine 5g

Acide fluorique .... 5

Perte.. i

De la topaze du Brésil y par le même {ibid.) :

Silice 44»^

Alumine • • • . 4?)^

Acide fluorique • • • . 7

Fer oxidé. ...•.•.. o,5

Perte.... o,5

De la même , par Yauquelin (Annales du Muséum j t. VI, p. 24) :

Silice. ••••......•• 2Q

Alumine 5o

Acide fluorique. ... m

i34 , TRAIlt

De la- topaze dite />;^c»i/é,paryauquelin(Brolig.

Traité de Minéral. , t. I, p. 4^9) •

Silice. ••>••••••••• 3o

Alumine 60

Acide fluorique . • • • 6

Chaux •••••. n

Eau. ... « I

Perte. i

De la même, par Bucholz (Journal de Pbysiquej t. LXVIII, p. 37) :

Silice.. • 34

Alumine 4^

Acide fluorique. . • • 17

Fer et manganèse. • . i

Pis ]a fqâçae ,^ paf ]^proth {Karsten , Mùw* Tabel):

Silice 4^

Alumine. • • . • 49)!^

Acide fluorique .... '4 Eau... ♦...'. •.•....;■■ 4 ■• Chdde de f€îr.'. .... i Perte. . T.T , . . i,5

lOOyO.

Caractère d^ élimination* Ses indications dans les diverses substances dures susceptibles d'offrir des^ formes prismatiques, telles que le corindon , la cy-^ mophane et l'émeraude. Ces formes peuvent toujours être rapportées au prisme hexaèdre régulier , ou au prisme rectangulaire, et jamais au prisme rhomboïdal, comme dans la topaze. Les joints perpendiculaires à Taxe dans les mémies substances n'ont pas le poli et la netteté de celui qui a lieu dans la topaze. Aucune de ces substances n'est comme celle-ci électrique par la chaleur.

Dans les émeraudes opaques, blanchâtres ou jaunâtres, regardées comme béryls, comparé^ à la variété cylindroïde de topaze {Schôlartiger béryl, W. ) , tous les pans du béryl font entre eux des angles de 120^. Cet angle est exclus des cristaux de topaze; et dans ceux qui ont des pcûrtions de &ces planes, ces faces font entre elles un angle de 134^^ d'une part et de 55^ | de l'autre. C'est une suite de ce que les formes primitives sont inr compatibles dans un même système de cristallisaûoa. Le béryl a une pesanteur spécifique plus fidble que celle de la topaze dans le jràpport d'epvirpn 7 à 9. n ive s'électrise point comme elle k l'aide de la chaleur. Le béryl est fusible .par l'action du chalumeau, et non la topaze.

Dans le feldspath blanc laminaire comparé à là variété dite pyrophysalite : sa division mécanique, donne deux .joints trè^ }ieCs perpendiculaires exitro

i36 TRAITÉ

eux; la topaze n'en offre qu'un seul. Le feldspath a une pesanteur spécifique infëiieure à celle de la topaze dans le rapport d'environ 7 à 9. 11 est fusible en émail blanc par l'action du chalumeau; la topaze résiste à la fusion. Dans les morceaux taillés de diverses substances comparées à des variétés de topaze qui se présentent dans le -méine état: cette comparaison peut avoir lieu, 1**. entre le diamant et la topaze limpide du Brésil, dite goutte (ïeau^on celle de Sibérie. Le premier est incomparablement plus dur ; il a sous certains a^ects'un éclat demi-métallique, qui lui est particulier. Sa réfraction est simple ; celle de la topaze est double. Il conserve mie demi-beure au plus l'électricité acquise par le frottement; celle de la topaze dmrê plusieurs heures. 2*". Entre le quani hyalin taillé et la même, comme pour le dianiant par rapport à la dxureté, à l'éclat et à la faculté 4îoliservatrice' dé l'électricité. Le quarz a d'ailleurs ime • pesanteur spécifique' inférieure à celle de la tx^aie dans le rapport d'envircm 7, à 9^8**. Entre le c^ndon hyalin jaune, et les topazes de même couleur. Le^ i^ndon raie beaucoup plus tbrtement le quar^r; sa pesanteur spécifique est plus grande que ceHè des tôpai&es dans le rapport d'environ io à; 7. 11 n'est point électrique comme elles par la chaleur. 4^. Entre Fémsrisiude jaune et les^.xiiiemes. Elle a une pesanteur spécifique moindre dans le rapport d'environ 7 à 9* Elle nWt point 'élieotriquè par la

chaleur. S^. Entre le zircon jaune, dit jargon de Ceylan^ et les mêmes. Sa pesanteur spécifique est supérieure à celle des topazes dans le rapport au moins de 8 à 7. Il n'est point électrique par la chaleur. Sa double réfraction est incomparablement plus forte. 6**. Entre la cymophane et les mânes. Elle raie beaucoup plus fortement le quarz ; elle ne devient pas électrique par la chaleur. En la faisant mouvoir à la lumière, on aperçoit assez souvent dans son intérieur un chatoiement blanchâtre ou bleuâtre que n'ofirent pas les topazes. 7*. Entre le spinelle rouge et la topaze dite rubis du Brésil. 11 raie beaucoup plus fortement le quarz. Sa réfraction est simple; celle de la topaze est double. 11 n'est point électrique par la chaleur comme la topaze.

VARIÉTÉS

FORMES DÉTERMINABLËS.

Quantités composantes des signes représentatifs.

Pour le prisme droit rhomboïdal , figure 1 27 , »IPÀÈEEE(E*B'B»)BBB'G"G*»G«*G*'H'.

"MP i yn^y x ko g r u l z f .

Pour l'octaèdre (fig. 1 28) , parallélépipèdes substitués. (Fig. 129), tétraèdres complémentaires sur W (fig. 128) et sur son opposée. (Fig. r3o) , té-

i58 TRAITE

traèdres sur I (fig. 1 38) et sur son opposée. (Fig. 1 3 1 )^ tétraèdres complémentaires sur r (%• 1^8) et sur son opposée.

Partout où il n'y aura point d'indication de figure ^ le signe se rapportera k l'octaèdre que représente la 128®.

'E«AICN,AC(jB*Ci) (fig. i3i)'E (fig. 129) "B" (4b8B'*) (fig. i3i) 6e' (fig. i3o) (^E'Oô*) (fig. i3o)

t ru l

(^E'C'6«) (fig. i3o) D.

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