Unibinaire. PBBAA (fig; i
yariétés dépendantes des accidens de lumière*
a. Transparent ou translucide et coloré. Rouge ponceau. Spinell , W. Coloré par Facidc
du chrome. Var. i, 3, 4\
Rouge de rose intense, rubis spinelle des lapidaires. I, 3, 4*
Rouge de rose faible, rubis balais, i.
Bleu. D'Aker en Sudermanie. i .
Vert.
Purpurin. 3.
b. Opaque.
Noir, plëonaste. i, 2, 3, 4-
Lorsqu'on le réduit en très petits fragmens, la couleiu: noire passe au vert sombre ; cette dernière teinte a lieu aussi par transparence , dans les fragmens très minces. En continuant de broyer, on obtient une poussière d'un gris-verdâtre.
Formes indéterminables.
Granuliforme. A Ceylan.
APPENDICE
Spinelle zincifère, (Automalite, fahlunit et gahnit):
Ce mînérdl n'a été encore observé que sous la forme de l'octaèdre régulier, tantôt simple, tantôt transposé. Pesant, spécif. 4>7* Rayant le quarz; couleur, noir-verdâtre qui offre à certains endroits un éclat métallique. Fragpaens minces verdâtres par transparence. Infusible par l'action du chalumeau. On le trouve à Fahlun en Suède. Sa gangue est un talc qui en esl, pour ainsi dire, tout criblé, et où il est accompagné de cuivre pyriteux. J'avais présumé dès le commencement que les cristaux de ce minéral renfermaient accidentellement une substance métallique,' et ils m'avaient paru se rapprocher de la variété de sj>inelle , dont je faisais alors une espèce à part sous le nom de pléonaste. MM. Vauquelin et Ekeberg ont prouvé depuis que la substance métallique dont il s'agit est le zinc. Maintenant la frome du minéral dont îl s'agit, • sa dureté, sa pesanteur spécifique, qui, à la vérité, est modifiée par la présence du zinc, maïs ne paraît pas devoir l'être d'une manière bien sensible, puisque le zinc est ici à l'état d'oxide; de plus , l'aspect de sa cassure , qui est conchoïde et luisante, tout enfin semble indiquer une variété de spinelle analogue à celle que j'avais nortimée pléonaste; et pour compléter le rapprochement tiiéme aux yeux de ceux qui attachent beaucoup d'împottàtice au caractère tiré de la couleur, j'ajoute que, d'après une observation récente, les fragmens minces de l'automalite, étant vus pér
transparence, sont verdâtres comme ceux du pléonaste. Ainsi il n'y a plus rien qui s'oppose à la réunion de ce minéral avec le spinelle, à la suite duquel je le place, en lui conservant le nom. que \e lui ai donné.
Substances étrangères à V espèce du spinelle, auxquelles on a donné le nom de rubis.
G>rindon hyalin rouge. Rubis oriental.
Topaze rouge. Rubis du JBrésiL , Idem rougie au feu. Rubis balais.
Quarz d'un rouge de rose. Rubis de Bohême.
Grenat. Rubis de Barbarie.
Grenat d'un rouge mêlé de violet. Rubis de roche.
Chaux fluatée xpuge. Faux rubis.
Arsenic sulfuré rouge. Rubis de soufre, ou rubine d^ arsenic. 03
Relations géologiques.
Les cristaux de cette espèce qui seuls aient été connus depuis long-temps , et dont les uns appartiennent au spinelle rouge , et les autres à la variété d'une couleur noire que j'avais nommée pléonaste, se trouvent à Ceylan , dans le sable d'une rivière qui vient des hautes montagnes situées vers le milieu de celte île, et qui les a transportés du lieu où
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ils avaient pris naissanqe; ils sont entremêles de corindons hyalins, de tourmalines noires, brunes et même violettes, de zircons, de grenats , de to* pazes, etc.
Les terrains volcaniques sont les seuls où l'on ait trouve jusqu'ici le spinelle dans son lieu natal. Les roches rejetées par les explosions du Vésuve en renferment une multitude de petits cristaux noirs, bleusverdâtres ou purpurins, dont les uns garnissent les cavités de ces roches, et les autres sont engagés dans les matières qui les composent , telles que le mica hexagonal et la chaux carbonatée granulaire.
On trouve à Aker en Sudermanie des cristaux bleuâtres, en octaèdres réguliers, ayant pour gangue une chaux carbonatée qui se mêle à leur substance. Ils m'ont été envoyés par M. Suedenstiema , savant minéralogiste , et directeur des mines de Suède , qui les a pris pour des spinelles. J'ai trouvé qu'èifectivement Us se rapprochent de cette substance par leur dureté et leur pesïmteur spécifique.. Du moins peut-on dire que dé toutes lès espèces connues, le spinelle est la seule à laquelle on puisse les rapporter.
Annotations.
Avant la publication de mon Traité de Minéralogie , j'avais déjà reconnu de grands rapports, entre le spinelle et la substance que l'on connaissait alors sous le nom de ceylanite. Quoique la forme de l'oc-
i>€ TRAITE
ne laissent pas d'y ajouter beaucoup de prix^lors^ qu'il est d'un certain:, vdlume .et d'un rouge vif. On le fait inéme quelquefois passer alors pour le vrai rubis oriental.
Une autre sorte de méprise , et qui n'est pas rare ^ c'est celle qui fait prendra pour le rubis b^dais une topaze dans laquelle ' l'action du feu a remplacé la couleur naturelle, qui était d'un jaune-roussâtre, par une teinté plus ou moins sensible de rouge de rose. L'auteur de l'article Diamantaire, de l'Encyclopédie méthodique , ne connaît pas d'autre rubis balkis que ces topazes brûlées. La forme qu'il attribue à ce rubis est celle de la topaze , et il dit cjfùe si l'on met une topaze d'un jaune sale dans un creuset rempli de cendre, sur un feu bien gradué, on la trouve au bout de quelque temps changée en un iféritable rubis balais*
On conçoit aisément ce qui se passe dans cette opékrati(^. l^e pripi^ipe. colorant de la topaze est le Ibr uDi*& wie certaine quantité d'o&igêne. Or tel est, dans là topaze., natiurelle, .Iç; rappprt çntre l?ôxigène et lefer, que le degré de ténuité de la liiolécule' mixte qui en résulte est celui qui détermine la. féfleaioii d^çs rayons jaune$. L'action de \gn cfaaleuc, en ■ faisant varier le rapport entre la quantité d'oxigène et celle du fer, change ce degré dé ténuité en celui qui est assorti à la réflexion des rayons rouges. Mais cette action n'enlève pas k là topaze Içs propriétés qui peuvent servir à la
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distinguer des rubis, savoir la double réfraction, et la faculté de devenir électrique par la chaleur.