‹ Traité de minéralogie. (Conseil des mines). 4 tom. [and Atlas] (volume 2)Chapitre 36 sur 118 · Basée. PA (fig. 182). Ue l'Isïe, t. I, p. i49J · texte numérisé non relu

Basée. PA (fig. 182). Ue l'Isïe, t. I, p. i49J

var; 2i Incidence de o «urP, 140^4^'. OrdinairexÂ^t eetté variété dérive de Focniièdtie^V^^ifiîttf euliëifômé, dont Parèlié tiet^minalc èit ttemplâdèe par

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a. Segminiformé. *Eil éegifcént'ïëihlIJilàMè 1 cël^^^

DE MI]!«tRALOGIE. aog

que l'on obtiendrait par une coupe parallèle k la

iface o.

Formes indéterminables.

Soude carbonatëe aciculaire. Strahligta natron, EL. Pulvérulente.

Accidens de lumière.

Couleurs.

Soude carbonatée blanchâtre.

Transparence.

Soude carbonaitëe translucide.

• Annotations.

ijà soude carbonatëe abonde en Egypte , dans une yallée que Fôn- appelle la f^allée des Lacs de Natron. EHe tnrîstallîse dans Pèàu de ces lacs, k l'aide de FîéVaporâtion naturelle. On y trouve aussi de la soude nmrïatée; et Ibisqù'ime même masse d'eau cdntiiènt à la fois' l'tth et l*âutrè sel, c'est la soude tnûriàtéé qui crîsfallise'd'aboî'd, (et ensuite là soudèt?arbtÀiatée, en sorfe qu'il se fôimé des iîouchëà 'sucéfesfi*S^'dé"bes'''deujt substances. Qudljurfoîs dtoii'ùn'iïiékne kcj'i^ divisé en deux parlîes^'dont les eaux n'ont entre elles presque > aucune poiKimttifldation, Fune* de ees parties

MiNÉR. T. IL i4

aïo ÎRAITÉ

pe. renferme guère que de la soude muriatoe^ et l'autre que de la soude carbonatée. Le terrain qui sépare les lacs est, en général, couvert d'incrustations salines, dont la plupart sont composées de soude carbonatée plus ou moins pure, et les autres de soude muriatée.

Nous devons ces détails à M. Berthollet (*) , auquel ce vaste laboratoire de la nature a offert un sujet digne d'exercer ^a sagacité pendant son séjour en Egypte, et qui, de l'observation exacte des faits, est remonté jusqu'à la cause qui détermine la formation de la soude carbonatée. Il l'attribue à ]a décomposition de la soude muriatée, par l'intermède de la chaux carbonatée , qui est en contact avec elle, et dont l'action est aidée par l'humidité ' du terrain et par la chaleur du climat. Il se fait, dans cette opération, un échange d'acides entre les deu:^ sçls: la; soude, carbonatée areste ,à. la sur&f;e, et la chaux inu^at4p,> qui ^t,itrès.. déliquescente, doit ' s'iufîltrer . .profondément . danp -J? so]l JVl, . ^erth^lle.t se fonde : j"". sur œ quel)^j>qrti0nsde terrain^ où. l'on tro^vçi.d^ incrustation&^eJQude .^rbpnatée

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DE MINÉRALOGIE. au

Sels sont associés en proportion sensible condennent toujours une quantité considérable de chaux carbonatée, et, de plus, sont chargés d'humidité. A l'yard des terrains trop siliceux, on n'y observe aucun sel, parce que les eaux de pluie ont sans doute entraîné avec elles tout ce qui était soluble.

On conçoit, d'après ce qui vient d'être dit, que la soude carbonatée d'Egypte doit toujours être plus ou moins mélangée de soude muriatée, d'où résulte une grande variation dans les qualités des différentes parties de ce sel, qui est d'autant plus précieux pour le commerce qu'il approche davantage de l'état de pureté.

De Born dit que les plaines de Debreczin, en Hongrie, fournissent une grande quantité de soude carbonatée sous la forme d'une efflorescence répandue à la surface de la terre (*). On le trouve en Chine à l'état concret; il existe aussi, en divers autres endroits de l'Europe, dans les lacs et les eaux minérales. Il tapisse quelquefois les parois des murailles, et dans cet état on l'a confondu avec le salpêtre de houssage. On a donné le nom d'àphronatron au même sel mélangé de matière calcaire.

On retrouve la soude carbonatée dans les cendres de plusieurs végétaux, mais avec excès de base, particulièrement dans celles des plaintes qui ap- I — ——1— — ^— — ^— ^^—1— — .— 1 1 1 1 II — — ■—

(*) Catal. , t. II , p. 69.

partiennent au saîsola et au salicornia de Linnseus. On distingue panni les premières le saîsola soda ainsi que le saîsola sativa, d'où provient la soude d'Alicante (*), qui est très estimée.

On a regardé la soude carbonatée , pendant longtemps , comme un simple alkali , c'est-à-dire comme n'étant autre chose que la soude à l'état de purefté, parce qu'on lui avait reconnu plusieurs propriétés des alkalis, entre autres celle de verdir le sirop de violettes ; mais il est bien prouvé aujourd'hui que la soude y est combinée avec l'acide carbonique; et c'est à la présence de cet acide qu'est due l'effervescence que produit, dans l'acide îiitrique , le sel dont il s'agit.

La facilité avec laquelle la soude carbonatée entre en fusion , l'a fait adopter de préférence dans beaucoup de verreries , pour la mêler au sable qui forme la base du verre; mais l'usage le plus intéressant de ce sel est de concourir, avec l'huile d'olive et la chau:s, à la composition du savon solide. La chaux n'est employée ici que polir enlever à la soiide l'acide qui la neutralise, et amener cet alkali au degré de pureté nécessaire pour qu'il puisse agir sur l'huile et s'unir intimement avec elle (**).

( j Mém. de l'Acad. des Sciences, an 1715^ p. i4.

(**) Voyez le rapport sur la fabrication des savons^ etc. ttémoires et Obsery. de Chimie, de B. ' Pelletier , t. II, p. a49 et suiy.

DE MINÉRALOGIE. ai5

Il parait , par jplusieurs passages des anciens y cpie la soude carbonatée était le sel qu'ils nonuuaient nitrum et natrum. Tacite dit qu'on raôiassait, de son temps, sur les bords du fleuve Belus, un sable qui, mêlé avec le nitrum, produisait du verre par la coction (*). Selon Pline, on trouvait le nitrum dans des lacs; FEgypte surtout en fournissait abondamment, mais d'une couleur grise, et mêlé de parties pierreuses (**). Ce sel était d'un grand usage dans le même pays pour saler les cadavres avant de les embaumer (***).

Les anciens attribuaient une grande vertu fécondante à leur nitrum. Virgile dit qu'il a vu les cultivateurs arroser les semences des légumes avec de l'eau nitrée et du marc d'huile, avant de les «onfier à la terre, afin que les graines prissent plus d'accroissement dans leurs enveloppes (****).

La soude carbonatée est regardée comme apéritive, et facilitant le dégorgement des viscères abdominaux , et du foie en particulier. Elle fait^a base des eaux de Vichy , qui , en outre , contiennent

(*) Histor, j 1. V, e. 5.

{**) Hkt. nat , 1. XXXI , c. lo.

(*^) Hérodote,!. II, c 85.

(*^ ^ *) Semina vidi equidem multos medieare serentes , Et nitro priât e^ nif^rd perfundere amurcd , Grandîor ut fœtus siliqnis fallaeibus esset.

GioRG' f h ïf Tcn 193 et inir.

ai4 TRAITÉ

quoique chaudes, du gaz acide carbonique à leur siource. Le même sel , dissous dans l'eau surchargée d'acide carbonique , a été vanté par Ingenhouse , comme très utile dans les affections calculeuses des reins (*).

CINQUIÈME ESPÈCE

SOUDE NITRATÉE«

NITRS CUBIQUe DE l'aNCIENNE Um&RALOQlB , ZUTBATB DE 80UD£

DBS CHIMI8TE8.

Caractères géométriques.

Forme primitive. Rhomboïde obtus dans lequel l'inclinaison de deux faces prises vers un même sommet est de io6^ i6'; l'autre est de 73*^44'- -"-^^ joints i^iaturels ont beaucoup de netteté et d'éclat ; mais il est difficile d'en obtenir de continus , à cause de la . grande fragilité du sel (**).

Caractères physiques*

Pesanteur spécifique selon Klaproth^ 2,0964- Dureté. Très tendre.

Soluble dans trois parties d'eau à la température de i5^ du thermomètre centigrade et 13^ de

(*) Article comnumiqué par IL Halle.

( ** ) Le rapport de ^ à p est celui de t/Sg à V^25.

I>E MINÉriALOGIE. 2i5

Aéaumur. L'eau chaude n'en dissout pas sensiblement davantage.

Saveur. Fraîche,'un peuamère.

Exposé sur des charbons ardens , il fuse , mais moins &cilement que la potasse nitratée.

Isolé et frotté, il acquiert une électricité résineuse très sensible.

jlnnotations.

La soude nitratée se trouve dans le district d'Atacama, près du port de Yquique , au Pérou. Suivant M. Rivero, jeune minéralogiste péruvien, qui le

premier nous a fait connaître cette substance , elle forme des couches d'une épaisseur variable et d'une étendue de plus de 5o lieues, que recouvre l'arme dont elle est mélangée dans quelques endroits. On

l'exploite avec beaucoup d'avantage.

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