‹ Traité de minéralogie. (Conseil des mines). 4 tom. [and Atlas] (volume 2)Chapitre 64 sur 118 · Oclovigésimale. MT*GG»(A*^AC'G*)A» -AJl * (fig · texte numérisé non relu

Oclovigésimale. MT*GG»(A*^AC'G*)A» -AJl * (fig

Variétés dépendantes des accidens de lumière.

a. Transparente ou translucide et colorée. Vert-' jaunâtre.

b. Chatoyante. Reflets bleuâtFes, avec une teinte

de latteui , qui semblent flotter dans Fîntérieur de

la pierre.

Formes indéterminables.

Granuliforme.

Annotations.

La plupart des naturalistes se sont bornés à indiquer , d'une manière gënërale , les pays d^oà Ton tirait les çymopbanes , tels que Je Bré^ et Vue de Geylan {^) ; «Kai$ tuy^e^ ignorons dans quelles parties

(*) On avait conjecturé qu*il en existait près de Nertscl^nsk en Sibérie.

SoH TRAITÉ

de CCS contrées elles ont été produites , et quelles sont les substances qui leur y servent d'enveloppe ou de support. >

J'ai acquis, par rapport à un autre gissement de la eymophane, des connaissances plus précises, à l'aide d'un morceau qui m'a été envoyé par M. Bruce, savant très distingué , et professeur de Minéralogie à New^- ¥ 1|^ork. C'était un fragment d'une xoche qui se trouve dans le Connecticut, et qui renferme des cristaux translucides d'un jaune verdâtre , que je reconnus pour être des cymophanes. La roche qui leur sert de gangue est composée de feldspath blanc , de quarz gris , de talc blanchâtre, en très petite quantité, et de grenats émarginés, où les faces primitives sont si peu sensibles que l'on serait tenté de rapporter ces grenats à la variété trapézoïdale. Cette roche pourrait être associée à la variété de granité qui contient accidentellement des grenats , si l'on adoptait une opinion que certaines observations semblent favoriser, savoir , que le mica et le talc sont des modifications d'une même espèce de minéral ; mais si l'on s'en tenait à la distinction admise jusqu'ici entre ces deux minéraux, et qui est d'ailleurs plus conforme aux résultats de l'analyse , et si la roche dont il s'agit constituait des masses assez considérables pour mériter une place dans la méthode géologique , elle y formerait une nouvelle espèce, à laquelle il faudrait donner un nom particuli^.

Ayant détaché quelques-uns des cristaux dont j'ai

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parlé, pour les soumettre aux expériences propres à en développer les caractères, j'ai trouvé d'abord qu'ils avaient sensiblement la même dureté et la même pesanteur spécifique que la cymophane. De plus, en observant leurs fragmens à la lumière , j'y ai reconnu trois joints perpendiculaires l'im sm* l'autre. Enfin , l'observation des formes cristallines m'a offert une nouvelle variété de cymophane, à laquelle )'ai donné le nom de dioctaèdre. Elle diffère de la cymophane annulaire (fig. 33) par l'absence des faces £, et en

ce que les faces o^ o^ qui résultent de la loi A^TA , sont remplacées par d'autres tsLcesf,f, (fig. 32), dont l'exposant est la moitié du précédent.

La cymophane des Etats-Unis le cède de beaucoup à celle du Brésil, par les qualités qui rendent une pierre propre à être taillée pour l^omement, cdmme la transparence, l'éclat et l'agrément de la couleur. Elle ne pourrait passer dans le commerce qu'autant qu'on en trouverait des cristaux doués de ce genre de perfection , qui a fait donner à la cymophane duBrésU, par les lapidaires, le nom de chryso^ lite orientale.

La cymophane des Etats-Unis a d'abord été prise pour une variété de corindon. Effectivement, elle se rapproche de ce minéral par sa dureté, par sa pesanteur spécifique , et même par le résultat de son anar lyse, qui a donné environ 7a parties d'alumine sur 100, avec 18 de silice, et 6 de chaux. Il y a des co-

Sio TRAITÉ

xindoDs qui ont fourni ^4 d^alumine et 7 de silice* Or on peut citer nombre d'exemples de différences eoGore plus grandes , f elatîîvemént à des analysés faites sur des minéraux dont l'identité est d'ailleurs démontrée.

J'ajoute que si l'on ti'y regardait pas de près<, on jpourrait trouver dans l'observation même des formes cristallinéB^ les indices d'un rapprodhemeixt entre les deux e^èces. La dymopbaneèe^pilrésente, comme le corindon, so^s la forme d'un p:éisàie li^imèdre réguli^; mais, dans le corindon, tous les pans sont i^cqndaires, et dans laçymophane il n'y en a que qiiâtre qui soient dans ce cas 3 les deux autres sont primitifs.

Oe plus j Finddence de M sur/*, dans la i^ariété dtïocïaédre (fig. Sa), et qui est de 117^ 36', établit unéùpÙYelle relation entre la cristallisation de^ deux substances. Dans la variété de corindoA nommée dddiiii^ej et qui est représentée fig. 1 19, pi. 4^, si l'on Eût abstraction des faces P, on aura un prisme béxàëdre régulier, dont les arêtes automr des bases serônt remplacées par des facettes r, r. Oi: l'inclittai^om de ces facettes sur les bases o est de iigt^ i3', c'est-àdîré qu'elle n'excède que de i^ 17' l'incidence dejT sîir M (fîg. 82). A la vérité, les facettes r, r (%. 1 1,9), sont a^ nombre de six dans le corindon , tances qwe dans la cymophane (jfîg. Sa), les facettes fy seulement, au nombre de quatre, se trouvent séparées

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pat les facettes s^ dont les inclinaisons sont différentes. Mais si au décroissement *G G* , qui donne les facet-

tes 5, on substitue le décroissement ^GG», qui n est pas hors des limites entre lesquelles sont renfermées les lois de la structure, les faces qui en naîtront seront inclinées sur M, précisément de la même quantité que les faces jf , jf , c'est-à^ire de 117** 66' ; et en rétablissant les faces i, ide la variété anâmorpliique, on aurait un solide, que l'on pourrait considérer comme un prisme hexaèdre * régulier , dont les feees M, qui représenteraient les bases, seraient entourées de six facettes obliques , inclinées de la même quantité que les facettes correspondantes sur le coirihdôn soustractif, avec utie différence assez légère ^ur échapper au gonycfmètre, sur des cristaux dluft aiissi petit volume que le sont ordinairOTieïit cetrx qtii appartiennent au corindon et 'â la cymOphâhe. Ainsi la comparaison des fôrmdi 'iîHstâlRnês rèlS^ tîvés aux deux substanxjes , peiit étVé pl'ésëîiiîée sôiis tm point <îe vue d'autant plm séffcSsaitit , quélès ifaiCH tifs qu'il semblerait offrir de leur rappfochèiîi^ritf;' serraient coîtformtés àfftxiiîdïcations de ïîî fiesàntîéàrspéciiîque et de la dureté, caractères dbiit Ik î^irîcm. ■avec celui qui se tire de la fbnfre,* avait para 'sî décide à Rome de l'isle, qtf^ it cbMpôse tin ottvrage particulier (^)j dont le but est de ptowerqiï'îl n'existe

(*) Des Caractères extérieurs des niînéjcauxrï'arîii, i/^'î*

i/-i ;.■ ■ : ■'♦.A.* '..; ïCilsi

3i2 TRAITÉ

point dans la nature deux substances intrinsèquement diflérentes, qui aient à la fois la même forme cristalline, la même pesanteur spécifique, et la même dureté.

Mais les analogies que nous venons de remarquer ne sont qu'accidentelles, et disparaissent devant les contrastas que la loi de symétrie oppose au rapprochement des .formes. Les faces Sj « de la variété dïoctaèdrc ont des inclinaisons différentes sur les hexagones M (fig. Sa), de celles des faces y, f^ Cette diversité d'inclinaisons suppose nécessairement .celle des parties sur lesquelles agissent les déoroissemens qui donnent ces faces; et en effet les unes spnt produites. par un déçroissement sur les bords h^pérsLUX G de la forme primitive, tandis que les autres résultent d'un déçroissement sur les angles A. Dans la corindon additif, au contraire , toutes les faces r 30nt inclinées de la même quantité sur l'h,ex.agpne p, par une suite de la similitude avec laquelle agissent ijiécessairement les lois de décroissèment^ ^quir produisent ces faces.

Ainsi, indépendamment des ]:ésultats de la diviî^on naécaniqùe , qui .donne pour la forme primitive du corindon un rhomboïde, et pour celle de la cymophane im parallélépipède rectangle, on peut démontrer, d'après la seule loi de symétrie, que les formes des deux substances sont irréductibles l'une dws l'autce, et incompatibles dans un même système de cristallisation «

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SECONDE ESPÈCE

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