SILICE COMBINÉE AVEC L'ALUMINE
PREMIÈRE ESPÈCE-
CYMOPHAIŒ.
( Chrysobéryll j W. )
Caractères spécifiques.
Caractère géométrique» Forme primitive (fig. 3o,' pi. jSo). Prisme droit rectangulaire dans lequel le rapport des côtés C, B, G est celui des nombres
V6, v/3 et v/2. Lés joints parallèles à T sont plus sensible que ceux qui ont lieu dans le sens de M.
3o4 TRAITÉ
Molëcule intégrante, id.
Cassure transversale, conchoide, tantôt inhale et presque sans ëclat , tantôt l^èrement vitreuse.
Caractères pJ^siques. Pesant, spécif. , 8,796.
Dureté. Rayant fortement le quarz.
Réfraction. Double à un degré moyen.
Couleur. Jaune-verdâtre. Une partie des cristaux ont des reflets d^un blanc laiteux , mêlé de bleuâtre.
Caractère chimique. Infusible.
Analyse par Klaproth :
Aliunine • ^5^5
Chaux 6,0
Silice ••'••• 18,0
Oxide de fer. t,5
Perte. 3,o
Caractère d^éîimination.
Ses indications, dans le corindon hyalin vertjaunâtre. Il se divise très nettement dans un sens parallèle à la base de son prisme; les divisions les plus apparentes de la cymophane sont parallèles à deux faces latérales opposées. Le corindon est plus dur, et sa pesanteur spécifique plus considérable dans le rapport d'environ 8 à 7.
Dans Vémeraùde vert- jaunâtre. Elle se divise parallèlement à ses six patis et à ses bases ; sa pesah-
DE MINÉRALOGIE. 3o6
leur spécifique est moindre dans le rapport d'environ 3 à 4-
Dans la chaux phosphatée, connue sous le nom de chrjfsolite, comparée aux variétés informes de cymophane. Celle-ci raie fortement le quarz, et la chrysolite ne raie pas même le verre. La pesanteur spécifique de la cymophane est plus grande r& dans le rapport d'environ 5 à 4- '
Dans la topaze jaune-verdâtre. La cymophane n'est point électrique par la chaleur comme la plupart des topazes; elle est sensiblement plus dure et plus pesante; ses divisions parallèlement à l'axe de ses cristaux sont beaucoup moins nettes que dans la topaze, où elles se font d'ailleurs perpendiculairement à l'axe.
Dans les morceaux taillés de diverses substances comparées à des variétés de cymophane, qui ont subi le même travail. Cette comparaison peut avoir lieu, i". entre le feldspath dit pierre de lune ^ et la cymophane, taillés tous deux en cabochon. Le feldspath est moins pesant dans le rapport d'environ 5 à 7 ; il s'électrise difficilement par le frottement, et la cymophane avec beaucoup de facilité. 2*. Entre le corindon vert-jaunâtre et la cymophane dite chrysolite orientale. Voyez plus haut l'indication des différences. 3**. Entre le zircon jaune-verdâtre dit jargon de Geylan, et la même. L'éclat du zircon tire sur l'adamantin; sa double réfraction est beaucoup plus forte, et sa pesanteur
MiNÉR. T. H. 20
3oC TRAITÉ
spécifique plus considérable dans le rapport de 8 a 7. 4°. Entre le péridot vert-jaunâtre et la même. Le premier ne raie pas le cristal de roche; il agit sensiblement sur l'aiguille aimantée. S"*. Ënlre la tourmaline jaime-verdâtre et la même. Celle-ci n'est point électrique par la chaleur comme la tourma- ; line; sa pesanteur spécifique est plus grande dans 1« rapport d'environ 6 k S.
VARIÉTÉS
FORMES DÊTERMINABLES.
Quantités composantes des signes représentatifs. PMTB^GG' A^ -A A4 1 AG^ 4G(A^ ^AC'G»).
PMTi « o / , n
Combinaisons trois à trois.
\ Crmophane anamorphique. IHTB (fig. 3 1 ).
MT i
Quatre à quatre.