‹ Traité de minéralogie. (Conseil des mines). 4 tom. [and Atlas] (volume 2)Chapitre 7 sur 118 · Anamorphique: *H*AEBP (fig · texte numérisé non relu

Anamorphique: *H*AEBP (fig

ê d o zP

Sous-iKiriétés dépendantes des accidens de lumière.

Incolore, blanchâtre, bleuâtre.

Formes indéterminables.

Laminaire. Blâttriger Cœlestin, W.»

36 TftAÎTÉ

Aciculdire. Ses aiguilles tapissent les parois des fentes que le retrait produit par le dessèchement. a bccâsiôntiëes dans la strôntiâhe sulfatée compacte de Montmartre.

Fibreuse conjointe,

Fibro-laminaire,

APPENDICE

Strontiane sulfatée calcarifère.

a. Ovoïde comprimée^

b. Pseudomorphique , en chaux sulfatée lenticulaire. Les cavités qui lui ôût àervi de moule avaient été d'abord occupées par des leoitilles de chaux sulfatée , ijui ont été détruites, et ont laissé le inôtde vîdé.

c. Massive. Compacte ou terreuse.

Relations géologiques.

La strontiane sulfatée n'a point de rang, non plus que la baryte"^ sulfalée , paxtaâ W substances qui par elles-mêmes cforistituent des roches; mais elle diffère de la baryte sulfatée à plusieurs égards pài" ^a îmàniête d^étré géoîogïqîie. iGtle entre comme composant dans l'espècç de rpche que j'ai nommée xérasite y l'une de celles que les Neptuniens appellent amygflaloïdes n ba,s^ de grumtein de transition, et que les volcanistes regardent comme voisines des basaltes par leu?* form^jiçp et leur nature. Cette roche se trouve à Montecchio Maggiore dans

DE MIAÉHALOGIE. 2;

Iç Vicentia. Une partie de* noyaux qu'elle enveloppe est composée de strontianc sulfatée laminaire d'une couleur bleue; d'autres noyaux sont formés d'analcime blanc et d'analcime rougeâtre dit sarcolite.

La strontiane sulfatée , considérée dans ses autres gissemens, s'associe à des substances de seconde formation, qui sont au nombre des roches proprement dites. Celle de Sicile qui offre les plus belles cristallisations que l'on connaisse de ce minéral, se trouve dans les cavités des bancs de soufre qui alternent avec des bancs de chaux sulfatée. Dans plusieurs endroits» l'argile sert de gangue à la strontiane sulfatée, comme à Bristol, dans le Devonshire, en Angleterre, où l'on rencontre la variété laminaire dans une argile ferrugineuse, qui devient altérable lorsqu'on l'a chauffée y en France , aux environs de Toul^ département de la Meurthe, où la variété 6breuse fonw des couches minces dans l'argile glaiite^ à Montmartre, prè^ de Paris, où la même substance se trouve en masses ovoïdes aplaties, et e^ rognons ei;igagés dans une marne qui sépare des bancs de chaux sulfatée. C'est encore dans nne pierre ^3La|:neuse que l'on rencontre la vmété laipir^air^ à Fassa, dans le Tirol, et prè^ d'Ardu fyi?i. Suisse, où elle est accompagnée de petits cristaux 4^ chaux carbonatée métastatiquç. {ja EPiéma asspçiatipjçi. 9, liçu pî.:ès dç Bany enj Bavière.

U<^ ajilii^e KQcl^iÇ^ qu'accompagne en plusieurs

]ieux la strontiane sulfatée, est la chaux carbonatée compacte. On en a un exemple à Bougival , près de Saint-Germain-en-Laye , où la strontiane sulfatée se présente sous la forme de la variété apotoine. La dioxynite d'un beau bleu-céleste a été trouvée à Mëudon , sur les pierres à fusil , que je nomme quarz-agaihe jyyromaque, et qui sont engagées dans la craie. Quelquefois aussi ses cristaux reposent immédiatement sur cette dernière.

Annotations.

Parmi toutes les variétés de strontiane sulfatée^ celle de Pensylvanie en masses fibreuses a été d'abord la seule dont on ait fait tme espèce particulière sous le nom de cœlestîn^ depuis que Klaproth y eut reconnu la présence de la strontiane. EQé avait été rangée auparavant dans l'espèce de la baryte sulfatée , et l'on avait de même rapporté à cette espèce les autres variétés, et en particulier celles qui présentaient des formes régulières. Les beaux groupes de Sicile, surtout , figuraient dans toutes les collections parmi ceux de l'autre substance.

Ce qui est arrivé depuis, relativement à ces cristaux de Sicile, a fourni une nouvelle preuve que les productions de la nature, qui offrent souvent des contrastes si marqués, à l'aide desi^uels il est facile de les discerner les unes des autres, cachent aussi quelquefois des différences réelles sous des' nuances

DE MmÉRALOGlE. 39

û légères , que ce n'est que par un travail opiniâtre que Ton parvient à leur arracher , pour ainsi dire , leurs caractères distinctiâ.

Ce fut après avoir mesuré un grand nombre de fois les angles des cristaux de Sicile^ que je m'aperçus que l'angle obtus de leur forme primitive était plus ouvert d'environ 3^ ^ que dans les spaths pesans d'Angleterre et de Roya. Les cristaux que j'ayai» alors entre les mains étaient si nettement prononcés ^ qu'il n'y avait pas moyen de douter que la différence ne fût réelle. Je ne savais à quoî l'attribuer; et plusieurs fois on m'avait entendu témoigner, dans mes leçons à l'Ëcole des Mines et ailleurs, l'embarras où elle me jetait. Je ne pouvais supposer que cette différence fût l'effet de quelque variation dans les angles de la molécule intégrante ; une pareille hypothèse eût sapé la théorie par le fondement. D'une autre part, j'étais loin de soupçonner que les cristaux dont il s'agit n'apparte-* naient pas au spath pesant, mais à quelque substance d'une autre nature. Ces cristaux étaient regardés parmi nous si unanimement comme des spaths pesans , que la Chimie aurait paru avoir dx:oit de se plaindre de ce que la Cristallographie cherchait à ]a calomnier pour se justifier à ses dépens. Dans cette incertitude , j'avais résolu d'annoncer la différence dont il s'agit dans l'article de la baryte sulfatée , destiné pour mon Traité .auquel je travaillais alors, et d'avouer franchement que c'était

éQ TBAITÉ

une espèce d'anomalie à laquelle je ne voyais ati^ cune explication. Je m'occupais de cet article, quand M. Gillet-Laumont, alors meunbre du Conseil des mines, vint m'apprendre que mon collègue M. Yauquelin avant analysé des cristaux de Sicile y que Dolomieu lui avait remis , et qui étaient précisément de ceux qui faisaient l'objet de la difficulté, avait reconnu qu'ils appaitenaient à la strontiane sulfatée. J'avoue que ce fut pour moi un moment agréable que celui où je vis cette difficulté, qui semblait d'abord combattre la âiéorie, fournir au contraire une preuve de plus en sa faveur.

On sait , au reste , que la strontiane est si voisine de la baryte par ses propriétés, que, pendant longteiiips, les plus habiles chimistes ont dopté si c'étaient deux terres différentes; et il semble que la cristallisation , en travaillant sur les substances composées de ces terres fivec un même acide, ait voulu représenter, par l'analogie des formes, oelle de$ principes ccmstituans. C'est presque le même noyau de part et d'autre, et plusieurs des fermés que présentent les deux substances offrent des ressem-:blances capables de tromper l'œil le plus exercé. Il n'y a que le goniomètre qui puisse indiquer les difiPérences réeUes qui existent entre ces cristaux^ et encore sont-elles légère^ en général. La plus grande est celle que donne l'angle primitif : c*est comme la boussole quHl ne faut pas perdre de vue y si Pon veut éviter de s'^arer. Ainsi, à l'exception

DE MINÉRALOGIE. «i

de la différence donnée par cet angle primitif, on n'a plus que des nuances ou des caractères individuels pour éviter la méprise ; et il eut été bien difficile, en faisant absti*action de la division mécanique, de se refuser à un rapprochement que des traits de ressemblance si nombreux et ^i marqués semblaient solliciter.

On pouvait en obtenir un a^sez séduisant en supposant que, dans les cristaux de strontiane sulfatée , les faces latérales primitives fussent les faces d, d (%. 86, 87 et 88), qui font entre elles un angle de 98^ f , sensiblement égal à l'incidence mutueUe des faces correspondantes sur le noyau de la baryte sulfatée.

Pour mieux juger de sa précision , substituons ce dernier noyau à celui de la strontiane sulfatée, et donnons-lui la position indiquée par la figure 90, où l'on vqit que l'angle aigu E se présente en avant (^). Choisissons maintenant la variété entourée qui renferme toutes les autres, et disposons-la connue on le voit figure 91, de manière que les faces M, M, les mêmes qui sont marquées d, d (fig. 88), soient parallèles à M, M (frg. 90). Dans ce cas, t (fig. 91) représentera M (fiij. 88), et /

(*) Cet angle paraît ici obtus ^ par une suite de la position sous laquelle le prisme a été projeté, etjfqui»^ été choisie de préférence, parce qu'il en résulte^un aspect plus fi^TOr^Ie^ rffeUvewçiit à h, figure] 91, qi^i en d^peiid.

4!i TRAITÉ

(fig. 91) représentera P (fig. 88). Quant aux faces o, z (fig. 91), nous leur conservons leurs lettres indicatives, parce qu'elles n^ sont parallèles à aucunes faces primitives. Cela posé, le signe du cristal rapporté au noyau (fig. 90) deviendra

M(ÉB'B')È'H'Â.

Le tableau suivant fera connaître les mesures d'angles relatives aux deux hypothèses.

Darts f hypothèse de la Dans V hypothèse de la

strontiane sulfatée., baryte sidfatèe.

Incidence de M sur M 78^28' 78^28'

de t sur t io4 48 io5 49

de « sur t i54 6 i53 67

de o sur o 102 58 101 58.

On voit que les diflFérences entre les angles donnés par les deux hypoUièses ne vont pas au-delà d'un degré, et que celle qui appartient à la troisième n'est que de 9'. Or, quoique ces différences résultent de mesures prises avec beaucoup de soin sur des cristaux d'une forme très nette , il est possible, après tout, qu'une erreur due à l'observation en produise de semblables. Mais la division mécanique s'oppose au rapprochement que nous venons d'indiquer ; car je n'ai pu apercevoir de joints latéraux^ situés parallèlement aux faces d^ d (fig. 88); maïs il y en a de sensibles qui sont parallèles aux faces M, M, dont l'inclinaison , ainsi que je l'ai dit,

est plus forte que celle des feces analogues dans la baryte sulfatée d'environ 3^-^, c'est-à-dire, d'une quantité facile à apprécier. De plus , les coupes parallèles à P sont beaucoup plus nettes que celles qui sous-divisent la forme primitive en quatre prismes triangulaires. Or, elles devraient avoir , au contraire , peu de netteté dans l'hypothèse représen-* tée figure 9 1 , où les faces / qui leur correspondent seraient parallèles au plan qui passe par les grandes diagonales des bases du noyau.

Nous sommes donc fondés aujourd'hui à tracer une limite entre les substances qui présentent ces différences; mais il faut convenir que c'était une erreur bien excusable que celle qui a fait confondre pendant si long-temps deux espèces dont la séparation tenait à des nuances si déliées. La Géométrie, à qui rien n'échappe, pouvait seule trouver l'endroit où la nature a attaché la marque distinctive qui devait empêcher ici de prendre l'une pour l'autre.

SEœNDE ESPÈCE.

STRONTIANE CARBONATÉE.

CARBONATE DE STRONTIAIfE DES CHISCI8TS8.

( Strontianit j W. )

Caractères spécifiques.

Caractères géométriques. Forme primitive ; rhomboïde obtus ( fig. 92 ) dans lequel l'incidence

de deux faces situées ver$ un même ^mmet e$t de 99*^35' (*). Ce rhomboïde est dans le même ca» que celui de la baryte carbouatée, c'est-à-dire que chacun des petits rhomboïdes dont il est l'assemblage est composé d'un dodécaèdre bipyramidal, et de six vacuoles de figure tétraèdre. Le dodécaèdre à son tour peut être sous-divisé par des coupes prises sur ses arêtes obliques , et qui passent par le centre y en six tétraèdres qui représentent les molécules intégrantes. La molécule soustractive est un rhomboïde semblable à la form^ primitive.

Caractères physiques.

Pesant spécif. 3,65.

Dureté. Rayant la chWx carbonatée. Rayée par la chaux fluatée.

'Phosphorescence. Sa poussière, jetée sur un charbon ardent, luit dans l'obscurité.

Caractères chimiques. Fusible au chalumeau en répandant une belle lueur purpurine. Soluble avec eflPervescence dans l'acide nitrique. 11 arrive souvent que sa dissolution dans l'acide nitrique. s,'fliirréte après quelques instans. Pgyr qu'elle s'achève, il faut ajouter de l'eau à l'acide. Si l'on plonge lui papier dans

(^) Le rapport entre le^ demî^âiagspalask ^ e^ p est de A a V^'5.

la même dissolution , et qu'après Favoir laissé sécher on l'allume, on le voit brûler en répandant une flamme purpurine.

On peut observer cette flamme à l'aide d'une expérience plus èxpéditive, et dont l'eflTet est plus durable. Pour cela , on fait dissoudre la strontiane t^arbonatée dans l'acide dont on a rempli à peu près jusqu'aux deux tiers une petite cuiller de platine. La dissolution étant terminée ^ on achève de remplir la cuiller avec de Falcohol, et on mêlé le tout en agitant la liqueur au moyen d'un petit morceau de bois aminci par le "bout i Gela fait, on porte un papiftr enflammé sur la liqueur qui s'allume à l'instant en répandant une flamme qui n'a d'abord que la couleur bleuâtre de celle de l'alcohol , mais qui bientôt se colore en rouge pourpré par l'action de la strontiane. XW»\- ^\ ■^.••'. .V. r. . ■ \.:'

On a beaucoup vanté ce caractère , comme étant particulier à la strontiane carbbnatée: mais il a lieu aussi pour 1 arragonife, et je .1 ai retrouvé dans la chaur carbbaati^f C^'i'peM in^àimioifiâ coïitiâUëi^ de l'adopter comme auxiliaire, parce que sa réunion avec un autre, téue ^è là ]p'eàraiteur spécifique ^ peut servir à faire distinguer la strontiane carbonatée:

Analyse par P^UetiiEu:. ( Jouriiâl des. MioMV n* ai| p. 46.)

Strontiari^iV. » • . • • S • . 6±

. AiÇ^e CàpJc^OpiiqUCLrè'i. é • >âp.:: :

Par Klaproth (Beyt., t. I, p. 270.) :

Strontiane. • • 69,5

Acide carbonique. . • • • 3o Eau 0,5

VARIETES

FORMES INDÉTERMINABLES

Quantités composantes des signes représentatifs.

> Sf

VAeeee.

P Ô nhkl

Combinaisons deux à deux.

I. Prismatique. ^A (fig. gS) : cette forme est celle des cristaux d'Angleterre. Elle très rare.

■'tjli >..tV.

Quatre à quatre^

ti'' Annulaire. éVeA (iSg; 94) : partni les facettes

riPko

qui remplacent les arêtes, au contour: dej la base du prisme , trois sont primitives y et lés tiiois autres résultent d'un dççxoTssementdont Teffet, s'il attei-

gnsât sa limite, serait de produire un rhomboïde semblable au noyau. Des' environs de Saizboui^.

Six d six.

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