Bisarmulaire, ee^eh. (fig. g5) : dans cette
vanété, les arêtes au contour de la base sont remplacées par deux rangées de &cettes situées l'une au-dessus de l'autre. Celles de la rangée supérieure sont les mêmes que dans la variété précédente. Celles de la rangée inférieure sont aussi dans deux cas différens; trois d'entre elles, qui répondent aux faces du noyau , résultent d'un décroissement sur ses angles inférieurs par trois rangées en largeur, analogue à celui qui donne la variété de chaux carbonatée qui porte le nom de coiUrastante. Les trois autres qui ont des inclinaisons égales à celles des précédentes, résultent d'un décroissement mixte, qui, ayant lieu par sept rangées en largeur et par cinq en hauteur^ produit des faces qui se rejett^it du côté opposé à l'angle sur lequel nait ce décroissement. La Cristallographie offre divers exemples de ces problèmes à double solution , qui donnent la répétition d'un méime résultat , en vertu de deux lois différentes de décroissement. L'une des deux lois étant connue , une formule indique l'autre. ( Voyez Traité de Cristallographie, t. I, p. 373.)
Formes indéterminables.
Aciculaire libre. De Btàiînsdorf en Saxe.
a. Eclatante. Regardée d'abord comme mie vanité d'arragonite. Nouveau Bulletm dç8 Sci6âce& de la Société^ Philomatiqae , tom. I, p. 89.
jéciculaire canjùinte.
'Aciculaire rCÊdiée.
'^Striée^ -./'■-: ; : Accidéns dé lumière.
BlaïichâitQ^ grkâti^y yerdâti^;
Àij*. • * > • "
Annùtâtk^:
-La Hlrèhti^è catrbéiïâtéè a ëté déèoii verte en fiédâi^ pi4s^ Sh'éntiftn, dcmt lé nom à été dbhlië à te «éftfe' fjttî §ert d'ébâife à ce inînérial: Elle y acoom^ "pnptii un nion' situé dans ixïi gneiss qui rinfertilë 8tt^^kttib stiMlité, du fSf istîlfuré, de la Bafjrté e*rt)éna^êy de là chàttx darbonatée et de là^stilbite. Oh à trouvé dë^uià là même substance pfèi dé Bir^att»aotf^en Sàiè, sôùs la forme d'^tnlled éclà-^ tèâiër.' J^ëe {i6$sèâe MA échahtlllbti <^ éîle e«t ÀidëdWjplâgriée dé criivl^ pyriteul irisé; mais j'îjgnTcttiô dàiiè (juéHé ci{)éce de tbciie sont engagés les groupes de Cc^ aiguillés.
DE MINÊtlAliOGIE. 4»
Je n'ai no» plus aucune coonaîssanGe précise s«r le gissement des cristaux qui ont été découveriB (en 1816) dans les envircms de Salzbourg, et qui, étant les premiers qui se soient c^Eerts sous nsf forme prononeée, m'ont mis à portée de déterminer la fbnne primitive ei œile de ki molécule,
«Fai fait ¥oir^ en traitaoït de FanM^onite y oorabisa était peu fondée Fopinîjcin des savane qui, d'apcAe une certaine analogie d'aspcel qu^ont les crisUfOx dont je viens de parler ^vee ceux de ce minéral que IVm trouve dans le même terrain, avaient jugé fjn^ïLs leur élinent parfaitement semblables; et fai eonelu du contraste q^e l'on aperçoit au contraire entre les uns et ks autres lorsqiii'oti les compare sons le pdbit dé vue de la théorie, qu'il étai% icopossMe que la strontiane earbonatée, dont la quantité dans Farragpnite est aa plus ^ de eelle de là chaux eavbonatée, eut naprimé à cet(e dernière le caractère ^ sa popre fi>rine, ainsi que Favait pensé M; Stpomeycr.
Mais ici se présente un autre terme de comparaison qui me pari^ bien plus> digne de fîxev Fattentîon du cristalldgrapbe. On peut se r^qppeler que la barj^të stil&tée et k sln^tiané sulÊitée ont l'une et Fautre pour forme primitive uii prisme drcnt rtioinboldal, en sorte que la principale différence entre les deux formes consiste en -ce qne le grand angle du prisme de la strontiane sulfatée est plus Miner. T. II. 4
5o TRAITÉ
fort d'environ 3*^ que celui du prisme de la baryte sulfatée. ^
A l'époque où j'ai j^ublié mon Traité, je n'avais qu'une connaissance imparfaite des formes de la baryte carbonatée, et je m'étais borné à l'analogie qu'offrait la disposition de leurs faces latérales y qui me paraissaient être parallèles aux pans d'un prisme hexaèdre régulier. J'avais ajouté, dans l'article relatif à la strontiane carbonatée (*) , que jusqu'alors les observations nous manquaient pour déterminer les dimensions des deux molécules et en saisir les différences, et je terminais par cette phrase, que l'on me permettra de répéter ici : ce II serait curieux de y> savoir jusqu'à quel degré la comparaison se sou- D tient, sous ce point de vue, entre les combinai- » sons de la baryte et de la strontiane avec les » acides sulfurique et carbonique. »
Le désir que j'avais témoigné est maintenant satisfait. L'observation et la théorie nous apprennent que la baryte carbonatée et la strontiape carbonatée ont l'une et l'autre pour forme primitive un rhomboïde qui dérive d'un dodécaèdre bipyramidal. Dans celui qui appartient à la première, l'incidence de deux faces prises vers un même sommet est de 91^ 54', et dans l'autre elle est de 99^ 35, ce qui fait environ 7^ j , de différence. Ainsi la baryte et la
'ni>i «If
(*) Tome II, page 33o.
DE MINÉRALOGIE. 5i
strontiane , en échangeant Facide sulfurique contre l'acide carbonique, n'ont passé à un autre système de cristallisation que pour se présenter de nouyeau sous des traits de ressemblance capables d'en imposer encore à ceux qui ne mettraient pas dans l'étude de leurs formes cette précision qui seule peut faire apercevoir le petit intervalle qui les sépare.