Aciculaire-conjoint. Du Groenland
Annotations,
Les seuls morceaux d'hypersthène qui aient été connus pendant long-temps ont été trouvés dans l'Amérique septentrionale , sur la côte du Labrador, où ce minéral est engagé dans une sîénite , dont le feldspath est opalin. Tous les minéralc^stes se sont d^iabotd^tmformés au sentiment de Werner, qui avait
DE MI]^nE.RALOGlE. 45 1
associé ce minéral à l'amphibole, jusqu'à l'époque où j'ai publié, dans les Annales du Muséum, un Mémoire dans lequel j'ai prouvé .qu'il, constitue une espèce particulière. Cette opinion est aujQurticbui généralement adoptée , ainsi que la dénomination à^ hypersthène , à laquelle Werner seul a préféjré celle de pauliih^ dérivé de l'île de Saint- Paul, sur la cote du Labrador»
L'bypersthène a été retrouvé depuis en Angleterre, dans le comté de Cornouailles, par M. Macculocli, minéralogiste trèà distingué, et membre de la Société géologique de Londres , auquel je suis redevable des morceaux qtii sont dans ma collection. 11 a consigné sa découverte , avec les résiJtats de ses observations, dans un Mémoire très étendu , que je n'ai pas élé à portée de lire.
L'hyperstbène, dans ce nouveau gissémènt , est accompagné de feldèpalb compacte , d'une coulieur blanche ; et ces deux minéraux sont tellement entremêlés, qu'on serait tenté, au premier^ aspect, de prendre la roche qui en est composée pour lin dïorite ou un grûnstein ; mais en faisant! riiduVôîr uh morceau de cette roche à la lumière, on voit paraître', à certains endroits , l'éclat demi-métaHique qui caractérise l'hypersthène.* -^^
M. Giesecke a retrouvé l'hyperstbène aU^ Croen-^
land , où il est accompagné de feldspath et j^
grenat. . . ., ^ ^.,
La substance avec laquejUe il est le, plus facile de
45fl TRAITE
confciidre ce minéral est la diallage métalloïde. Loth <piB je décrirai celle-ci, f indiquerai les caractères qui là disângnént fortement de l'hypersthène. ' !Paâ donné au minéral dont il s'agit ce nom d'Aypetêikène j qui désigne un être dont les qualités sont en exùèa od en plus y parce qu'il possède les qualités q[ui se tirent surtout de l'éclat et de la dureté , à un plus haut degré que l'amphibole, avec lequel il a été cdtiibndu.
SECONDE ESPÈCE
DIALLAGE.
. Caractères géométriques. Forme primitive ; prisme oblique quadrangulaire (fig. 126), dans lequel la base P est perpendiculaire sur le pan M et sur son opposé Elle est inclinée sur le panT de 109^ 18' (*). lies divisions parallèles aux pans sont beaucoup plus nettes dans un sens que dans l'autre. Les plus éclatantes offrent souvent des reflets nacrés ou métal- ■ ' .'■■■ II". " '^" ■ I ■ ■ *■— ■ ■'■ ■■ Il I» Il I I
{*) Soit ohlk (fig. 127) la eo^pe transversale qui y en psoiant du point O (fig. 1^ , coupe le côté H en deux p^Ies ; elle tombera à l'extrémité / du côté opposé à G. De pluS; on aura 01 ! IH II 3 : i. Si l'on mène kn (fig. 127) perpendiculaire sur o/^^ les trois lignes ir/z, hn, on, seront ^tre èBés cotàme les nombres €0 , 45 et ^.
DE MINÉRAIX)G1E. 455
loïdes; les autres n'ont qu'un faible luisant. Le prisme se sous-diyise dans le sens des deux diagonales de sa base.
Caractères physiques. Pesant, spëcif. , 3.
Dureté. Rayant toujours la chaux carbonatfée, et quelquefois légèrement le verre.
Caractères chimiques. Fusible par l'action du chalumeau en émail gris ou verdâtre.
Analyse de la diallage verte, par Yauquelin (Antiales de Chimie, n* 38, p. 106) :
Silice • • 5o
Magnésie ». 6
AIumine^%. ••• 21
Chaux. •.«••• i3
Oxide dé fer ou de chrome i o
De la variété métalloïde dite schillerstein , par Heyer (Broch.Tr. de Min., t, I, p. 4^2)-
Silice 52
Alumine a3,33.
Chaux .• • • • . • • • • • 7
Magnésie 6
Fer ...*.i 17,5
io5,83.
De la même, par Drappier (Journal cte Fbynquej^ t. LXII,p. 48):
45i TRAITÉ
Silice Al
Magnésie 39
Fer oxidé i4
Alumine • • 3
Chaux. • • • 1
Eau. • • • 10
Perte. . . • j • . .^. . i
De la variété nommée hronzite^ par Klaproth (Journal des Mines, n* 182, p. 438) :
Fer oxidé • » • 20,5
Eau • • . . 0,5
Perte i,5
VARIÉTÉS
Formes détermînables.