Houille ôaci/Zair^ ( stangen-kohle , W. ).Elle
est composée de pièces légèrement courbes, qtie l'on
a comparées à des barres ou à des bâtons, dont elles
offrent une imitation grossière.
La série des modifications de la houille, ou des
substances qui ont de l'analogie avec elle, se prô-
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longé daps la méthode g^éologique, par d'autres ymété» moins p^r^», oi:^ qui offirwt d'une manière moms Sensible lé ^^aractère bitumkieux.
Je ¥ais çn ^ter quelfue^Hunes, que }e choisirai panai celles qui se rapportent à la houille brune (braun kol)l«)| qui est la plus diversifiée dans ses
modifîcatiaxifi.
Sa cpulieur est le noîr4)runâtre ou le brun-noirâtre. Elle prend de l'éclat ps^ la raclure.
lEj^h' se divise en plusieurs sous^yariétés.
i*. Schistoïde, gemeiner braunkcdile. Sa cassure est peu éclatante dans le sens des grandes &ces de ses feuillets^ etâaais le sens longitudinal où elle office des indices d'un tissufibc^x ; mais dans le «sens Ivansyersaly el]$ a assez d'éclat j let semble offiir des ^^s«tiges d'un tissu H^eux.
a"*. Teiaçeuse* E^nikohle, W. Erdige Inraunkohle, Karsten. Son aspeot es^ terreux, comme l'indique son nom-
£Ue se sopsr^divise en houille brune terseuse corn- «xnme 9 ;^t iiouiHie brune tenseuse aluuifè^ey aîauiMKle, W. (HleHîi est friable; son aspect est mal. Elle prend aussi de l'éclat par la raclure. Exposée au feu, éUe brûle avec flamme. Exposée à l'humkUité^ elle s'iâcbiauffe* On en iietâre de l':ali»», en la k^sivant.
3"". lîolûlle brufi^ membi^mesise. Baslartige Ipiraun kohle , ou houille brwie en forme d'écoirce ( Leonfaard). EUeforme des espaces 4e membranes filamenteuses, scnblablcs à celles qui se trou:¥ent aousl'^-
corce des arbres , et auxquelles on a donné le nom de liber. Leur surface tire sur le luisant de la soie. Elles brûlent avec une odeur fiaiy^lement bitumineuse, et laissent pour résidu une cendre légère*
4"*. Houille brune lignilbnne ; on a donné k eelle*ci le nom de bois bitumineux^ ( Bituminôses holz) ou de lignite. Son nom seul indique qu'on la regarde Comme devant son origine à des débris d'arbi» qui pendsoit leur séjour dans le sein de la terre y ont passé à un nouvel état, où ils s(mt plus ou moins impi^gnés delâtume, en 'même temps qu'ils oonsensent des traces plus on moins apparentes du itis&UiOrgpHBique.
Le bois bitummeux a un certain éclat danft sa cassure fMrincipalé , et plus encore à quelques endisoits de sa eassuE» trttisversale ; mais ces caractères aont sujets à varier. Cebsi qui se tire de FaspectiuisaAtde fa e<Ki{>e transversfde est le plus -eonstanl.
Annotations.
La houille dont les dépôts immenses enfouis dans le sein de la terre, offrent à l'homme de si puissantes ressources pour économiser les bois qui naiss^Eit à la surface , et suppléer à la lenteur de leur accroissement, est en même temps une des substances qui ait le plus fixé l'attention ides géologues, soit pair l'importance, soit même par la singularité des 'finis qu'elle ofi&e à leur observation.
Quoique tous les caractères de la houille indiquent que sa production a été postérieure à celle des mon-
tagnes primilives , les/endroits où on la trouve sont souvent environnés de ces montagnes. Mais il eu existe aussi au milieu des terrains secondaires, et même dans les terrains d'alluvion; c'est ce qui a engagé Wemer à distinguer plusieurs formations de la houille. Pour me conformer encore ici au plan que je me suis tracé , et qui est assorti à ma méthode géologique^ je rapporterai ici les diverses manières d'être de la. houille à ses associations avec des substances d'une nature différente.
. La première nous présente la- houille disposée par couches entre des lits de pierres, dont, les unes sont des espèces de grès composés des détritus de roches plus anciennes, et les autres des schistes secondaires, dans lesquels la réunion des molécules a été , au moins en partie, l'effet d'une opération mécanique. Du nombre des premières est l'espèce d'aggrégat que l'on nomme communément grès des houillères , et que j'ai appelé TJiétaxyte, c'est-à-dire situé entre deux y intermédiaire^ parce qu'il s'interpose entre les couches de houille. Il est composé de grains de diverses natures , avec abondance de mica ; son tissu est souvent feuilleté.
Les schistes grossiers ( schieferthon ) qui accompagnent la houille, et qui ordinairement forment la partie que l'on appelle le toit et celle qu'on appelle le mur ( Brongniart, t. II, p. 7), offrent sur leurs feuillets des empreintes de poissons, et d'autres produites par des végétaux qui appartiennent ordinairement a des fougères et à des graminées.
J'observerai à ce sujet que ces impre^sicms paraisr sent assez difficiles à expliquer ; car si Fun des feuillets o£Pre l'empreinte en creux de la face opposée 4 celle qui porte les fructifications, ce qui est le cas Iç plus ordinaire , l'autre feuillet offrira l'empreinte dç la même face, mais en relief • on dirait que la fougère, après avoir produit la première empreinte sur une couche d'argile molle , a disparu , et qu'aprèi» Ip dessèchement une seconde couche est venue $e mou^ 1er en relief dans le creu^ de cette empreinte, ce qui n'est paj» vraisemblable. Plusieurs auteurs ont émis leur opinion sur cette singularité. M. Brugnièrei» 1^ expliquée d'une manière naturelle ; il suppose que la fougère, après s'être déposée sur la matière schisteuse détrempée d'eau, a été recoaverte par un nouveau dépôt. Dan» la suite, 1^ fougère , pénétrée par les parties les plus atténuées de la matière schisteuse que l'eau a conduites dans ses pores, s'e3t incorporée et comme indentifiée avec le schiste, en sorte que, quand on détache les feuillets, le relief que l'on aperçoit est produit par la substance. même de la fougère, et le creux par son impression.
lie nombre des couches de houille^ leurs directions et leur pente, varient d'un lieu à l'autre, et présenr tent quelquefois , dan» le même lieu , des diversités frappantes. Près de Valenciennes, par exemple, et plus encore aux environs de Mons , tantôt la direc-r tion d'une même couche forme une espèce de zigzag ^ tantôt elle se replie sur eiie-mêmiB en formant dej»
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sinuosités; aillétti*9 des couches verticales , ou k peu près , sont recouvertes par une superposition de cou-'' ches parallèles à l'horizon. La conséquence naturelle qui se déduit de ces observations, est que les di^rentes parties d'une même masse de houille ont subi une sorte de jeu qui a dérangé l'ordre priitûtif. On a es^yé d'assigner les causes de ce dérangement y ttiaift il n'est pas aussi facile d'applic^uer ici les lois dé la mécanique qu'au jeu d'une machine.
Une seconde manière d'être de la houille eotisi&te dan^ sa position, en couches d'une grande épaisseoi\ sous des masses de basalte, ou dans des filons qui interrompent la continuité de cette roche. X)n a cité comme un des exemples les plus remarquables de ce gissemeht le mont Mehsner dans la Hesse, où la houille est recouverte par un énortne massif de basalte; ce fait a fourni aux partisans de l'origine rteptni^ienne du basalte une arme avec laquelle ils ont cm pouvoir combattre victorieusement leurs adver-* saires.
La houille a une troisièine manière d'étrë , dans les terrains calcaires de divers p^y s , où elle fortne quelquefois des couches très puissantes, entre des couches épaisses de chaux cârbonatée compacte^ dans laquelle on trouve beaucoup de coquilles La houille s'associe quelquefois accîden tellemen fdiverses substances pierreuses ou métalliques.
Enfin , on trouve encore dans les terrains d'alluvion certaines variétés de houille, entre autres celle
^ que j'ai appelée houille daloïdey BiUimlnoses holz de Werner.
La plupart des naturalistes, en considérant les nombreux débris d'êtres organiques y surtout de vé«gétaux, que présentent les pierres qui accompagnent la houiU^, et les rapports que l'analyse a &it apercevoir entre la composition de ces êtres et celle de la houille , ont pensé que l'origine de cette dernière substance était due à des débris de fougères , de roseaux , ou même d'aii)res , que l'action dés causes naturelles avait bituminisés.
Cette hypothèse une fi)is admise, on a ^^sayé d'expliquer la succession des bancs de houille et de pierres , qui se recouvrent mutuellement ; mais ce n'est pas une chose facile à concevoir que ce retour de cinquante et soixante couches de charbon , et d'autant de couches de grès , dont on trouve des exemples en divers endroits. S'il faut en croire un auteur, la mer est revenue à soixante reprises , en déposant chaque fois une couche pierreuse sur une couche de charbon produite depuis sa dernière re^ traite. Un second suppose que des iles à la sur&ce desquelles le charbon s'était formé, ont été submergées , en subissant des afiaissemens produits par la rupture des cavités qui étaient au-dessous d^ellesj que les eaux qui alors séjoumiaient au-dessus de ces iles ont laissé précipiter des matières pierreuses sur la houille j qu'ensuite s'étant engouffrées dans d'autres cavités , elles ont mis les iles à découvert , pour
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laisser à une nouvelle houille le temps de serformrry et que l'édifice a ainsi continué par une altemativ» d'alBdssemeus el d'engouffremens. Un troisième prétend que la mer , située au-dessus du terrain charbonneux , faisait des oscillations qui la transportaient successivement vers deux points opposés : en arrivant à l'un, elle rencontrait des molécules charbonneuses dont elle s'emparait, et qu'elle déposût à son retour sur le fond ; de là , se portant vers l'autse |)oint, elle enlevait des molécules j^i^rr^ii^^», qu'elle laissait précipiter sur la houille, en repassant à son zénith. Enfin , un quatrième conçoit tout simplement que les matières charbonneuses et pierreuses, suspendues d'abord péle-méle dans le sein du liquide, .se sont séparées par l'affinité qu'avaient entre elles les par des similaires, et se sont ensuite donné le mot pour former des dépôts successifs de deux ordres différens.
Je viens de rendre à peu près les diverses opinions qui ont été émises sur le fait dont il s'agit. M'est-on pas tenté d'y voir plutôt les jeux de l'imagination que le travail de la nature? Les géologues ont fait des systèmes à l'aide desquels ils se sont flattés de lire dans le passé j les physiciens-géomètres font des théories qui les mettent à portée de prévoir l'avenir. Le passé ne revient pas pour prendre les systèmes en défaut, et l'avenir arrive pour prouver la justesse des théories.
L'Angleterre est une. des contrées où l'abondance
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de la bouille ait influé le plus heureusement sur l'industrie nationale. ]Lies principales mines de ce com* bustible y sont situées près de Newcastie , sur la côte orientale /et prés de Wite-Haven , sur la céte occidentale.
* La France possède aussi de grandes richesses en ce genre ) surtout dans les parties du nord et du nord -est. Parmi les mines de houille lés plus abondantes que renferme ce royaume, on peut citer celle d'Anzin , près de Yalenciennes , celle de Saint-Etienne , sur la rive drmt^ du Rhône , et les mines voisines de Grenoble , situées dans un terrain calcaire.
Indépendamment de Pusage que l'on fait de la' houille pour le chauflage, on s'en sert pour la fonte du fer dans les hauts fourneaux; on l'emploie dans les ateliers où l'on façonne le même métal, et dans quelques manufactures, telles que celles de faïence fine.
La houille, considérée sous le rapport des Arts, a été distinguée en plusieurs variétés , dont les unes sont plus grasses, plus abondantes en bitume, et les autres plus sèches et moins chargées de substfince inflammable. Chaque art choisit la variété de houille dont la qualité est le mieux assortie au but de ses opérations.
On étend les usages de la houille, en lui faisant subir une opération dont le but est de lui enlever une partie de son bitume, ce qu'on appelle dééou-
frer la houille. Dans cet état , les Anglais lui donnent le noim de codk. Elle brûle {açilement, sans se coller ni répandre de fumée. On FempUne pour le chauffage et pour le traitement dti &r dans les hauts fourneaux. On confond quelquefois avec la houille certains bois bitumineux qui ne peuvent être que d'un service très médiocre. On peut les regarder comme une houille commencée. Us sont beaucoup plus secs que la véritable houille ^ et donnent par la combustion une cendre semblable au résidu des bois ordinaires y tandis que la houille donne une masse charbonneuse , légère et criblée de pores.
TROISIÈME ESPÈCE