‹ Traité de minéralogie. (Conseil des mines). 4 tom. [and Atlas]Chapitre 101 sur 158 · JAYET · texte numérisé non relu

JAYET

( Pechkohle , W. Vulgairement jais, )

Caractèreê.

Caract. essent Assez dur pour être travaillé au tour. Noir et opaque.

Caractères phy s. Vesant. spéciS. y ly^Sg, suivant Brisson. Mais il y a des morceaux qui surnagent l'eau.

Dureté. Cassant; susceptible d'être tourné et poli.

Electricité. Faible et difficile à exciter par le frottement , quand le morceau n'e^t pas isolé.

Transparence, Nulle.

' Coulei^r^ Le noir très foncé.

, - C^aiire. 0^dulée et ^médiocrement luisante.

Caraci^ chim. Combustible sans couler ni se boursoufler , en répandant uneodeur qui, pour Fordinaire, a de l'âcretéy et quelquefois produit une sisiasatioa siroo^tique assez s^réable.

Camctères; diBtinct{fs* i*. Eptra le jayet et I0 bitume solide. Jjq premiçr ne se. laisse entamer par le couteau qu'en opposant une certaine résistance, tandis que le bitume s'éclate par la sipiple pression 4e l'ongle, l^e jayet frotté ou cbauffé légèrement n'a point une odeur sensible, comnjiele bitume. 2®. Entre le même et la houille. Le jayet est ordinairement plus dur. L'odeur qu'il répand en brûlant est arq,ma tique plutôt qiLefiide comm^ celle de la bouille.

VARIETES

Jayet compacte. A grain fin et secré.

j4nnotations.

Les différens minéralogistes ont douné des descriptions du jayet qui ne semblent pas pouvoir se rapporter à une. seule et même substance. Suivanjt les uns, le jayet ne serait autre chose qu'unasphalte X}ui aurait acquis, avec le tjemps^ une assez grande dureté pour être travaiillé au tour et reoeyp^r le poli. Les caroiCtères qu'ils pnt attribués à ce jayçt, comme 4e brûler en coulant, d'être sensiblement électrique

iji TRAITE

par le frottement, sans avoir besoin d'être Isole ^' â'accbrdetit avec l'opinion qu'ils en avaient. D'autres r^ardent le jayet comme étant plutôt tme sorte d'intermédiaire entre le bdis fc^ile et la houille^ éù connue nn bois qui , ayant ^ubi une décbtiipo* sitioa moins complète que celle de la houille , seJrait moiAs pénétré de bitume > et animait un tissU plus serré et plus égal. C'est cette dernière substance^ la seule qui nous sOit connue , que j'appelle jàyet y et dont j'ai fait une espèces à part.

Le jayet se trouvé le plus cotbimtméiiient auprès des mines de houille , et l'on en voit des morceaux dont ime jpartie décèle l'origine végétale de cette substance , par un tissu ligneux encore reoonnêiissablë; Cette origine s'accorde assez bieii avec les caractères que présente la description du jayet, et nous aurions une nouvelle raison d'attribuer à cette substance l'origine dont il s'agit^ si l'acide que M. Yauquelin en a retiré était l'acide acéteux,le même que celui qu'on avait appelé acide pyro-ligneux f mais M. Yauquelin n'a point prononcé sur la nature de l^acide dont il s'agit.

De jayet )ei de l'analogie avec la houille compacté 'Connue sous le noïn de cunûelhoal^ mais il est plus dur, il prend tnieux le poli, et l'odeur qu'il répand en brûlant est plutôt aromatique que fade conune ôelle que donne la houille , qui d'ailleurs est privée de cet acide que M. Yauquelin a retiré du jayet^ Je lé répète , nous ne pouvons mettre ici la mém6

DE MINÊftALOGlË. irS

)>ï^ciston pour distinguer les espèces, cpie celle à laquelle se prêtent les substances qui appartiennent directement à la Minéralogie. Nous avons afiaire - k des êtres d'origiue végétale que la Botanique rejette comme ayant perdu leur organisation , et qu'elle a cédés à la Minéralogie, qui a bien voulu les accep* ter par une sorte de tolérance.

Le jàyet est employé pour faire de petits vases, des bracelets et des colliers ; sa couleur lugubre l'a fait adopter conmie matière des boutons destinés pour les habits de deuil.

QUATRIÈME ESPÈCE

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