‹ Traité de minéralogie. (Conseil des mines). 4 tom. [and Atlas]Chapitre 104 sur 158 · I. ALBITE · texte numérisé non relu

I. ALBITE

Cette substance, que l'on trouve à Finbo et à Broddbo, près de Fahlun en Suède ^ avec le quarz et le mica, et à Penig en Saxe dans le granité , paraît devoir son nom à sa couleur , qui est le blanc mat. Sa pesanteur spécifique est de 2,732. Elle étincelle par le choc du briquet; elle n'éprouve aucune altération dans l'acide nitrique .J'ai essayé inutilemen t de déterminer sa forme primitive. Les fragmens que j'ai observés ayant été détachés d'un morceau composé

4to TRAITÉ

de petites lames ^i se croisent dans diflerenteijs directions, on ne peut s'assurer si leurs positions re»* pectives se rapportent à la véritable forme. U faut pour cela des fragmens pris dans un morceau où il y ait unité de structure. On en connaît deux variétésrr

Albite graîUMÂciculairê ^ avec .q[uarz hyalin. De Finbo en Suède.

Albite grano-lamellaire y avec quarz hyaliu et mica. De Broddbo dans le même pays.

Analyse par M. Berzelius :

Silice « 70

Alumine 19,5

Soude 9,5

Perte. • • • t I

Si Ton compare cette analyse avec celle dufeld* spath de Sibérie, on trouve que les quantités de silice et d'alumine sont les mêmes à quelques unités près. Mais le feldspath a donné de plus 1 2 parties de potasse , au lieu que dans le résultat de M. Berzelius, c'est la soude qui est le principal alkalin. Mais ce principe se trouve aussi dans le feldspath tenace , qui en renferme 6 parties sur 100.

D'ime autre part, si dans l'analyse de l'analcime on fait abstraction de 8 parties d'eau , le résultat approche beaucoup de celui qu'a donné l'albite. Car la siUce, l'alumine et la soude y sont entre elles à peu près dans le rapport des nombres 60, 18 et iq,

Dàils l^alblte, les nombres correspondans sont ^o ,

20 et 10.

Je ne prétends pas que Palbite ne soit pas une espèce toute particulière ; mais il me semble que le résultat de son analyse ne la caractérise pas d'une manière assez prononcée pour ne pas faire désirer que la IJristallographie intervienne dans sa déter^ mination.Le tissu lamelleux que présentent quelques morceaux à certains endroits , les indices de la foimé aciculaire que l'on voit sur d'autres, et que Von doit regarder comme une cristallisation ébauchée, semblent présager le moment où on pourra Tobserver sous des formes susceptibles de se prêter à des mesures exactes. La géométrie des cristaux est faite pour marcher de compagnie avec la chimie de M. Berzéliils, qui est elle-même géométrique, en ce qu'elle ramène à des limites simples et détéi*niinées les quantités relatives des principes composanSé C'est un des plus grands pas que l'on ait fait faire à la science.

Il paraît que M. Stromeyer a donné à l'albite le nom de hieseUpath^ et que, d'après l'analyse qu'il en a faite, ce serait un feldspath mêlé de silice, ce qui ne s'accorde pas avec ce qui précède.

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