Lamellaire
3. Massif. Dicliter magnetkies, W. Se trouve à Andreasberg au Hartz ; à Schmôlniz en Hongrie ^ en Bavière et dans le Tyrol ; dans le CornouaiDes en Angleterre , et près de Nantes en France.
Il paraît que les gissemens du fer sulfuré magnétique sont limités aux terrains primitifs , au lieu que le fer i^lfuré ordinaire se trouve , comme je l'ai dit, dans des formations qui appartiennent à toutes les Coques. La pyrite magnétique a été observœ dans le dïorite des environs de Nantes, avec la pyrite commune ; dans lé granité de Sainte-Honorine près dé Falaise , avec pyrite et tourmaline ; à Bodemnaïs en Bavière , dans le feldspath; dans le talc cldorite, accompagnant l'amphibole aciculaire; aux environs de New- York, avec chaux phosphatée cristallisée.
Les observations que j'avais faites sur divers morceaux de ce minéral, avant l'impression de mon Tableau comparatif, m'avaient paru indiquer qu'il
n^était autre chose qu'un mélange de fer sulfuré et de fer iaiàgnétique , que j'ai désigné dans ce même ouvrage sous le nom àefer sulfuré ferrijere. Effectivement, les deux sulfures sont souvent juxtaposés sur une même roche, et j'avais remarqué que la vertu magnétique, d'abord nulle dans les endroits où le fer sulfuré paraissait pur, commençait à se tnanifester dans ceux où il était voisin des parties qui appartenaient à la pyrite magnétique, et qui agissaient fortement sur l'aiguille. J'en concluais que ces morceaux offiraient un exemple analogue à celui des échantillons d'argent antimonial arsenifère, où la séparation des composans, à certains endroits , annonce qu'ils ne sont que mélangés dans ceux où ils se trouvent réunis.
Cependant M. Hatchett avait émis une opinion différente , et il se fondait sur des résultats obtenus par M. Proust , qui , ayant soumis successivement des mélanges de soufre et de fer en proportions indéfinies, à une haute température, et à une seconde moins élevée, avait trouvé que dans le premier cas le soufre s'était combiné avec le fer dans le rapport de 52,64 à 47?36 , et que dans le second cas , on avait eu entre le soufre et le fer le rapport de 87,5 ^Qiij5 (Journal de Physique, t. iiIV, p. 89). Or, de ces deux résultats, le premier s'accorde avec celui de l' analyse du fer sulfuré ordinaire, et le second avéfccelui de l'atlaly sedelapyrite magnétique. M. Hatchett en concluait qu'il y avait dans l'union naturelle
du soufre et du fer, deux points d'ëquillbre , comme lorsqu'ils s'unissaient par l'intermède des procédés chimiques , ce qui constituait deux espèces distin-* guées l'une de l'autre. Mais ce savant chimiste n'avait soumis à l'analyse que la pyrite magnétique du 0)rnouailles, et j'avais cru devoir ajourner la séparation des deux pyrites, jusqu'au moment où de nouvelles expériences , faites sur des morceaux recueillis dans différens pays , auraient confirmé le résultat dont je viens de parler.
Ces expériences ont été tentées par M. Stromeyer, et l'on peut voir , par les analyses que j'ai citées plus haut , qu'elles s'accordent à démontrer l'existence d'un second sulfure, mise également hors de doute par les observations faites plus récemment sur la structure de la variété laminaire.
SEPTIÈME ESPÈCE
FER SULFUKÉ BLANC (*).
{^Strahlkieft j kamhiea^ spârkies et zeUkiesj W.)
Caractères spécifiques.
Caract géométr. Forme primitive : prisme rhomboïdal droit (fig. 228 , pi. 109), dans lequel la
(*) Je me sers provisoirement de cette dénomination , en attendant que la Chimie nous ait fait connaître la différence de composition entre la substance métallique dont
plus grande incidence des pans M, M est de 1 06^ 36', et le côté de la base est à la hauteur à peu prés
comme 5 à 4î (*)•
Molécule intégrante : idern^
Caract. phys. Pesant, spécif. , 4>7^'
Couleur de la masse dans Vétat de fraîcheur^ Le blanc métallique tirant sur celui de l'étain. Assez souvent elle passe au jaune de bronze, et dans quelques cristaux elle participe du gris d'acier.
Couleur de la cassure récente. Blanc métallique. L'action de l'air la fait aussi passer au jaune de bronze.
Couleur âe la poussière. Le noir-verdâtre.
Dureté, Etincelant par le choc du briquet.
Caract. chim. Un fragment exposé à la flamme d'une bougie , donne une fumée légère accompagnée d'une odeur de soufre , et jamais d'une odeur d'ail ; présenté ensuite à l'aiguille aimantée, il l'attire.
Les fragmens exposés à l'air se convertissent plus ou moins promptement en fer sulfaté , surtout ceux qui appartiennent aux masses radiées.
Analyse par Berzelius (Nouveau Système de Min. , p. ^63) :
il s'agit et le fer sulfuré commun; auquel elle a été réunie pendant long-temps.
(*) Le rapport entre les moitiés des diagonales de la basô et la hauteur G ou H, est celui des nombres 5, y S et v 12.
Fer 4^507
Soufre 53,35
Manganèse 0,70
Silice , .0,80
99>92- VARIÉTÉS
FORMES DETERMINABLES.
Qucintités composantes des signes représenlatifs^
MPÂÊÊEEa
MP^ l z r sh CRISTAUX SIMPLES.
Combinaisons deux à deux.