‹ Traité de minéralogie. (Conseil des mines). 4 tom. [and Atlas]Chapitre 20 sur 158 · Monastique. *F*MP(AC»F*)(AC'F')B (fig · texte numérisé non relu

Monastique. *F*MP(AC»F*)(AC'F')B (fig

S MP ' o X r

ail

Relativement au noyau hypothétique, ^G^MABEP. Couleur. Le noir-brunâtre.

Formes indéterminables.

Fer calcaréo-siliceux bacillaire.

Aciculaire.

Sublaminaire.

Sublamellaire.

Compacte. Avec fer oxidé brunâtre.

Annotations.

Il existait depuis long-temps des morceaux d'yénite dans la collection de Rome de l'Isle , acquise par M. Gillet-Laumont. Ils s'y trouvaient placés à la suite des échantillons d'étain oxidé. M. Fleuriau de Bellevue avait aussi dans sa collection des morceaux de la même substance qu'il avait rapportés de l'île d'Elbe , en 1 796 , et M. Vauquelin en avait même fait l'analyse.. Mais quoique le résultat auquel il était parvenu indiquât luie substance particulière, on n'y avait donné aucune suite, et l'yénite resta dans l'oubli jusqu'au voyage que M. Lelièvre fit à l'île d'Elbe, en 1802. 11 y trouva une quantité con-

DE MINÉRALOGIE. gS

sidérable de cette substance, et après son retour à Paris, il s'occupa des moyens d'en développer tous les caractères et d'en donner une description qui la fît connaître aux minéralogistes» M. G>lletrDescotil8^ attaché alors à l'Ecole des Mines en qualité de chimiste, fut chargé de Êdre l'analyse de la substance dont il s'agit 9 et la détermination de ses formes cristallines fut confiée à M. G^rdier. M. Lelièvre a consigné les résultats de l'un et de l'autre avec ses propres observations dans un Méiaoire lu à l'Institut^ en décembre 1806, et publié depuis dans le n* ii5 du Journal des Mines.

Cette substance existe dans deux, endroits différeus de l'île d'Elbe, à Rio-la -Marina et au cap Calamita. Dans le premier, elle fait partie d'une masse très épaisse, superposée à une chaux carbonatée primitive mêlée de talc, semblable à celle qui est connue sous le nom de marbre cipolin. L'yénite y est accompagnée d'une substance d'un vert foncé , dont la forme la plus simple est celle d'un prisme octogone à bases obliques, qui naissent sur des arêtes perpendiculaires à l'axe ; mais le plus souvent cette substance présente des faisceaux d'aiguilles divergentes. La forme de ces cristaux a du rapport avec le pyroxène périoctaèdre , et M. G>rdier r^arde la substance dont il s'agit comme une variété de pyroxène ; mais les individus que je possède n'étant pas d'une forme assez nettement pro-

noncée pour se prêter à des mesures précises , je n'ai pu jusqu'ici vérifier Fopimoii de M* Cordier.

Au cap Calamité y l'yénite s'associe encore la même substance avec du fer oxidulé, des grenats et du quarz hyalin.

M. Lelièvre remarque que l'yénite, à raison de la quantité de fer qu'elle contient et qui surpasse la moitié de la masse, pourrait être exploitée et employée comme mine de ce métal, si elle était plus abondante. Mais une autre raison s'oppose à cet usage de l'yénite; c'est le voisinage de la mine de fer de l'île d'Elbe, l'une des plus riches de l'Europe, et des plus importantes pour l'art de la métallurgie. Mais si les mineurs n'ont aucun motif pour considérer l'yénite comine objet d'exploitation, je ne sais si les principes auxquels doit être soumise une classification régidière n'indiquent pas la place de ce minéral dans la classe des substances métalliques, parmi les espèces du genre dont le fer est la base. M. Lelièvre paraît l'avoir regardée comme une pierre , et je m'étais conformé à son opinion , en rédigeant mon tableau comparatif; mais les observations que j'ai faites depuis m'ont suggéré une autre manière de voir. La quantité de fer que renferme l'yénite surpasse , comme je l'ai dit , la moitié de la massé. Elle va jusqu'à 5'j parties sur loo, dans le résultat de l'analyse que M. Vauquelin a faite de ce minéral. Il paraît de plus que le fer est ici dans

un état de combinaison intime avec la silice et la chaux. De quelque manière que je m'y sois pris, ye n'ai jamais pu obtenir de l'yénite le moindre signe de magnétisme. J'ai déjà eu occasion d'expliquer comment la vertu magnétique du fer peut être détruite par l'union intime des molécules de ce métal avec celles qui appartiennent à d'autres principes. J'observe d'ailleurs que le fer contenu dans l'yénite, en le supposant oxidé, ne doit pas l'être à un assez haut d^ré, pour n'être pas encore susceptible de magnétisme , puisque Py énite présente dans sa fracture une sorte d'éclat demi-métallique, qui ne peut être attribué qu'à la présence de ce métal. J'ajouterai que le fer oxidé qui accompagne l'yénite dans un morceau dont je suis redevable à M. Lucas , exerce ime petite attraction sur l'aiguille aimantée^ lorsque ' l'on combine avec l'action de cette aiguille celle d'un barreau aimanté , placé en sens contraire ; c'est que , dans le cas présent, le fer est rendu à lui-même, €t que son magnétisme n'est captivé par aucune aflSinité étrangère. C'est , d'après ces considérations , que je me suis décidé à transporter l'yénite dans le genre du fer , sous le nom de fer calcaréo-ailiceux. Il est l'analogue du titane calcaréo-siliceux / qui depuis long-temps occupe ime place dans la méthode, parmi les mines de ce dernier métal. Le genre du fer était, jusqu'ici , composé de seize espèces, dans lesquelles ce métal se ccntnbine successivement avec l'oxigène, avec d'autres métaux, avec des comtuis- MiNÉR. T. IV. 7

tibles et avec des acides. L'yénite, où il est uni à deux terres, semblait lui manquer pour ofirir le tableau complet de toutes les combinaisons dont un métal est susceptible.

DIXIÈME ESPÈCE

FËR OXIDULÉ TITANE. t { Crichtonite j de Bournon. )

Caractères spécifiques.

CaracU géomét. La forme qui, suivant M. le comte de Bournon , fait la fonction de primitive, est celle d'un rhomboïde très aigu , dont les angles plans, d'après ses mesures, sont de 162^ et 18**. Lé rapport qui se déduit de ces valeurs, entre les demi-diagonales de chaque rhombe, touche de très près celui

de v/4^ à l'unité. En adoptant ce dernier rapport, j'ai trouvé, d'une part, i6a^ 1' 49"^^ 17^ 58' 11" pour les angles plans, puis, d'une autre part, 1 19^ 10' 32" et 60^ 49' 4^" P^^^ les incidences mutuelles des faces. Le rhomboïde est divisible parallèlement à un plan perpendiculaire à l'axe.

Caract. phys» Cassure. Conchoïde et éclatante.

Dureté. Rayant la chaux fluatée , et non le verre.

Couleur des cristaux. Le noir de fer, joint à im éclat très vif.

Couleur de la poussière. Le noir foncé.

Magnétisme. Insensible.

DE MI^ÉRikLOGIE. 99

Caract. chim. Infusible au chalumeau.

TARIÉTÊS.

Formes déterminables.

ï . Fer oxidulé titane primitif. P.

Page 1