Divergent. AÀ
Rhomboïde lui peu obtus , dont les sommets sont remplacés par deux faces perpendiculaires à l'axe y dont l'inclinaison sur les facettes obliques est de 126^ iS'. Les faces produites par le décroissement, se rejettent du côté opposé à l'angle sur lequel il prend naissance.
Indéterminable.
Fer oxidulé titane lamelliforme.
Annotations.
C'est à M. le comte de Bournon que nous soumîmes redevables de la seule description qui ait été publiée jusqu'ici de ce minéral, et que ce savant a consignée dans le catalogue de la Collection minéralogique du
lob TRAITÉ
Roi. 11 lui R donné le ncrni de craïtonUe , en l'honneur de M. Chrichton, premier médecin de l'empereur de Russie , avec lequel il est imi par la science et par Famitié.
On trouve la craïtonite dans le département de l'Isère , sur le méma feldspadi qui sert de gangue aux cristaux de titane anatase.
M. de Bournon avait cru d'abord apercevoir de l'analogie entre la craïtonite et le schéelin ferruginé ; mais , d'après la loi de symétrie , la forme de ce dernier minéral , qui dérive d'un prisme droit rectangulaire , est incompatible avec la forme rhomboïdale que ]>résenle la craïtonite. Les deux substances contrastent également par leurs principes composans; M. Berzelius , qui a fait l'analyse de la craïtonite, en a retiré les mêmes principes que ceux qui composent le fer oxidulé titanifère et le titane oxidé (*). Mais la forme de la craïtonite , déjà singulière en ellemême par le rapport de ses dimensions , n'est compatible ni avec l'octaèdre du fer oxidulé , ni avec le prisme droit du titane oxidé, et ce défaut d'accord offi:e à la fois l'indîpa d'vme pombinaison iptime et d'une espèce distincte. Ainsi, le nom méthodique de la craïtonite doit être celui de fer oxidulé titane ; ce dernier mot exprimant une union produite par
(*) Cest à tort que l'on avait avancé que la craïtonite contenait de la zîrcone. Voyez le Nouveau Système minéralo- * gique de M. Berzelius ; p. a68.
DE MINÉRALOGIE. loi
l'affimté, au lieu que celui de titamfère n'indique qu'une relation de rencontre.
La craïtonite exerce une légère action sur l'aiguille aimantée , lorsqu'on emploie l'expérience du double magnétisme. Cette action doit être attribuée à la même cause que celle dont j'ai parlé il n'y a qu'un instant , à l'occasion des substances dans lesquelles le fer eé% intimement combiné avec le soufre ou l'arsenic.
ONZIÈME ESPÈCE
FER ÔXÏDÉ (êYDAATÉ?)
Caràctèteà Spécifiques.
Caract géomét Forme primitive : le cube.
Caractère auxiliaire. Poussière jaunâtre.
Càtact.pJi^s^. FesaÉ*. spééif. S^ériviroh.
Ùmléar de la masse. Le binrii, le jaunâtre , le jaune-brunâtre , et quelquefois le noir.
Eclat. Lorsqu'on le lime j il prend souvent le brillant métallique.
Magnétisme. Le fer oxidé acquiert le magnétisme polaire, par la chaleur 3 souvent celle d'une bougie aliuiûée suffit pour produire cet effet; et quelquefois on isi'a besoin que de le présente): îmiûédiatement à ^aiguille ^ur qu'il agisse sur elle par attraction.
Gatmct. chim. Fusible au chalumeau, avec addiûosk de borax , en un verre jaunâtre.
ioa TRAITÉ
Analyse du fer oxidé hëmalite des Pyrénées y par d'Aubuisscm (Annales de^Chimie , n* 76 , p. 235) :
Qxide de fer. • • «^ • • • • 79
Eau i5
Oxide de manganèse • • 2
Silice 3
Du fer oxidé noir vitreux du département du Bas- Rhin , par Vauquelin :
Oxide de fer, ••..•••• 8o,25
Eau •• i5
Silice. •••••«<•••••••• Sy'jS
Perte*, •••••.. 1
Du fer oxidé résinite des environs de Freyberg^ par Klaproth (Journal des Mines , n* 187^ p. 222) :
Oxide de fer 67
Eau • 25
Acide sulfurique sec • • • 8
Caract. ^élimination. Ses indications dans le fer oxidé hématite d'un brun -noirâtre, comparé au manganèse oxidé brun concrétionné. Celui-ci n'a point à l'intérieur un tissu fibreux, comme l'autre j il est sensiblement plus léger. Il tache souvent le pa-
DE MINÉRALOGIE. io3
pier en noir, au moyen du frottement ; ce que ne fait pas le fer oxidé.
Formes déterminables-
î . Fer oxidé primitif.
J'ai observé des groupes de cristaux culnques , d'un brun-foncé, qui avaient tous les caractères du fer oxidé, et ne paraissaient être ni des épigénies originaires du fer sulfuré , ni des pseudomorphoses.
J'en ai d'autres d'un volume assez considérable, dont la surface est d'un gris métallique , plus ou moins éclatant, mais leur intérieur est presque terne. On n'y aperçoit aucun vestige du jaune métallique que présentent les épigénies du fer sulfuré. M. le comte de Bournon les regarde aussi comme de l'oxide * de fer, produit immédiatement par la nature.