‹ Traité de minéralogie. (Conseil des mines). 4 tom. [and Atlas]Chapitre 29 sur 158 · CHROBCATE DE VER DES CHIMISTES · texte numérisé non relu

CHROBCATE DE VER DES CHIMISTES

( Eisenchrom^ K. )

Caractères spécifiques,

Caract. géomét Forme primitive : l'octaèdre régtdier. Caractère auxiliaiipci : couleur d'un brun noi-

DE MINÉRAJLOGIE. iXi

râtxe demi-métallique; poussière d'un gris-cendré foncé.

Caract. physiq^ Pes. spécif. j^o^26.

Dureté. Rayant le verre ; fragile sous le marteau.

Magnétisme. Quelques morceaux , en particulier ceux de Sibérie, exercent sur l'aiguille aimantée une action qui est faible, mais sensible.

Cassure. Très raboteuse.

Caract. chimiq. Infusîble sans addition; fondu avec le borax , il lui communique une beUe couleur

vorte.

Insoluble dans l'acide nitrique.

Analyse du fer chromaté de France, par Vauquelin (Journal des Mines, n"* 55^ p. 5^3):

Acide chromique • • . . • 4^

Oxidule de fer 34,7

Alumine 2o,3

Silice. • .« . • 2

De celui de Sibérie, par Laugier (Annales du Muséiun , t. VI , p. 33o) :

Oxidule de fer 34

Oxide de chrome 53

Alumine • • . 1 1

Silice . . • • • I

Oxide de manganèse, • . i

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Analyse du fier chromaté de Rrieglach , par Kla-* proth :

Oxidule de fer 33,o

Oxide de chrome 55,5

Alumine 6

SUice a

Caractères distinctifs. i**. Entre le fer chromaté et le fer oxidulé. La couleur du premier est plus sombre ; son éclat moins métallique ; sa poussière d'un gris-cendré , au. lieu d'être noire ; et son (action ou nulle , ou faible, sur l'aiguille aimantée, a!". Entre le fer chromaté et le zinc sulfuré noirâtre. Celui-ci ne raie pas le verre comme l'autre; il a un tissu beaucoup plus sensiblement lamelleux; il donne une odeur 'hépatique par l'acide sulfurique, et ne colore pas le borax en vert. 3*. Entre le même et le fer oxidé noirâtre. La poussière de celui-ci est jaunâtre j celle du fer chromaté est d'un gris-cendré; le fer oxidé se réduit, au moins en partie, et devient magnétique par l'action du chalumeau, ce qui n'a pas lieu pour, le fer chromaté. Il ne communique pas, comme ce dernier, une couleur verte au borax. 4*. Entre le même et l'urane oxidulé, dîil pecherz. La pesanteur de celui-ci est plus forte, dans le rapport au moins de 3 à 2; il ne colore pas en vert le borax , comme le fer chromaté.

DE MINÉRALOGIE. i35

Fbrmes détermiruibles.

Fer chromaté primitif. A Baltimore.

Indéterminables.

Fer chromaté laminaire.

Sublaminaire. En Sibérie.

Ltamellaire.

Massif.

Annotations.

Le fer chromaté paraît appartenir c^xclusivement aux terrains primitifs d'une nature talqueuse. Celui que M. Pontier a découvert en France , à la Bastide de la Carrade, départem.ent du Yar, est disséminé dans une serpentine noirâtre, qui renferme à certains endroits des lames de diallage. La serpentine agit sur l'aiguille aimantée y mais d'une manière peu sensible. Le fer chromaté, trouvé à Baltimore, en 17 10, dans le Maryland, l'un des Etats-Unis d'Amérique , est accompagné de talc lamellaire , et l'on voit sur quelques morceaux des indices d'une stéatite gris-verdâtre. Le talc et le fer lui-même, à quelques endroits , sont colorés en rouge-violet par l'acide du chrome.

C'est dans le même endroit que l'on a trouvé de petits octaèdres qui ont absolument les mêmes ca-*

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raclères que les masses lamellaires. Il existe aussi du fer chromaté en Sibérie, Sur lès bords du Vîasga, dans les monts Oural.

En donnant à la substance métallique qui nous occupe le nom dâ fgr chrbmaiAy je me suis conformé au résultat que M. Vauquelin a publié de l'analyse de cette substance, et qui indique l'acide du chrome comme étant le principe qui minéralisé le fer. Cependant M. Laugier, qui depuis a r^été cette analyse , pense plutôt ^e le chrome est ici à l'état d'oxide ; et , d'après son opinion , il faudrait changer le nom de fer chromaté en celui de fer chromé. ,-

Le chrome, en s'unissant ici au: fer, présente des singularités qui me paraissent mériter d'être remarquées. Il agit très sensiblement sur le fer, puisqu'il 9}t^re sa force coercitive^ au point de lui enlever au moins une partie de son magnétisme; mais il l^^se subsister la forme qu'offre le fer dans l'espèce connue sous le nom Ae fer oxidulé ; savoir, celle dç l'ot^dre régulier, et l'altération qu'il produit dMiÙh la couleur et dans l'éclat, du fer se borne à rendre Tune noirâtre ,. et l'autre plus faible ; ce «qui a dé cpuoi surprendre de la part d'un principe qui posséda «liiinëmmelnt la propriété colorante; et pour mieux £ûre ressortir cette diSiSrence avec lui-même , il se montre à la surface tantôt avec la couletir i6uge^ propre à son acide, tantôt avec le vert qui earactérise scm oxîde. Au reste, je n'ai eu d'autre

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but, dans tout ce que je viens de dire, que de fixer l'attention sur cette manière d'être singulière du iôhromè, lor8({u'il s'unit au fer, pbiir ainsi dire, incognito y tandis que, en se combinant avec le plomb daiis les substalices appelées />2om& c^n^malé^ et plù^b chromé j il imprime à ce métal, d'une iAtahière si marquée, le caractère de sa propriété colorante. J'avouerai cependant que cette observa* tion, jointe à l'identité de forme, et au magnétisme que manifestent certains morceaux, m'a fait naître des réflexions qui ne me paraissent pas devoir être Randonnées , mais qu'il faut laisser mûrir.

QUATORZIÈME ESPÈCE

FER ARSENIATÉ.

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