Fer phosphaté périoctaèdre. PM*G*T (fig. a44y
P M r ï . pi. m).
Incidence de T sur r, 126^ 9'.
2. QuadrioctoTial. Forme d'un prisme octogone terminé par des sommets dièdres, analogue à celle du pyroxène triunitaire. Sa petitesse ne m'a pas permis d'en mesurer les angles ; d'après une estimation prise par aperçu , l'incidence des faces d^un même sommet, l'une sur l'autre, serait de i3o^ environ. Se trouve en Auvergne , et aux Etats-Unis , près de Philadelphie.
Formes indéterminables.
Fer phosphaté laminaire. (Spathiges Eisenblau vivianit.) ; à Bodemnaïs en Bavière ; à Sainte- Agnès en Cornouailles , et au Groenland.
Aciculaire libre. A Bodemnaïs.
Aciculaire radié. A 111e de France.
Compacte. Des environs de New - York. Il fait effervescence dans l'acide nitrique, à mesure q[u'il s'y dissout.
Terreux. Blaue eisenerde^W. Bleu de Prusse natif.
Annotations.
Le fer phosphaté se rencontre le plus ordinairement à l'état terreux , et engagé sous la forme de petits nids dans des couches d'argile, dans les cavités du fer oxidé des marais, et dans des tourbières. C'est aussi dans le fer des marais que l'on a trouvé , près de New-Jersey , dans les Etats-Unis , de belles masses de fer phosphaté compacte.
Le fer phosphaté des départemens du Puy-de- Dôme et de l'Allier , est engagé dans des masses ferrugineuses, tantôt brunes, tantôt d'un noir -brunâtre , dont les fragmens , chauffés à la flamme d'une bougie , deviennent attirables.
Deux gissemens remarquables du fer phosphaté j sont ceux , dont l'un le présente disséminé en cristaux aciculaires à la surface du fer sulfuré magnétique de Bodemnaïs, et l'autre en petites masses sur le granité des environs de Nantes. Mais il paraît qu'il ne s'est formé qu'après coup , et par succession de temps, dans ces deux gissemens.
Le fer phosphaté terreux , lorsqu'on le retire de la terre , est d'une couleur jaunâtre , qui passe au bleu par l'exposition à l'air. Ce fait a été vérifié sur les morceaux trouvés à New- York.
Miner. T. IV. . 9
i3o TRAITÉ
On emploie le fer phosphaté terreux pour la peinture, soit en détrempe , soit à FhuUe. On dit qu'en Allemagne, un peintre de voitures V^ substitué avec avantage au bleu de Prusse , et qu'en le mêlant avec d'autres couleurs , on a obtenu de très belles teintes de vert et d'olivâtre.
I^a quantité d'acide phosphorique que Klaproth avait d'abord retirée de la substance nommée bleu de Prussenatif, était si petite, que je doutais, à l'époque où mon Traité a paru , si l'on devait donner à cette substance le nom de fer phosphcUé, et que j'avais préféré celui de fer azuré , qui ne présumait rien sur sa nature. MM. Fourcroy et Laugier ont constaté depuis l'existence du fer phosphaté naturel cristallisé , et la nouvelle analyse , faite par Klaproth , de la substance pulvérulente dont j^ai parlé , m'a déterminé à réunir cette substance avec la première , comme n'en étant qu'une variété.
TREIZIÈME ESPÈCE
FER CHROMATÉ.