Lamelliforme
a. Gris métallique. Dansledépartement du Puyde-Dôme.
. b. Rougé vif. Fer oxidé rouge lamelUforme : Trait^^ première édition ^ t. IV, p^ 1 06.
10 ttikltÈ
c. Chatoyant. Translvicide, 9 gns métallique o^ rouge vif sous certains aspects.
5. Ecailleup:. EisengHmnier , W. Schuppiger eisenglanz, K. Il se divine en petites écaillés c|uî Vattachent au doigt par le irot^eii^ent.
6. ifiiisant. Fer oxidé rouge luisant : Traite , gçemiière édiiiPB, t. IV, p« ioj6. Rotlieiri^ienpham, Wt jSchuppîger rQtbekenatein , K. Ëa nuMMè^ d'un. 9*augQ Qrdinairwimt sombre^, ayant un aspect iui^ ^n% i Q^ctu^u^ AU toucher^ Iwjsftant sur le àeigh yjçi lenduit grai^ de I^^w oouLeur* Cette variéfë paraît n'être qu'une altéfutiofl du fer oË^te écaîU^ûx ijh^n^ çUe est quelquefois entremêlée.
a. Granulaire.
b. Cçmpfiçte.
fi. Pvlyerulent. .
7* Cyamoide. C'est-à-dire sembt^^jb àuoç ],H)Ute i|eve. linsenfôrmiger thoneisenstein , W.
' Sft Conéfétàonni. Fer oxid^ liénalîte rotige : Traité, première édition, t. IV, p. t^ Rothcr-Glaskopf, W. Fàmg^r rothçj^enslein , K. Cèsl à cette variété que It xappavteâl; le» conepétîons iqppeléés hématite» Jauges ^ qui ont souvent un tissu f^reux^ et qui se trouvent dans un grand nombM d^ehdroits , et en piiKtlaulidr à File d'Elbe, oà ^lles ft^nnent des masses, très considérables. C'est dans les cavités de ces masses. !^è ]\>n trouva d^s groupes de ees beaux cristaux qui sont si recherché» par les amateurs* Les concré -
DE MINÉRALOGIE. i5
tions n'en différent point par leur naèure; leur sitf* face y qui est natiurellement rougeâtre^ {irend l'ait>ei^ métalHque grU aûBsîlôt qu'elle a re<çu le poli ; en sorte que la diiFérence entre cet aspect et la couleur rouge ne dépend que d'un eartaiià àrcangement dies nroléculés Âtuëes a ia surËice.
Si ciet aiMi3getnei>t est tel, que le tissu qu'il pré* sente à la lumière détermine une réfliorzioti végulâèw des rayons ) ou si^ coonkie l'on dit^ la surface est miroitaatey elle offiira le gris métallique. Si, an contraire, la surface est inhale ^ si tous ses poînlis ne sont pas exactement dé niveau» elle offrira la couleur de la poussière, >c'est«jh-dire'le rouge obsour%
C'est à la vaiiété qu^ j'ai décrite d'abord qu'àp*pattient ce ^'on appdilê Mnguiney ou pierNf d brunir^ et dont on s/é sert pour p<^ certains eor^ et en jparticnli^ les Inétanx. Cette substanœ, p«r une 3uite 4u poli ^W lut a fiit prendkis à idls^ même, f^our Ib mettre mi^âàt de servir, prégeni» k sa surface le gfi^ ibétàlUqae.
*♦ Coulmr mugephuÊ ou imoùie foncée^ smfdtë
terke.
t T • Terreux. Fer oxidé rougé ^a[ln^skr : prettû^ é£tipn. La matière «le cette variété ne diffère àé ccUe des crîstauSc iqn'^le enveb^ souvMt que
i4 TRAITÉ
p^ un aspect terreux <^ui provient encore ici de la disposition irrëgulière des grains situés à la surface. Le poli y fait succéder l'iaspect métallique. \a. Globuliforme.
. 13. J3cu)illaire'Conj oint. On trouye cette variété près de Saarbruck, département de la Meurthe. On ^-remarqué qu'elle se rencontrait ordinairement dans: des terrains argileux stratiformes, exposés à l'action des feux souteiTains pseudo-volcaniques , et l'on a cru même que cette actibn avait déterminé la structure de ces masses, en y occasionnant un •xetrait qui aurait séparé les pièces dont elle est l'asjsemblage. Mais l'action du feu , pour le peu qu'elle eût; eu d'intensité , aurait dû faire passer le, fer bacillaire à l'état de magnétisme, puisqu'il suffît d'en ^présenter un fragment, pendant une ou deux seoondes j k la simple flamme d'une bougie , pour le rendre attirable. Si le fer bacillaire a été et^èé à l'action du feu, elle a dû être très m(odiérée et n'avoir d'autre effet que de hâter la dessicalion:
Ce que l'on appelle conmnmément crayon rouge des dessinateurs n'est autre chose qu'un' fer oligiste terreux mêlé d'argile. C'est le rôthel de W. Il forme «n;eertains endroits des amas considérables interposés dans les schistes. Je l'ai placé dans ma distribution minéralogique des roches, sous le nom de fi^r' oligiste àrgiUfère^i : On trouve près-de Sâint-Galais, dépattement de la Sardie,;'de'{Metîtes' masses ovoïdes de fer oligiste
DE MINÉRALOGIE. i5
terreux y qui mit une vertu polaire beaucoup plus sensible que celle même de la plupart des cristaux. de cette espèce ; ce qui est d'autant plus remarquable, que ces masses ont passé en partie à Vétat de fer oxidé brunâtre y et que les autres morceaux de la même variëtë qui sont beaucoup plus purs n'exercent pas la plus légère action sur l'aiguille. Il serait difficile d'expliquer cette singularité.
APPENDICE
Fer oligiste paeudomorphique. En chaux carbonatée metastatique. Des environs de Dusseldorf en Westphalie.
Relations géologiques.
Le fer oli^te a, en général, des manières d'être qui lui sont communes avec le fer oxidulé. il forme aussi, dans quelques pays, de grandes masses indépendantes , comme dans l'île d'Ëlbe. C'est dans les cavités d'un £er pligbte rouge , dont est composée sa masse, que se trouvent, comme je l'ai dit, ces beaux cristaux si: recherchés par les naturalistes ;. Us sont souvjept accompagnés de quw z hyalin cristallisé et de fer sulfuré de di£Eérentes iormes. On le trouve 4e mênieeji. (touches et en filons, dans des roches primitives.; Dans celui de Liongbanshyfta en Suède ^ le./er oli^te^est accompagné de pyroxène vert dit
%e IKAÏtÈ
U est plus taani de renùà^tten^ le fer ôlîgiste dissemoé accidejfiitdlement tlans Btuérietu' dès n^Sfâeà roches* U a plutôt de «ces relations que j'ai appelées de nmcanths^Hif^ les prairies sui^staiicéd grotipëès li là jsur&ce deà roches d<mi il s'agît Ciâist «Itisi tju'aii ââuit^^Sdtfaard, ses omtauft y d'utle fbraie àitdttdie ^ ^^KDcîent nù fddspath dit ^dutati^. ï^mèxiÈe téflation a lieu daiis le départeaKÈHt de i^Isèi^. Ati même endroit , le fer oligiste est quelquefois engage dans l'intérieur dû quàrz hyalin'. Dans un morceaii dont j'ignore la localité, le quarz^ la chaux csuihohatée et la haryte sulfatée se iréunissent pour aççompa^er ïe fer oligiste.
A l'égard des autres substances métalliques qui s'associent au fer <di^t^^ j'^ di^. cité le fer sulfuré; j'en ajouterai ici deux autres, le cuivre pyritëûx^ qtd Ibnne vol eMtknt trè^ éclatoâLt Mit là Sur- &ÉS dii fei: oSgiste^ et le «imre ^«urbënatô adhérent à un: qpciatE dont les cavités 6«mtgàKiiiëi^.dè très petite cdSistmix de >lbr dHgiî^^
Le fer oMgiste^ en crâlsmi otdttaSrement îâfnieliàfimàes j s<e èrouve kom 4ans 1^ tëttiâM Vbkaht^ës de divers «iklmte, ^dûim^ait StrOttibdli, l'une deâ tiés lipari^ >el«pécijBleittmt daM te département du ¥^-deJDùfDke ^ où il est engagé dàïis uUé pierre grïsé taBÉnue %us ie nom de piètre de Fhh4cy et que tous ceui qui çrat é^ stir les lièût r<^g;àfdà!it eômmé dérint soti angine au feu. D'après leé i5bsei*Vàtioifê des mêmes naturalistes, les cristaux dont il À'agit
DE iVllNËEALOGlE. 17
ont été produits par la sublimation, à l'aide de la chaleur. • / • •'
lies environs de Framont, dans les Vosges 9 fournissent .aussi une grande quantité de fer oligiste^ dont les cristaux tendent vers la forme d'un solide cdour posé de deux pyramides^ droites réunies base àrba^e. Le. fer y est accompagné de baryte sul&tée, de &r carbonate et de qnàrz hyalin.
Annotations,
J'ai parlé d'une des mines les plus abondantes j parmi celles qui fournissent le fer oligiste. C'est celle de l'ile d'Elbe, près de la cote de Toscane', où l'cm tire cette espèce de fer^ surtout des monts Calamita 'et Rio. Cette île était connue' de&am^iens sous le iK)m âilha; Virgile l'a célébrée' dansle'io^ livre de son Enéide, où il la peint comme une île fé^ conde en veines inépuisables d'acier :
' Insuh inexhàustis Chalyhum generosa ynetallis; - ■ ■ '
Ce mot inexhàustis /înépiûsahle j pôurtâît pasisér, chez un poète , "pour une métaphore ; mais il n*était p'as "permis à Pline, qui écrivait comme naturaliste, d'avancer , contre toute raison , que cette île offrait un fait digne d'admiration, en ce que le fer y renaissait à mesure qu'on lé tirait de la mine. . XiG fer oligiste est une des substances métalliques les plus susceptibles de ce genre d'altération qui devient une source d'âgrémens, en faisant naître de Miner. T. IV. 2 ,
i8 TRAITÉ
belles eouleur s à la surface du corps qui le subit. Rien n'est plus agréable que de voir ces reflets s'étendre par zones ou par taohes sur la surface des cristaux d'un cet tâitt volume , tels que ceux de l'Ile d'Ëlbe , ou étaneeler sur les groupes qui , comme ceux de Fratioonty sont composés de cristaux lamelliformes que l'on prendrait pour un assembls^ge de petites pierres gemmes 9 choisies parmi celles qui brillent des teintes les plus vives et les plus flatteuses pour l'œil. Mais un phénomène encore plus remarquable , c'est celui €pe présentent des cristaux lamelliformes qui^ sous certaÛD^s aspects 9 ont l'éclat métallique, et, sous d'autxeé aspects , paraissent d'un rouge mordoré , à l'aide des tayons qui les ont pénétrés. U y a même des inristaux d'un volume très sensible qui réunissent les deux effets. On retrouve ici un nouvel exemple de. la décomposition de la lumière en deux couleurs, dont chacune esit complémentaire de l'autre. Le gris métallique du fer est mêlé, ainsi que je l'ai dit, d'une teinte de bleuâtre - que l'on peut regarder conime la teinte proprement dite du fer , relativement à l'ordre des couleurs prismatiques ; or le rouge tirant au rouge aurore, est la couleur complémen* taire du bleu, et telle est celle que donnent les reflets de la lumière qui a pénétré le cristal dont U s'agit ici ; ils ofirent ,1e rouge nuancé d'orangé. Ainsi les métaux dont le nom seul semble réveiller l'idée d'une opacité parfaite , reproduisent un phénomène analogue à celui que présente une lame d'air , c'est-
à-dire' du fluide qui est pour ainsi dire le corps tramparent par exceUence.
J'ai fait rentrer dans l'espèce du Cer oligjlste plusieurs variétés qqe j'avais rapportée]^ à ceMe du &r voxidé , telles que l'héaiatite rouge ^ le fer terreux de la. même couleur, ^c. C'est souvent dans le^ cavité des masses qui présentent ces variétés que se sont formés tes cristaux qui n'en difiBàrent que par une agrégation régulière des mêmes molécules in* iégrantes, et quelquefois par ipi plus :^and degré Âe pureté. On4;rouve même de ces masses qui se dir visent en rhomboïde un peu aigu^ semblable à la ifisrme primitive.
On ne sait pas encore positivement en quoi consiste la différence entre la composition chimique di^ fer oligiste et celle du fer oxidulé. On a essayé de là déterûiiner ; mais ce que Fon a d^t à cet égard ne tne parait pas .encore décisif. En attendant de nouvelles recherches , on a , relativement à ces deu:i^ substances, deux formes qui, étant incompatibles dans un même système de cristallisation , seryent â. tracier entre elles une ligne très nett^ de démarcation.
On trouve du fer oligiste en Norvège et en Suè^e , sous la forme de masses qui.ont le tissu sensiblement lamelleux , et dont l'action sur le barreau aimanté est en général plus marquée que celle des cristau;?: de l'île d'Elbe et de Framont.
J'observerai à ce sujet que quand on éprouve ^
à l'aide d'un barreau d'une certaine force, le magnétisme des cristaux qui se trouvent dans ces deux dernières localités , il est bon de présenter successivement le miéme poiat aux deux pôles du barreau ; car le cristal étant lui-même un aimant , mais qui ïi'à qu'une vertu assez faible , il pourrait arriver que dans l'une des deux épreuves le barreau restât immobile. J'ai déjà dit que cela aurait lieu , si la force du barreau se bornait à détruire le magnétique du cristal (*) , sans pouvoir y substituer le mimétisme contraire. C'est une suite de la théorie d'après laquelle un corps à l'état d'aimant ne peut agir silr un autre qu'autant que celui-ci est sorti lui-même de son état'naturel , et qu'il s'est fait dans son intérieur un déplacement , ou plutôt une décomposition du fluide magnétique.
Un examen attentif du gissement des cristaux du Mont-d'Or et autres lieux voisins (**), a engagé Delarbre à les regarder comme un produit du feu des volcans^ qui avait volatilisé le fer à la manière des sels ammoniacaux, du soufre, etc.; et cette opinion est aujourd'hui assez généralement reçue. L'art même est parvenu encore ici à imiter la nature , en produisant des sublimations de fer cristallisé, qui avaient beaucoup de rapport avec celui des volcans (**).
{*) Voyez cl-dessas^ l'article du fer oxidulé. (^^) Voyez la deseription de cette localité^ dans un Mémoire de Delarbre , Journal de iTiys. , août 1 786, p. 1 1 9 et suîv. (***; Ibid,^ p. 127 et suiv.
Tous ces ciistaux volcaniques semblent effectivement porter l'empreinte d'une cause dont l'action rapide a, pour ainsi dire, brusqué leur formation. U est souvent très difficile de démêler leur véritable type à travers les dimensions inhales de leurs faces, et, sans un œil exercé, on ne serait pas tenté de x^ connaître leurs images dans les figures que nous en avons données.
, Les mêmes cristaux ont souvent leur sur&ce mar?: quée de linéamens^' d'une forme contournée, mais qui n'einpéchent pas que leur surface n'ait un poli vif, en sorte qu'ils ressemblent à de petits miroirs métalliques ; ce qui leur a fait donner le nom de fer spéoulaire,,cpxe l'on a aussi appliqué à d'autres variétés de la même espèce.
Je vais maintenant exposer de quelle manière j'«i été conduit à rétablir la précision et la justesse dans la détermination des> formes cristallines qui appartiennent à cette espèce, et dans leur rapprôchlsmeiit avec ime forme primitive commune. On s'étonneià moins des méprises qui ont retardé, à cet égard, le 'progrès de la science, en considérant qu'elles te**naient à des s^pparences dont on n'est- pas tenté jAe se défier, et qui éloignent l'idée de vérifier, par des observations exactes , des faits sur lesquels on «'en reporte naturellement au jugement de l'oeil.
Les cristaux de fer volcanique s'offrent ordinai^ rement sous un aspect qui les a fait prendre pour:
àa TRAITÉ
des gegm^nd d'octaèdres rëgùliers (*) , setftblables à éetïx que l'on détacherait en faisant ^ dans uii oc^ taèdre entier, deux coupes pataUèles à deux faCesr opi^bsëes , et situées à égale distance du centre. Où trouve de ces s^mens d'octaèdrfe jparmi les variété» dix spinelle, de' l'alùniine sulfatée €rt dû cuivre pyri^ tëtix. La conformité d'aspect qu'ont afVec ceux-ci le$ cristaux de fer des volcans , a probablement fait il-tft^n k Ronté dé l'ble, cet observateur d'aUleurs- ^ attentif ^ €^ ÉOtte qu'il èe sera dispensé de mestirei' ibÈ angles de Ceà cristaux. J'avais déjà averti ^ dans ie Jotirnial des Mines (^^) , que l'incidence des baséfr Htkr les feces latérales , qui ne devrait éti^e que de 16^ 28', datfs Thypotbèse de l-ôétaèdiî'c régulier , était d'environ 122^, et, par de mmvelle& toesures'', |e trouvai à peu p!rês ïaS^^ c'est4-diré qiielô dUTéiféiice était de 13^ 7. Je m'étais abstaiù en même tëtaps de ptc^bhcer sur ià structure des cristau:!^ dôiit il s'agit, n'ayant encore, à cet égard , que deis indicés qui detnàhdàient à être vérifiés. J ai reconnu depuis que èes cristaux avaient pôv^ ioTtÉ.e primitive un rhomboïde : un peu aigu s^nblable à delm dé la Sg. 17b, en^drte que j'avais (continué de lès fe^arder ciomme une espèce partitiulià^ , que je tatom-
. (*) Dertslé, CrÎ8tallogr.,i.III,p. 188. DeBorn, Cataï., t. II, p, 267. Lamétberie, Théorie de la terre, 2® édition, t. I , p. 226.
D£ MINËRAIiOGIfi. aS
mek% fer pyroeète ^ c'est-à-dire ^ quia le domainediêi feu pwr patrie.
iPétms ^rs dans l'idée que le» cristaux de fer de 1-fle d'Elbe dényaient de la farme cubii|ue. Stéufmj qid les avait ^décrits le premier , disait qu'ils avaient m% faces penlagoiips qui ocRiicidaient exastemoA ayec les finies du cube , et ajoutait ^pie tcaites les autre^fisKKs étaient produites par les angles du cube, taaiM{ués d'une certaine manière (*)• Rome de Lisla avait adopté cette o|>inion , qui de|Hiis est devenuiç géoérab parmi les naturalistes. Je m'y ëtiûs con-: fonné moitmàsie dans ce que j'ât^ écrit sur ce sujet ; et en s^liquant la théorie aux formes secondaire^ » je les avals &it dériveij du cube^ par des^lois ymp^f^ de décrwss^nent y qw conduisaient à des angles^ •eiisiblanent conformes à ceux que me donnait l'cbraervation.
A l'égard des <»ristaux de for de^ Framout, Rom^ «le ride les considérait comme des modifications du* dodécaèdre à plans triangulaires isocèles» dont effeotivement ils présentent la formée, excepté que .l^urs ^yramâdé» sont incamplètes dans leurs sonunets, et ^quelquefois aussi dans leurs angles latéraux. Néanmoins ce oâ^re naturaliste pensait que les variëjU^ de celte mine étaient en même temps des modifica^ fions plus ou moins prochames du cube (^,. J'avais £nt, de mon coté, des recherches pcmr les ramener
(*) CoUect, acad. , partie étrang. y t. IV, p. 4oo. {*♦) Cristallogr. , t. 111, p. aoi-
!l4 mAÏTË
à cette dernière forme' considérée comme primitive ;
et quoique les lois de décroissement auxquelles * j^é-
tais parvenu s'écartassent de la simplicité des lois ordmaires> ccmimè les exposans qui entraient dans leurs expreissions n'excédaiimt'pas le nombre 6 , elles me semblaient d'oùtent plus admissibles , qu'elles tendaient à prodâii^'tine fcHme symétrique ,' savoir, celle -dit dodéeàèdi^ à'plans triangulaires isocèles. -•^Clîe^endàntj'aVaîs toujours été frappé d'une e^ce âë^kigidarité tfaé présentait' ici la forme cubique , €fai 'Msait la fonction de* rhomboïde, - c'est-à-dire qii'il fallait concevoir uh* axe qui passât par deux angles sbËdes opposés, lesquels devaient être conddérés 'Comme les sommets y et les lois de décroi&e* mènl*qui' agissiaient autour -de ces soiicunets étaient difiërentes dé celles' qui se rapportaient aux angles latéraux. Au contraire , dans le fer sulfuré et d'autres ééjpéces qui ont un cube pour noyau, les décroisse- 'mens se fimt d'une manière uniforme sur «toutes les parties de ce noyau serablablement'siluées^ * * 'Je fus encore 'plus surpris d'un résultat auqud me conduisait la déterminaUon d'unie variété^ de fer de Fràmont,"*qùi m'avait été communiquée :par M. Lhermina. C'était ceUe que j'ai* nommée uniternaîre^et que représente la % î76^Ne l'ayant connue jusqu'alors que ^ d'après une description peu exacte de Rome de l'Isle (^); je n'avais point été à
(*") Ce savant naturaliste en faisait une modification de
DE MINÉRALOGIE. i»
portée de faire une observation , qui consistait en ce que les "bords iongiikudinaux des peîitagones V ^^ eu ceux qui sont contigus'aux &ces'i»^ étaient exacts-^ inent parallèles entre eux ; or, pour avoir ce paralléltemé, dans l'hypothèse d'un noyau cubique, il fallait silpposer un décroissement par vingt rangées sur les âïiglés inférieurs de <îe noyau. • - i '.-..
' Piqué, en quelque sorte, de voir une loi aussi- (extraordinaire s'introduire dans *> une - ' théorie : qui jusqu'alors avait donné des résultats beaiicoùp plàff simples ,' et réfléchissant de ' nouveau sûr cette ês^ pèce' de prérogative peu naturelle que^^senUilait' a6border id la crist)dilI]Stftion> aux deux angles solidea t[ui i^réàentàient les sommets ^ je poMiai m^sou]^ çons sur la formé cubique elle-même,' et, à* Fàideiiu goniomètre^ je miesurai, pour la première fois^ siir les cristaûx'de' l'île d'Ëlbè, l'incidence mutuelle* des faces priniitives^ au lieu * que ' jusqu'alors je m'étais bb^é à mesurer celle > des &ces produites par ' les décroiissemens ; isoit entre ell^f soit avec les '&ces primitives j et je troiîvai'que la fôrme ^e j'avais' regardée 'comme ikn ' cube^' était un )véritablè rhomboïde ;> qui' ne dii^rait pas^ sensiblement de- îcelùi qtie j'avais déterminé par rapport au fer des volcans, ce qui indiquait la réunion de l'ime et l'autre substance dans une même espèce. Dès lors ces lois de
celle où, selon lui, Fincidence des faces », n' était de iSô** au lieu.de jao** 5tt'» r
nS TRAiTÉ
décioîsaemefis qui m'avaient paru ^guhèrés dan» lea cmiaux de Framoiit, firent place à des lois très sîmfdes, et tout rentra (>ouc cânsi dire dans l'ordre^ A l'yard des yariétés du fer de File d'Ëlbe, je ne flrouyai aucun ohang^nent à faire aux anciosuates lois,^ xpà n'excédaient pas taraôs rangées ^ parce <{ue les incidences secondaires que j'avais dét^^mipiées ^ dms lliypothèse du Cube , ne différaient guère que d'wi deotuHdegré de celles qui t^ésuUent de la Sçnno^ i^Mmboidal, quoique la différence enb^ les ipfi^e$ priiaKiti& fut de trois degtés. C'est ici. 1'^ 4^ ^es eas que j'ai renoonlfés quelquefois dans le cours de mes veoberches, où une quantité très $efn$ible en eBeHSïèam «'atténue pour amsi dire en passant dan^ oèrtainss résultats qui en dépendent {^). : . J'ai vérifié ua ^nùid aoinI»re de fois les observa-r ékim dont je viens de fiarler , et )'ai même trouvé dei tinsses latfielleaaes ^e fer qui, à l'aide de la divi^on mécaiûqii», donhaîent^ ninsi tpie les oristaujt un rbombmde et ami pas un eube, il a&Uudjeseonsitdéirations théoriques pour m'eiiRacfaer une observation iri simple , ^ &cile à £nre y et cdle paor laquelle j'aurais dû<e0niniJsm)er. Au^iMte ,
(*) Par exemple , i'^ingle A' (fig. 171), qui était ie 117*2',
dans riijpothësè dû cube, est de 118** îa' dans celle iu
rhomboïde; Pîncîdence de n sur P (fig. 17^)9 qtd, dans la
yrèmière liy^^hèse» «Uft de 1^4^45', est de ifi/i^'s^ ifan»
la seconde.
je puis dire 'que c'est la seule fois que j'aie été eii«tralné par le préjugé de Toeil^ct qu'à l'i^ard de toutes lés autres substances , j'ai toujours mesuré les angles primitifs avec tout le soin dont j'étaia capable.
Au fond y la correction d'environ trois degrés qui se présentait ici à faire, ne mériterait guère de fixer l'attention , si eUe n'avait pas une influence remarquable sur la classification des mines de fer; car elle î^nd incompatibles dans une même espèce le fer oxi^ dulé, quia pour forme primitive l'octaèdre régulier, et le fer oligiste, qui a poutnoy'au xxû rhomboïde un peu aigu. On voit qu'une plus grande quantité d'oxigène iïâprime à la molécule xùi ôàtactére tout plBa>tîculiter , en la disant passer à tinè nouvelle fyitùfe ^ tjoi n^A rien de commun avec la première , d'où il paraît résulter qu'il y a ici deul poinfo de saturation très distincts , que la Cbiittiie'détennitièta sans doute^ lof^qu^lle portera daùs l'analysé des milles de fer Inexactitude que comporté la ^pèrfectibti à laVJuéUe tètfce scâence est aujôurd'htd parvenue.
Le fer oligiste , à raison de -son hôtiiogénâté , ifài, lie laissé presque autre tîhdse à feiïre, pour lé tendre ductile , que de lé dépouiller dé son ôxîgèné, est ï)ar là susceptible d'être traité avec succès par la méthode qu'ofi appelle à la catalane. Aiïisi , au lieu de deux opérations qui se succèdent dans le traitement des inines d'alluvion, l'une par le fourneau de fonte .^ l'autre par celui d'affinage , on se borne à une seule,
aa TRAITÉ
qui consiste à mêler le fer avec du charbon , et à lui fiîire subir une fusion' pâteuse. Ce procédé réunit à Tayantage d'être plus simple et plus expéditif, celui d'apporter une grande économie dans l'emploi du combustible.
QUATRIÈME ESPÈCE
FER AASENICAiL.
(Gemeiner arsenikkies j W. y^xùjgdjs&ntxil pyrite arsenicale
et misspickeL )
Caractères spécifiques.
Caract. géométr. Forme primitive : prisme droit rhomhoïdal (iSg. 188, pi. io5), dans lequel l'incidence de M sur M est de iii^ 18', et le Coté de la base est à peu près égal à la. hauteur G ou H (^).
Molécule intégrante : idem.
Cassure. Granulaire , à grainfin, et peu brillante*.
Caract. phys. Pesant, spécif. , 6,5223.
Dureté. Etincelant par le choc du briquet, en exhalant une odeur d'ail très sensible.
Couleur. Le blanc tirant sur celui de l'^étain. Caract. chim. Présenté à la simple flamme d'une
• mmmam^mÊrmÊÊÊtmmmmm^mmm^mmm i ii — ■— — .^i— ■ i i i i i ■ ■ m i
(*) Le rapport que f ai adopté est celui de l/aa à y^xx. La nloîtié dé la grande diagonale de la base est à la haur
teur G :: V^Ï5 : t/21 / et elle esta la moitié dé la petite
diagonale :: V^i5 : V^/.
DE MINÉRALOGIE. ag
bougie, il donne une fumée épaisse accompagnée d'une forte odeur d'ail.
Analyse du fer arsenical de Frey berg , par Ghevreul :
Fer 34,988
Arsenic /^Sy^iS
Soufre ^ • 20,i32
Du même , par Stromeyer :
Fer 36,o4
Arsenic 4^988
IOO,DO.
, Du même , par Thomson :
Arsenic • • • • 489 '
Fer 36,4
Soufre. • • • • • 1 5,4
Perte 0,1
Du même, par Lampadius ( Karsten , Min. lab., p. 'j5): •
Fer 58,9
Arsenic 4^,i
Caract, distinct. 1°. Entre le fer arsenical et le cobalt arsenical. Le premier donne ordinairement
So TRAITÉ
des édiicelles "par le choc du briquet , ce que ne iait pas l'autre. Sa couleur est d'un blanc moins décidé , qui tourne assez souvent au jaunâtre ; lorsque la blanicheur du cobalt est altérée , c'est par une nuance de rougeâtrequi paraît surtout dansla cassure. Les formes cristallines du cobalt arsenicsd dérivent du cube ou de Foctaèdre , et celles du fer arsenical d'un prisme droit rhomboïdal. Le premier, mis dans l'acide nitrique à froid , y fait aussitôt effervescence ^ cet effet n'a lieu pour l'autre qu'au bout de quelques instans. 2*. Entre le même et le cobalt gris. Celui-ci a le tissu très sensiblenient lamelleux ; il s'égrène plutôt que d'étinceler comme l'autre sous le briquet. Ses formes sont ori^naires du eube , et celles du fer arsenical d'un prisme droit rhomboïdal. 3^. Entre le même et le fer sulfuré. Celui-ci ne donne poiiiit d'odeur d'ail comme l'autre par le choc du briquet. jSa couleur est le jaune de bronze, et celle du &r arsenical incite presque le blanc de l'argent. Même distinction relativement aux formes, que pour le cobalt arsenical. 4^. Entre le même et l'argent antimonial. Celui-ci n'étincelle pas comme l'autre sous le briquet. Au chalumeau, il finit par donner un bouton blanc métallique très ductile; le fer arse-r nical, dans le même cas, ne donne qu'un globule ^u>irâti*e et cassant.
DE MINÉRALOGIE. Si
VARIETES
FORMES DETBRHINABLES.
Quantités composante des signes représentatifs.
JL
MPBEÊÉ*G'.
fA?g l z r n
Combinahonê deux à deusç.