‹ Traité de minéralogie. (Conseil des mines). 4 tom. [and Atlas]Chapitre 5 sur 158 · QuadrioctonaL MEE (fig · texte numérisé non relu

QuadrioctonaL MEE (fig

Quatre â quatre.

€. Equipaient. M'G*BE (fig. igS).

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Formes indéierfmnables.

Fer arsenical bacillaire.

3i TRAITÉ

Aciculaire.

Massif.

APPENDICE

Fer arsenical argentifère. Weisserz , W. Edler arsenîkkies , K. La quantité d'argent varie de i à 10 pour 100. On exploite ce minéral comme mine d'argent; il ressemble au fer arsenical ordinaire, mais il est moins blanc et prend plus facilement une teinte de jaunâtre par l'exposition à l'air. A Braunsdorf en Saxe^ il est sous la forme de grains engagés dans le quarz ; quelquefois l'antimoine sulfuré capillaire l'accompagne.

Relations géologiques.

Le fer arsenical a cela de commun avec les deux espèces principales de mines de fer que j'ai décrites précédemment, qu'il se trouve aussi quelquefois en masses assez considérables pour qu'on l'ait mis au rang des roches proprement dites. Dans ce cas , il est subordonné au mica schistoïde (Tondi). Mais en général , il est beaucoup plus rare que ces deux mines , et dans une multitude d'endroits on ne le trouve qu'en petite quantité ; de plus , ses manières d'être sont resserrées dans des limites plus étroites. On ne l'a encore observé que dans les terrains primitifs.

Il entre accidentellement dans la composition de plusieurs roches , entre autres du granité , dans

la province de Massachuset ; du talc lamellaire, en Angleterre.

On le trouve encore associé à là formation accidentelle de divers filons occupés par des métaux plus abondans, ou qui sont un objet direct d'exploitation; c'est ainsi qu'il accompagne l'étain oxidé, à Schlackenvrald en Bohème ; le cuivre oxidulé , en Angleterre ; le plomb sulfuré et le cuivre pyriteux mêlé de fer sulfuré, près deFreyberg.

Sa variété aciculaire se trouve à Temeswar dans le Bannat , sur une chaux carbonatée qui passe à là variété nacrée. En France, à Saint -Leonhard ( Haute-Vienne) , il est engagé dans le même quarz que celui qui renferme le schéelin ferruginé. En Sibérie, il accompagne Fémeraude. Ailleurs il est associé , tantôt au zinc sulfuré , tantôt au fer sulfuré, dont il recouvre les cristaux comme par incrustation.

Annotations.

Suivant l'opinion des anciens minéralogistes , et en particulier de Monnet, la substance dont il s'agit ici , réduite à l'état de pureté , n'était que la combinaison simple du fer avec l'arsenic, telle qu'on la produirait, disait-il, en unissant ces deux substances par la voie du feu. Bergmann a supposé de même que le vrai mispickel n'était composé que d'arsenic et de fet. M. Thomson a dit aussi (Syst. de Ch. , tome VU, p. 507) que l'on combinait le fer et l'arsenic par la fusion ; que cet alliage était blanc, cas- MiNÉR. T. IV. 3

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sautyet$xi»cepi\bh de ciHtellber; qu'on le b:ouyait tout fait dans la nature , et qu'il était connu spiis le nom de mié^iokel.

C^foudmt de Bom r^^dait cette mue qoome uœ i^omiHQttiiQii d'arsenic, de fer et de $oufre. Crpnfiledty Wallmus et Bergmann n'udanettaient la présente de ce dernier principe que dans pertame» variëtâs , dont ils avaie»it fait une espèce à part, distinguée du nûi»p΀ke]. Dans la première édktvm de ce Traité^ j'avais placé ces variétés par appendice k la suite du fer arsenical cc^nnum , sous le non de fer arsenical j^^^ii^zinc. J'hais plutôt porté à cmm qu'elles n'étaient autre chose que le mispickdl lui* mène ^ modifié par la présen^be d'une ipiantité plus ou moins oonsidérahle de soufre, due pi>obabtement a un mélange de fer sulfuré. li^s expériences de M. Yauquelin venaient k l'appui de mon opinion. Dans la pyrite arsenicale d'£n^bien ^ analysée par ce savant, l'arsenic ne formait que. T^ à peu près de la masse; et dans celle die la Fa* rcw}iiB , il en &isait près des f .

J'avais examiné les échantillons d'où provenaii^t Les morceaux soumis à l'analyse. Leur sur&oe offrait la couleur jaune du fer sulfuré, et l'on y voyait, à quelques endroits, dé petits cubes de cette demiàne substuice , tandis que l'intérieur avait une couleur d'un blanc Iégèrem.aEit jaunâtre, qui se rapprochait beau<)oup plus de c^e du fer arsenical.

Il me paraissait donc qu'il y avait «itns le fer

sulfura, pur et le fer arsenical pur , une série de nuances qui dépendait de la variation des quantités de soufre et d'arsenic ; en sorte que les intermédiaires devaient être rapportés y comme simples mélanges , à l'un ou l'autre des extrêmes , suivant que le soufire ou l'arsenic y dominait.

Mais M. Ghevreul, qui a publié les résultats de plusieurs analyses qu'il a faites sur diverses variétés ,de loispickel, et en particulier sur les cristaux de Freybei^ qui paraissent très purs, est persuadé que cette substance métallique résulte de l'union du fer jsulfaré au minimum et de l'arsenic.

Suivant M. Berzéli^os , qui adopte les mêmes résultats^ elle serait une combinaison d'un arseniuré de fer au maximum, avec du sulfure de fer au maxi-* mum» Je ne prétends pas décider entre ces diverses manières de considérer la copiposition du mispickel ,

et celle qui consisterait à supposer que ce fut ime combinaison triple, dans laquelle les trois principes se seraient unis directement, ce qui , au premier aperçu , semble plus naturel.

D'une autre part , M. Thomson cite une analyse du mispickel faite par lui-même, et qui a donné , arsenic 48,1 , fer 36,45 soufre 1-5,4; ^^ q^î ^^ s'accoxde pas avec ce qu'il avait dit du mispickel , en supposant qu'il n'était autre chose qu'une combi-naison de fer et d'arsenic , à moins qu'il ne regarde le soufre comme accidentel.

.Si des jcechercfaies ultérieures ocmfirmentles résul^

tats que je viens d'exposer , il &udra faire dans le nom de cette espèce un changement qui indique l'union du soufre ayec les deux autres principes ; mais l'espèce restera toujours à la place que lui as^ signe la Cristallographie jointe aux autres caractères;

Henckel dit que, dans la Saxe, c'est par la décomposition du mispickel que l'on obtient l'arsenic blanc du conunerce , ce qui n'a lieu qu'accidentellement et par suite du traitement direct des mines d'étain auxquelles le mispickel est associé, l'appareil étant disposé de manière que l'arsenic qui se d^age pendant cette opération puisse être ensuite recueilli.

Dans le fer arsenical comme dans 4e nickel arsenical y la vertu magnétique est anéantie par la prér sence de l'arsenic , et peut-être aussi par celle du soufre. On sait que le fer ordinaire ne se convertit en aimant que parce que la résistance qu'il oppose au mouvement des deux fluides magnétiques dans SCS pores, n'est pas assez grande pour les empêcher de se dégager l'un de l'autre , et de se porter vers les deux extrémités du miorceau de fer soumis à l'expérience. C'est cette résistance que M. Coulomb a nommée force coercitipe , et qu'il compare au fix)ttement. Or, il paraît que les molécules de l'arsenic, •en sintroduisant entre celles du fer ou du nickel , augmentent tellement la force coércitive , que les <leux fluides deviennent incapables de la vaincre.

Cet accroissement de force coércitive que l'arsemc produit dans le fer , paraît dépendre de ce qu'il

DE MINÉRALOGIE. Zj

le rend aigre et cassant , en diminuant le jeu de ses molécules. Pour que le fer passe à l'état de magnétisme/il faut que les deux fluides qui composent le fluide magnétique puissent se mouvoir avec une certaine liberté dans les pores de ce métal. On sait que les molécules de tous les corps font continuellement des oscillations imperceptibles occasionnées par l^s petites variations de la température, qui n'est jamais dans lui état de stabilité parfaite; or ces oscillations favorisent le mouvement des fluides magnétiques, dont les molécules profitent pour ainsi dire des petits écartemens qui ont lieu par une suite des mêmes oscillations, pour se glisser entre les mo«^ lécules ferrugineuses, et se distribuer suivant les lois du magnétisme. Mais les oscillations se font avec d'autant plus de facilité que le fer est plus ductile et moins cassant, parce qu'il résiste d'autant moins à la force qui tend à produire de petits écartemens entre ses molécules; c'est pour cela que le fer doux reçoit si facilement le magnétisme, et le perd avec la même facilité. Dans l'acier, la présence du charbon interposé entre les molécules ferrugineuses en diminue le jeu, ou, ce qui revient au miême, rend le fer plus cassant ; aussi l'acier résiste-t-il beaucoup plus que le fer doux à la communication du magnétisme ; mais dès qu'une fois il a acquis la vertu magnétique , il la conserve très'long-temps; L'arsenic rend le fer plus cassant encore que ne fait le charbon, et, par une suite nécessaire, il- diminue

tellement le jeu des molécules du fer , qu^elles opposent au mojuyement des molécules magnétiques un obstacle que celles-ci n'ont pas la fi>roe de surmonter.

CINQUIÈME ESPÈCE

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