Octoduodécimal •G-M'ff'HTAB (fig
N. B. Nous avons observé, M. de Monteiro et inoi^ d'autres variétés distinguées des précédentes
par des facettes particulières , qui étaient trop petites pour se prêter aux apptications de la théorie ; mais leurs positions tendaient toutes à prouver que le prisme rhomboïdd était le véritable type d'après lequel la cristallisation avait travaillé.
Formes indéterminables.
Arsenic sulfuré bacillaire , rougev liminaire.
a. Rouge.
b. Jaune.
Sublaminaire. Jaune.
Concrétionné-globuliforme. Jaune , avec mélange
de roug,e.
Compacte: Rouge.
Annotations.
L'arsenic sulfuré a eu deux origines différentes , dont l'une est due à Faction d'un liquide , et l'autre À celle de la chaleur. Selon les observations des géologues, celui qui a été produit par la voie humide appartient à deux sortes de terrains, distingués par les époques auxquelles répond leur formation : les variétés d'une couleur rouge, connues sous le nom de réalgary se trouvent principalement dans les terrains primitifs, où elles accompagnent tantôt l'arsenic natif, tantôt diverses autres substances métalliques , parmi lesquelles je citerai le cuivre gris et le
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^r sulfuré, engage dans la d(4(Hi|ie du Saint-Go-
La fonaation de$ vari^t4s d'un^ couleur jaune parait être d'une date plus récente. On les trouva dans des terrains seconda^rea , où ellos sont accompaguées d'argile , de quarz et autres substances pierreuses.
Dans Fargile bleuâtre de Neustadt , en Hongrie , on voit un mélange des deux substances y qui a également lieu dans d'autres localités.
L'arsenic sulfuré jaune sublaminaire a aussi pour gangue une argile.
La baryte sulfatée que l'on trouve à Offenbany a en Transylvanie, y est quelquefois colorée parrarscnic mUfiiré jaune.
L'arsenic sulfuré , dont l'origine est due h l'action de la chaleur , a étéproduit par la sublimation , sous la forme de petits cristaux rouges , près des cratères de différens volcans j tel est celui qu'on trouve à la Sol^ibgrre prè» de lïïaples, à l'Etna «t à la Guadeloupe.
L'arieoic smi£u^ x^om offre une .nouvelle preuve d'une vérité déjà établie pnu: tant d'aufands faits ; ^yoir ; que les progrès d6 l» science minéralogîque sont étroitement ]1^ i çe»x de la Gristallograr^ie , et que les seules 'OonnaîsAances solides et durables au:3iqueUes puisise nous oonduire l'étude des miné^ rani: y 4ont celles qin portent ce oanactèns de rigueur et de précii§iw que la Gémnatrie imprime a tout ce
qu'elle toucjbe.
DE MINÉRALOGIE. dSi
^ A rëpoqoe où j'ai puMië mon Trf>lcau comparatif, nous à'aviotis encore que des descriptions vagues et împar&iies des formes que présente Fàrsenîc solfilré. Rome de l'Me, dans son Essai de Cristallographie, avait indiqué une de ces formes!, comttié étant celle d'un prisme hexaèdre terminé par des sommets dièdres à plans pentagones; mais dans la Gristallograpbie^ dont le premier ouvrage n'avait été que Fébauche^ il expose une traître opimen d'après laquelle ks formes de l'arsenic sulfuré ne seraient autre efai3sie; que des modifications d'un octaèdre rfeomboïdal^ semblable à celui du soufre. Selon lui, cet octaèdre était modifié par un prisme intermédiaire entre les deux pyramides ; et effectivanént il existe une variété de sott&e que j'a& nommée émouseée^ et qui pvé^ sente celte modifîcati<>n* Tel est le typeauqud fioma de l'Isle rapportait les variétés de l'sffsénic sulfuné. Il avait été sans 4oitte trompé par la petitesse et par FimpciiCectîon des cristaux qu^il avait entce lesiBsoShs. Des formes mal prononcées pieavent en imposer même à un ^bsel^^^iateur lufclHle.Oki pourrait les oomr parer à -certfBtt^niits^esHlaiis lesquels les yeq:xvo]f^^ ç% qu€ rjsnc^û^tkin leurmocitre.
Xics descHrijptions de Acotné 4e l'ble se sjqpqportaient principaiâBpient «aux ccistmix d'arsenic sui&DPé rcnige ou *de ^rëalgar^ qui se trouvent anpcés de jdusièiirs volcans ^ et l'>6n sait lopi'il exîsAe aussi dans les mèoies tndfMte'des oristlMîux ide soufre pur, qui y ont été produits p^r ^jBtj^ubtiynation. D'après l'opinion de Roiné
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de risle , il semble que l'on aurait pu considérer les^ cristaux de réalgar dont j'ai parle, comme n'étant autre chose qu'un soufre mélangé d'arsenic en quantité variable, ce qui s'accorderait avec les noms de soufre rouge et de ruhis de soufre que l'on avait donnés.aux cristaux dont il s'agit.
N'ayant eu jusqu'alors aucune occasion d'observer des cristaux d'arsenic sulfuré qui eussent des formes prononcées , je m'étais borné à proposer des doutes qui ne pouvaient être éclaircis que par la solution des trois questions suivantes : i*. La forme primitive de l'arsenic sulfuré , au moins de celui des volcans , est* elle semblable à celle du soufre, ainsi que l'avait présumé Rome de l'Isle ? a*. L'arsenic sulfuré rouge produit par la voie humide , est-il le même que celui des volcans? 3*. L'arsenic sulfuré rouge et lé jaune, connus sous les noms de réalgar et d^ orpiment , ap-^ partiennent-ils à une même espèce ?
C'est à M. de Monteiro que je suis redevable des observations qui m'ont conduit aux résultats à l'aide desquels je crois être parvenu à résoudre les questions proposées. Ayant examiné avec beaucoup d'attention, et avec la sagacité qui le caractérise, des cristaux d'arsenic sulfuré rouge qui faisaient partie de différentes collections, et entré autres de celle du savant M. Neergaard , M. de Monteiro découvrit dans l'aspect des formes que présentaient ces cristaux , l'empreinte évidente d'un prisme i^homboïdal Clique , du genre de ceux qu'offi^ent les formes pri^
DE MINÉRALOGIE. aiS
ttiitives du pyroxène et de l'amphibole* II remarqua que ce prisme était modifié par des fiaicettes dont les imes remplaçaient des angles solides et les autres des arêtes; et en appliquant ici le principe que les parties d'une forme primitive qui sont dans le même cas , subissent toujours des décroissemens identiques, et que celles qui sont dans des cas diffërens ne sont pas soumises à la même symétrie , il acheva de se convaincre que lés formes des cristaux dont il s'agit dépendaient d'un système tout particulier de cri^ tallisation , qui avait pour type le prisme rhomboïdal dont j'ai parlé.
M. de Monteiro ayant eu la complaisance de me communiquer les résultats de ses observations, dont il me mit la portée de prendre une juste idée, en les appliquant à un beau groupe dé cristaux de Rapnick^ dont M. Chierici venait d'enrichir ma collection , je voulus l'engager à compléter ces mêmes résultats, en déterminant à l'aide du calcul , soit les angles et les dimensions de cette forme primitive dont il avait à, bien saisi les caractères généraux , soit les lois de. décroissemens d'où dérivaient les formes secondaires qui en dépendaient mais sa modestie se refusa constamment à un travail que ses profondes connais* sances en Cristallographie lui eussent rendu si facile. Je me vis donc obligé de m'en charger , en prenant pour bases ses importantes observations, et c'est en partant de ces premières données , que je suis par-
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venu à détermmer les lob auxquelles ^t souoùse la structure des cristaux d'arsenic siilfuré rouge.
En comparant lea cristaux de Kapniçk avec ceux que Von trouve auprès des volcans , il n'a pas été difficile de démêler dans ceux-ci les traits du inéme type. Mais il restait à comparer la forme primitive de l'orpiment avec celle du réalgar; et l'extrême rareté des cristaux d'orpiment semblait ne me laisser aucun espcnrdem'en procurer, lorsque M. le docteur Roatsch, qui réunit VJX goût très éclairé pour l'Histoire natu-» relie au mérite qui le distingue en qualité de médecin, ayant été informé de mon embarras par M. Chierici ^ a eu la bonté da Ëûre, en ma faveur, le sacrifice du seul morceau d'orpiment cristallisé qui ae trouvât dans sa collection; et quoique les fi^rmes des cristaux ne çoiçnt pas aussi belles que celles du réalgar, elles en disent assez pour ne laisser aucun lieu de douter que les deux substances n'appartiennent à ime même espèce. tJn résultat de division mécanique que j'ai obtenu depuis , et qui donne pour l'orpiment une forme primitive semblable à celle du réalgar , ofire une nouvelle preuve du rapprochement dont U s'agît.
Ainsi, Parsenic sulfuré a une forme primitive toute patlictilîère, t^ès distinguée non-seulementde celle du soufi^e, mais de œlles de tous les autres minéraux; et il jAÛfetitirté, wiX entre lescristauft volcaniques et ceux qui tont été produits^ par l'eau, «oit «ntre l'orpiment et le i^l^i^, <ee t^ donne la aolntkiii des tvoîs questiQn& prpppsées*
DE MU«£RAIjOGI£. aSSf
A l'ëgârd d^ analyse dont leg deux «ubstaticcs ont été le 6ujet) elles ont donne dane le rapport des deux principes une si grande variation ^ malgré FIuh lÂleté de plu^eurs des savans qui les ont feites , <qae la GhUûie np pouvait répandre aucune lumière sur les questk)ns qu'il s'a^ssait de résoudre.
Une ancienne expérience de Al Proust^ citée par M. Thomson, semblait en dire plus que l'analyse. jLe résultat de cette expérience eonsistail en ce ^'à un degré de chaleur conTenable , l'orpiment se &ê^ ^ dait, sans émission d^ gaz ; et qu'en se r^oîdiitoanti il prenait l'aspect du réalgar ( système de Chimie, T. I, p, 4^1 ); xl'ou M. Thomaon conclut que les deux ooi»()0sés ne diffèrent que dans leur état d'aj^ gr^tion^ ou que peut-être Toq^iraeiit contient une petite portion d'eau qu'il perd parlafusioa. - >
Ainsi, dans le passive de l'orpiment au réidgar^ les molécules intégrantes, en conservant leur figaoe et en coMinuant dé ée tourner les unes vers les âutms par les mêmes JaiMs d'affinibé , subMaeotjtenïwnent une variation dapas leur TBoàù de cappnDchement. Il en résulta w» «^bangesQettft d»ûs k tissu qw la UMnb pisésedde.i la lumère^ i^il aiorte topie k sntrfiioe», «bl partant du jaune-^rin, piMe fm le jaune dW et le fMM^rMgé> jusqu'^ «e/pi'flk arrive mitou^p»^ aurare^ qtai ^etA ^ demiei! tmwe dé h $érie« Si i^ a^pet k théorie /<|)e {fewtouv wr kcqkmtidn deà coqps^ il iaudra. concevoir que les particules réflé-r chissantes augt^f^ntffat;^ él^^f^^^
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substalice se rapproche du rëalgar, puisque le jai^e ^ l'orangé et le rouge répondent successivement à des parties toujours plus épaisses de la lame d'air corn-* prise entre les deux verres que l'on emploie , pour produire le phénomène des anneaux colorés, cette lame étant comme le terme de comparaison auquel se rapportent tous les effets de la lumière réfléchie par les différens corps de la nature.
On emploie l'arsenic sulEuré rouge dans la peinture, après l'avoir broyé en poudre très fine sur le porphyre , ce qui s'appelle porphyriser.
Les Chinois se servent de celui qu'on trouve au Japon, en stalactites volumineuses d'un^ rouge vif, pour fidre des pagodes et différens vases d'une forme élégante. Ces vases ne sont pas pour eux de simples objets d'ornement : on dit que quand les Chinois veulent se puiser, ils laissent séjourner dans ces vases du jus de citron ou du vinaigre, qu'ils avalent ensuite (^). Ainsi, ils ont le privil^e de boire leur guérison dans des coupes empoisonnées.
L'arsenic sulfuré jaune est aussi d'un grand usage dans la peinture, et c'est là sans doute ce qui lui a fût donner le nom à^auri pigmenium^ qui signifie peinture dor^ et d'où celui d'orpiment tire son origine. Wallerius dit que quelques artistes emploient l'orpiment pour faire prendre à certains bois la couleur du buis. U ajoute que les Turcs étales autres
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<*) De risle , Gristallogr., t. m , p. 38.
DE MINÉRALOGIE. aôy
orientaux le font entrer dans les dépilatoires dont ils se servent pour se rendre chauves sur le sommet de la tête y ce qui est chez ces peuples un genre de .beauté. Parmi nous, on l'a employé, eu l'unissant avec la chaux vive , et en formant de ces substances une pâte, à l'aide d'un mélange de savon, pour faire tomber les poils dont une partie du corps était couverte , contre l'ordre de la nature. (Encyclopédie chirurgie, I, p. 4^3 .) Il paraît que c'était dans une composition du même genre que consistait le secret de certaines gens, qui proposaient de débiter un savon à l'aide duquel on se rasait, «n se bornant à s'en frotter le visage. L'annonce de ce moyen a été rçnouvelée à Paris, il y a quelques années, par un particulier 'y mais des savans ayant indiqué en quoi consistait le secret, la mauvaise réputation du' rasoir fit tomber tout d'im coup la manufacture.