FER SULFURÉ
[EisenhieSj W. Vulgairement/^yri^^ martiale ou ferrugineuse^
Caractères spécifiques.
Caractère géométr. Forme primitive : le cube (fig. 194, pi. 106}.
Caraùt. auxil. Ck)u]eur d'un jaune de bronze. On aperçoit assez souvent des joints sensibles parallèles' aux faces de ce solide. Quelques cristaux présentent cependant des indices d'une structure relative à l'ootaèdre régulier , et d'autres semblent réunir les indices de l'une et l'autre structure.
Cassure, Raboteuse et peu éclatante. On trouve cependant des morceaux dont la cassure est con-^ choïde , très lisse et d'un éclat très vif; mais ils sont rares.
Voyez l'observation placée en tête de la description des variétés , où je propose une hypothèse pour tout concilier, en ramenant la structure des diflTérens cristaux de cette espèce à un assortiment de
tétraèdres réguliers , qui seraient les molécules intégrantes.
DE MIMiBALOGIE. 39
Caract phys. PëMtit. specif. , i^jto6&.*. 49749'-
Dureté. Fresque toujoul^ ëtincebml par le choc du briquet.
Odeur. Sulfureuse, jointe à rétinceUe.
Couleur de la surface. Le jaune de bronze.
Couleur de la poussière. Le vert-noirâtre.
Carnet, ehim. Exposé à la flamme d'une bou- ^e 9 il exhalb une odeur sulfureuse et derient roux et attirable à l'aimAnrt.
Sa povissîàre, jetée sur un charbon allumé et placé dans l'obscurité ^ produit une multitude de pmnts lummeux dus à la ccnubustion du seufire.
Anaijae du fer sulfuré dodécaèdre, par Hattchett (Transact» pfailoa. , i8o4; Journal de Phys. y t. LXI , p. 463) :
Soufre 52,i5
Fer 47,85
Du fer sulfuré triglypbe , par le même {ibid.) :
Soufre • 53^5
Fer. . • 47)^
Du fer sulfuré radié, par lé làHèdke {ibid.) :
Soqfre • 53,6
IOO,U.
4o. TRAITÉ
• Analyse du fer sulfuré cristallisé , ^par: Berz'eiius (Nouveau Système de Min, , p. ^63) : ;.
Soufre 54)26
Fer, 45)74
ioa.oo. -
Caract. distinct, i**. Entre le fer sulfuré et For natif d'un jaune pâle. Celui-ci est malléable , et le fer sulfuré cassant. Les parcelles qu'on 'détacher de Voé avec une Kme ordinaire restent de la même couleur, au lieu que celles dû fer stdfùré deviiennent noirâtres. L'or se fond au chalumeau y sans perdre sa couleur et sans répandre d'odeur' sulfureuse, comme le fer sulfuré. 2**; Entre le même et le cuivre pyriteux. Le premier est beaucoup plus difficile à attaquer avec la lime. Il étincelle presque toujours par le choc du briquet , et rarement le cuivre pyriteux. Ses formes cristallines ne sont jamais le tétraèdre, soit complet, soit épointé ou émarginé. 3^ Enttre le même et le fer * arsenical. Celui-ci, chauffé au chalumeau , répand une odeur d'ail , et lé premier une odèiir sulfureuse.
VARIETES
Formes déterminables.
Observation, Si l'on suppose. un. octaèdre régulier ah (fig. 195, pi. 106) , composé d'une multitude de petits tétraèdres réunis par leurs bords ,.
DE MINÉRALOGIE. 4i
lunsi que je l'ai expliqué à l'article de la chaux fluatée 9 il est facile de voir qu'un plan parallèle à l'un des carrés aghr^ gmra , etc. , passera ei^itre les bords de joQQtion d'une suite de tétraèdres; et comme il j a six carrés dont les positions sont analogues à celles des précédens, on conçoit que si, par quelque circoDstance particulière , la division mécanique n'avait lieu.que dans le sens qui vient d'être indiqué, on pourrait sous-diyiser l'octaèdre en cubes , qui seraient des assemblages de petits tétraèdres. D'une autre part, si l'on suppose que la division mécamque ne puisse avoir lieu, au contraire, que parallèlement aux faces des petits tétraèdres composans, ce qui paraît être le cas ordinaire , il en résultera des rhomboïdes composés chacun de deux molécules tétraèdres, et d'un octaèdre, à la place duquel on pourra concevoir un vacuole, comme je l'ai de même expliqué en parlant de la structure de la chaux fluatée. Enfin , si l'on imagine que les deux divisions aient lieu à la fois , on pourra extraire, à , volonté , de l'octaèdre des cubes et des rhomboïdes. Or il est clair que l'assortiment des petits tétraèdres, au lieu de former un octaèdre, ainsi que je viens de le supposer, peut tout aussi bien former un cube qui sera susceptible des mêmes modes de division. Je conclus de là qu'il serait possible que les molécules de la pyrite fussent des tétraèdres réguliers, et que , par l'effet de. certaines circonstances, les joints qui se prêteraient à la division mécanique fussent tantôt
cena:K qui passent entre les bords des tétraèdres ^ tantôt ceux qui passent entre leurs faces , et tantôt les uns et les autres à la fdbw Dans le ptemier cas^ la mole* cule soustrMtite serait le eube, et l'on devrntnato* rellement considérer aussi ce solide comme la focme primitive. Dans le second cas , on aurmt le rhomboïde pour la molécule soustractive , et tt oonvtendrdit d'admettre l'octaèdre pour fotme primitive. Dsn» le trùisième cas , coi pourrsut opter en &v6«ir du cxâye ^ k raison de la simplicité de sa forme^
QuanUiés composcmies des signes représentatifs.
MPBC'G'BCG»'GBCG«GBCG»«GÀÂ, ou
(S'AG»C')(AB'C*)(A^«G') (*) 1aCAG«C')(1b'C») (A*B*Q'XAïB»G')(AB'C»)pAG*C')(A»G'B»)
(Ib'C'X