Sexbisoctonal. D'1'*I(^AC*B
Signe hypothétique, M'H'(AB»HO(^AB»H«).
Prisme hexaèdre terminé par des sommets à huit faces , dont quatre se réunissent en pyramides très obtuses , et les quatre autres remplacent les arétea à la jonction des précédentes et des pans du prisme.
Formes indéterminables.
Antimoine sulfuré cylindroïde*
Aciculaire. En aiguilles divergentes plus ou moins longues , tantôt épaisses et tantôt déliées. Ordinai* rement associé à la baryte sul&tée.
Capillaire. Fçdererz, W. Haarfôrmiges grauspiess-
gknzerz , K. En filamens soyeux et élasti<pies , d'un gns sombre. On croit que cette variété d'antimoineest mêlée d'arsenic , d'argent et de fer.
Granulaire.
Compacte. Dichtes grauspiessglanzerz, K.
Sous-variété dépendante des accU ens de lumière.
Antimoine sulfuré irisé. Ce sont surtout les cristaux aciculaires et capillaires qui ont assez souvent leur surface ornée des plus belles couleurs d'iris.
APPENDICE
1 . Antimoine sulfuré argentifère. Schwarz-spiesglaserz, W. Antimoine noir. Il diflFère de l'antimoine sulfuré ordinaire, par sa couleur d'un gris métallique obscur. Mais ses formes paraissent avoir beaucoup d'analogie avec celles que j'ai décrites plus haut. On le trouve , entre autres endroits , à Himmelsfurst, près de Freyberg, où il est accompagné de fer carbonate et de fer sulfuré.
2. Antimoine sulfuré plumbo-cuprifère. Triple sulfure d'antimoine, plomb et cuivre : de Bournon, Catal. , p. 409. Bournonite de Thomson, Syst. de Chimie, 1809, t. VII, p. 455.
C'est à M. le comte de Bournon que l'on est redevable des seules observations qui aient été publiées jusqu'ici sur les formes cristallines de cette substance minérale. Les nombreux services que ce savant cé-^
lèbre a rendus à la Minéralogie sollicitaient une : place pour son nom dans la nomendattire de cette science, et Fôn a profité, pour lui décerner cet hommage, d'une occasion qui s'offrait ici comme d'ellemême, en appelant houmonite une sul>stanoe qui n'avait encore été décrite que par lui.
M. Hattchett, qui a fait l'analyse de cette même substance , en a retiré les élémens de trois sulfures , l'un de plomb , le second d'antimoine et le troisième de cuivre. Voici le résultat dé cette analyse : plomb, 4^,62; antimoine, 24,^3; cuivre, 12,8 j soufre, 17; fer, 1,2; perte, a,i5. M. Hatchett n'avait pas réparti la quantité totale de soufre entre les' trois métauTL , d'après la loi des proportions définies; mais cette répartition est donnée par la formule représentative de la bournonite , dans le Nouveau Système minéralogique de M. Berzelius, laquelle est composée de trois termes, dont chacun exprime le rapport entre la quantité de soufre et celle de métal contenues dans le sulfure qui lui correspond (*). Sa forme primitive , suivant M. le comte de Bournon , est un prisme droit à base carrée , dans lequel le côté de la base est à la hauteur comme 5:3. Les cristaux de forme secondaire qui existent dans la Collection minéralogique du Roi, dont il est le dilecteur, lui ont offert les résultats de seize lois de décroissemens , les uns sur les bords , les autres sur
(^) Nouveau Système minéralog. , p. 199.
DE MINËRâLOGIE. ' 297
les angles de la forme primitive ; et dans la description qu'il a donnée de ces résultats , il indique les anglies que font les facettes qui en dépendent, soit avec la base , soit avec les pans de la forme primitive. Ces cristaux proviennent de cinq localités différentes*, savoir , le comté de Gornwall en Angleterre , le Pérou , le Brésil , la Sibérie et les environs de Frey berg.
J'ai entrepris récemment d'examinet* des cristaux de bournonite qui sont depuis plusieurs années dans ma collection; et quoiqu'ils soient en petit nombre , ils m'ont suffi pour fixer mon opinion sur la forme à laquelle ils se rapportent. Ceux du comté de Cornouailles qui en font partie y sont groupés confusément et n'ofirent que quelques fecett^ situées à angle droit les unes sur les autres ; mais leur tissu est très lamelleux, et ils se prêtent fecilement à la division mécanique. D'autres qui viennent des enviroùs de Freybei^ ont des formes très prononcées ; mais ce qui m'a surtout guidé dans mes recherches, c'est l'observation d'un cristal trouvé aux environs de Servoz en Piémont, qui a environ 12 millimètres de diamètre, et auquel j'attache d'autant plus de prix, qu'indépendamment de ce qu'il est le plus beau que j'aie vu, j'en suis redevable à l'amitié de M, Regley , aide-naturaliste au Jardin du Roi , également distingué par son zèle et par ses connsrissances dans l'exercice des fonctions qui l'attachent à la partie géologique.
Voici maintenant la marche que j'ai suivie pour
agS TUAITÉ
arriver à mon but. D'après le résultat de l'analyse de la bournonite , tel que je l'ai exposé plus haut ^ il fallait de] deux choses l'une : ou bien que les morceaux de cette substance fussent un assemblage de trois sulfures qui existaient solitairement dans la nature , l'un de plomb , l'autre d'antimoine , et. le troisième de cuivre ; ou bien que les élémens des trois sulfures eussent concouru comme de concert à une même combinaison. Dans le premier cas, l'un des composans devait imprimer sa propre forme à l'ensemble; dans le second, la forme comparée à celle de chacun des trois sulfures devait en être distinguée par ses caractères géométriques ; ce qui conduisait à admettre l'opinion généralement reçue , savoir que la bournonite constituait une espèce particulière.
Or, parmi les cristaux de cette substance, on en trouve qui présentent la forme d'un prisme droit octogone i et dans l'hypothèse d'un simple mélange , cette fonne, abstraction ùlte de ses angles, était incompatible avec celle du plomb sulfuré , qui est le cube , et avec celle du cuivre sulfuré , qui est un prisme hexaèdre régulier. C'est ce que concevront aisément ceux qui ont étudié la manière d'agir de la loi de symétrie , dont les indications sont seules décisives dans ces sortes de cas. Effectivement , dans l'hypothèse d'un noyau cubique , quatre des bords situés latéralement subiraient un décroissement dont l'effet serait nul sur les bords des deux faces qui feraient la fonction de bases ; et en supposant que le
DE MINÉRALOGIE. ags
noyau fût un prisme hexaèdre régulier, le résultat des décroissemens sortirait de la série relative à cette espèce de forme , dont tous les termes doivent être des multiples du nombre 6.
Restait à comparer sous le même point de vue la boumonite avec l'antimoine sulfuré. Qr , cette comparaison m'a &it reconnaître une analogie si marquée entre les résultats de la cristallisation des deux substances , qu'elle m'a paru décisive en Êiveur de l'opinion que la boumonite n'est autre chose qu'un antimoine sulfuré mêlé de deux autres sulfures : c'est ce dont on pourra juger , d'après les détails dans lesquels je vais entrer. ^
La forme primitive de l'antimoine sulfuré , telle que je l'ai décrite plus haut y est un octaèdre à triangles soalènes, qui se rapproche beaucoup de l'octaèdre régulier.
Dans ce qui va suivre , je substituerai à cet octaèdre , comme noyau hypothétique , le prisme rectangulaire, fig. 3o3, parce que cette substitution me fournira un moyen Ëicile de comparer mes résultats avec ceux de M. le comte de Boumon.
Si l'on suppose que le même prisme subisse un décroissement exprimé par *G', qui n'atteigne pas sa limite, il deviendra octogone , ainsi. que le représente la fîg. 3o4. L'incidence. de M sur r sera de 133^57', et celle de T sur r sera de i36^ 3'. J'ai dans ma collection un; cristal d'antimoine sulfuré pur , qui présente cette variété de forme , à la-
3po TRAITÉ
quelle je doime le aom d^ antimoine sulfuré perioc-^ togone^
. Msôntenant, pmrmi les cristaux de bournonite des environs de Freyberg, on en troure qui ont ëté eâftës par M. le comle de Bournon oomme étant des prismes octogones dont tous les pans fiDQt entre eux des angles tie' i35^. Les observations que j'exposerai dans un iiietant me semblent prouver que dans ces prismes comme dans celui d'antimoine^ les incidences mutuelles des pans sont réellement les unes <te 1 36^ et lesr^aultres die i34^, aa lieu d'être toutes de i35^. En supposant que les cristaux observés par M. de Bournon se prêtassent à des mesures rîgou-^ i^uses y on ccmçoît que ce savant oéléiNcie ait cédé au penchant que nous avons naturdUement pour rapporter les résultats de nos observations aux limites qu'elles touchent de si près , que la légère différence qui les en sépane nous échappe , sans; que nous nous en apercevions. Peur la saisir, il fisiut être averti, par dés considérations ihéosiques, de la chercher, cùmme œla a lieu dans le cas présent.
Avant d'aller plus loin, je citerai un itésultat d'ob^ servation qui doit compter pour beaucoup dans le rapprochement des deux substanices sous le rapport de la cristallisation, il consiste en ce que <;ette triple structure que présente la division dés cristaux d'an* timoine aulftiré, se retrouve dans eeux de boumonite. J'ai fixé sur un socle un petit morceau de cette substance, détaché d'un échantillon qui ve-
DE MINÉRALOGIE. 5oi
nait du comté de Comouailles , et je l'ai mis en rappwt de position avec un cristal d'antimoine sulfuré ordinaire , qui offirait la combinaison des faces de l'octaèdre primitif avec celles du prisme octogone représenté fig. 3o4* La divifflon du morceau de bour- Donitç ne donnait pas de joints continus ; mais , en le faisant mouvoir à la lumière d'une bougie , après avoir mis son intérieur à découvert par des perous-^ . sions bien ménagées , je voyais paraître successivement, à.différens endroits des fractiures, de petites lames , d'où partaient des reflets dont la coïncidence avec ceux que renvoyaient en même temps les faces du cristal d'antimoine qui servait de terme de corn* paraison , était smisible. A l'égard de la base qui rk se trouvait pas sur le cristal d'antimoine , les reflets -qm en partaient suffisaient pour avertir l'œil de son existence et lui donner la mesure de l'angle droit qu'elle fiûsait avec l'axe. Quoique ce moyen ne fiït pas rigoureux , la relation qu'il indiquait entre deux structures compliquées , dont je ne connais aucun analc^ue parmi les minéraux que j'ai observés jusqu'ici , offirait déjà une forte présomption en faveur de l'identité des deux substances qui s'unissaient par des rapports si intimes et si nombreux.
Je vais maintenant comparer les dimensions respectives du prisme d'antimoine sulfuré représenté fig. 3o3, avec celles du prisme qui lui correspond dans la bcturn^nite. Pour prouver qu'elles sont les mêmes de part et d'autre, il me suffira de consi-
3o2 TRAITÉ
dërer successivement deux rapports, savoir, celui qui existe entre le côté C du prisme (fig. 3o3) et la hauteur 6, et celui qui a lieu entre les deux côtes B, C du même prisme.
Dans plusieurs des cristaux de Freyberg que j'ai examinés, et dans celui de Servoz, les deux arêtes ng^ vl^ (fig. 304)9 ^^^ remplacées chacune par une facette, qui évidemment provient d'un décroissement sur les bords B, B, de la base du noyau. M. de Monteiro , qui , avant que ce décroissement eût été déterminé par la théorie, avait mesuré avec beaucoup de soin, en se servant de mon cristal de Servoz , où cette facette est extrêmement nette , ses incidences sur le pan M, et sur la base P, avait trouvé l'une un peu plus forte que 123^, et l'autre un peu moindre que i47^' ^> s^ ^^^ adopte comme forme primitive de la boumonite le prisme dont les dimensions se déduisent de celles que j'ai indiquées relativement à
' l'octaèdre de l'antimoine sulfuré, et si l'on suppose
que le décroissement dont il s'agit ait pour signe B, la théorie indique i23*^ 12' pour la première incidence, et pour la seconde 146^ 4^' 5 ^^ qui démontre que le rapport entre le côté C de la base du prisme ( fig. 3o3 ) et la hauteur G , est exactement le même dans la bournonite que dans l'antimoine sulfuré. Je remarquerai de plus que dans une variété de cette dernière substance , que j'ai nommée sexbisoctonalej le sommet pyramidal de l'octaèdre primitif est rem-
DE MINÉRALOGIE. 3a5
placé par un autre beaucoup plus surbaissé. La tJiéorie donne le même angle de i23^ lâ' pour Pincidence des deux arêtes qui répondent k fh et fm (fig. 296) sur le pan adjacent, analogue à M. U en résulte que, dans l'hypothèse très admissible où ces arêtes seraient remplacées à leur tour par des &cettes qui leur fussent parallèles, il en résulterait un nouveau lien commun entre les formes cristallines des deux substances.
Si l'incidence de M ou de T sur r avait pu être mesurée avec la même précision que celle à laquelle se prêtent les facettes qui remplacent les bords B , B , il est extrêmement probable que là première eût été trouvée sensiblement de i34^ et la seconde de i36^. Mais les deux faces r, r, situées sur mon cristal de Servoz , qui est le plus déterminable de tous ceux que j'ai en ma disposition , ont subi une légère altération de niveau , qui peut jeter de l'incertitude sur le résultat de la mesure mécanique à laquelle on les a employées. Mais d'abord, il est évident que les deux incidences ne peuvent être égales , ou , ce qui revient au même , que les deux côtés C, B (fig. 3o3 ) de la base de la forme primitive ont des longueurs différentes et'ne sont pas identiques. C'est une suite de ce que , dans certains cristaux, l'un de ces bords subit un décroissement qui ne se répète pas sur l'autre, ainsi que l'exigerait la loi de symétrie , dans le cas de l'égalité. De plus, l'altération de niveau dont j'ai parlé est trop légère pour ne pas permettre
3o4 TRAITÉ
de distinguer, au moins à l'aide du goniomètre, celle des deux incidences qui est plus grande ou plus petite que l'autr<e. Or^. il m'a toujours paru que celle de M sur r, que j'ai choisie de préférence, approchait plus de 1 34^ que de 1 36*^, ce qui devait être , d'après ce que j'ai dit précéden^nent.
J'ajoute que la valeur exacte des deux incidences, telle que l'indique la théorie , sort si visiblement de l'ensemble des observations , que sa vérification , à l'aide de la mesure mécanique , semble devoir être regardée comme étant de surabondance. Si ellen'était pas rigoureusement égale à celle que donne le calcul, la bournonite ne serait plus simplement un mélange, mais elle appartiendrait à une espèce toute particulière; or, une pareille supposition a contre elle l'exemple de l'argent antimonié sulfuré et celui de la craïtonite, dont les formes primitives contrastent si fortement avec celles des composans , entre lesquels leurs élémens se 'seraient partagés, dans le cas d'un mélange. Si donc ce dernier cas était celui de la bournonite , on ne pourrait concevoir que la di£Pérence entre les angles de ses cristaux et de ceux de l'antimoine^sulfuré, fût si peu appréciable, qu'il fallût y regarder de très près pour la saisir, et qu'elle ne fût pas plutôt si frappante , que l'observateur n'eût en quelque sorte besoin que d'ouvrir les yeux pour l'apercevoir.
3. Antimoine sulfuré cuprifère* U est d'un gris métallique qui tire sur celui du fer; sa cassure est
DE MINÉRALOGIE. 3o6
vitreuse, lisse et très brillante. Il est fragile et s'éclate . par la pression de l'ongle. Il se fond avec uœ grande £icilitéà la flamme d'une bougie , en répandant ime vapeur sulfureuse, en même temps que l'extrémité de la pince se colore en blanc , ce qui est l'efièt de l'oxide d'antimoine. Mis dans- l'acide nitrique, il se couvre d'un enduit d'une epuleur blanche, qui de mâme est de Toxide d'antimoine; et l'acide prend une couleur bleue par Taddition de quelques gouttes d'ammoniaque , ce qui indique la présence du cuivre.
4* Antimoine sulfuré nichéUfère. G>mposé en partie de lames éclatantes d'un blanc d'étain , et en partie d'une matière compacte légèrement luisante , d'une couleur qui tire sur le gris de plomb.
Les fragmens des lames se fondent comme l'an • timoine sulfuré, à la flamme d'une bougie, en répandant une vapeur qui colore en blanc l'extrémité de la pince \ les parties compactes résistent à la fuôon et répandent seulement une fumée épaisse. Dans l'acide nitrique , elles laissent un dépôt d'un blanc-grisâtre , et l'acide se colore en verdatre. Le tout est entremêlé de fer oxîdé terreux d'un brunjaunâtre, et quelquefois de fer sulfuré* Pesanteur spécifique d'un morceau dégagé de fer le plus qu'il a été possible , 5,65. .
Ce minéral est un m^élange d'antimoine sulfuré
et de nickel arsenical. Le premier domine dans les
parties lamelleuses , et l'autre dans, celles qui sont
compactes. On l'a découvert dans une mine située
MiNÉn. T. IV. 20
SàS^ ïhAltÉ
{>rés de Freûsbourg , dans le comté de Say n Alteii'>» kirchen , au pays de Nassau.
5. Antimoine oxidé épigène. C'est Fanti moine sulfuré qui a passé à l'état d'oxide jaune. Je reviendrai dans un instant sur cette variété.
6. Antimoine oxidé sulfuré épigène. Ici l'antimoine a conservé son soufre y en même temps qu'il s'est oxidé et a pris une couleur qui approche du rouge de cochenille. Je me contente de même d'indiquer ici cette variété , sur laquelle j'çntretfiâ biei>** tôt dans de plus grands détails.
L'antimoine sulfuré est une des substances métalliques les plus remarquables par la diversité deâ lieux où on le trouve. 11 abonde surtout dans la Hongrie et dans la Transylvanie, où ^ suivant M. Jameson , il accompagne l'or natif, dont nous avons vu que la gangue était un psammite à grain fin (grau^ Mracke des minéralogistes allemands).
Du reste, on n'a que très peu d'indications sur les relations des mines d'antimoine que l'on trouve dans différens pays , avec les roches environnantes . Je puis seulement citer quelques-unes des substances métalliques et pierreuses auxquelles il est associé. En Sibérie , à Ner tschinsk , c'est le fer sulfuré j à Himmelsfurst près de Freyberg, le fer spathique avec l'antimoine sulfuré argentifère \ en Hongiîe , la ba-
DE MINÉRALOGIE, Sof
fyte sulfatëe priuutive. La même réunion a lieu par rapport k rantimoine sulfuré du département du Puy* de~Dôme, où ses cristaux , en longues aiguilles ^ sont lies plus volimiineux que j^àie observés. Au département de risère ^ on trouve l'antimoine sulfuré aci-, culaire et quelquefois presque capillaire, dans les. cavités d'un feldspath granulaire, avec feldspath qua^"
dridécimal et quara hyalin prisme. Le quarz est une des substaticeis auxquelles l'antimoine sulfuré adhère le plus communément.
La variété capillaire se trouve à Freyberg et à Bra^unsdorf en Saxe , et à Stolberg au Harz. Dans un échantillon de ma. collection, qui vient de Freyberg, elle repose sur la chaux carbonatée mangané* sifêre mêlée de t{uari2;v
Ce qu'on appelle dans le commerce antimoine cru , est de l'antiâioine sulfuré, qui a été simple meiit fondu, après avoir été débarrassé de sa gangue. Dans cet état , il forme des groupes d'aiguilles que l'on &it quelquefois passer pour de Tantimoine sulfuré naturel ; mais ces groupes ont .ordinairement une face par laquelle ils adhéraient au creuset, et qui porte des indices de jTusion , par les aspérités dont elle est chargée, et quelquefois par les cavités dont elle est criblée. D'ailleurs ces aiguilles factices sont plus seitéés et forment des groupes pour ainsi dire plus toufhis que celles d'antimoine sulfuré na-^ turel. Il serait plus facile de se laisser tromper par certains morceaux d'antimoine fondu, à l'état de
3o8 TRAITÉ
pureté , qui ressemblent beaucoup à l'antimoine natif lamellaire. La feuille de fougère, dont elles présentent une imitation , suffit pour éviter la méprise.
Les cristaux d'antimoine sulfuré aciculaire ont quelquefois un décimètre et demi de longueur , et àu-<lelà. Parmi ceux qui sont plus décidément prismatiques , quelques-uns ont plus d'un centimètre d'épaisseur ; et lorsque ces prismes sont fracturés , leurs lames ^ mises à découvert, font la fonction de miroirs. La beauté de leur poli parait avoir fait illusion à plusieurs naturalistes, lorsqu'ils ont donné les fragmens dont il s'agit pour uûe variété particulière , sous le nom â^ antimoine èpiculaire.
TROISIÈME ESPÈCE
ANTIMOINE OXIDÉ.
(^Wêkë'^pitsglazerZa W. fP^eisspiêsaglanzen ^ K. )
Caractères spécifiques.
Caractère essentiel. D'un blanc nacré; fusible à la simple flamme d'une bougie.
Dureté. Très facile à entamer avec le couteau.
Structure. Lamelleuse dans un seul sens.
Couleur. Le blanc nacré.
Caract. chim. Fusible k la simple flamme d'une bougie.
Décrépitant sur un charbon ardent.
Évaporable en fumée au chalumeau.
Analyse de l'antunoine oxidë d'Allemont, par Vauquelin :
Oxide d'antimoine 86
Oxide d'antim. mêlé d'oxide de fer . 3
Silice 8
Perte • 3
Caractères distinctifê. On ne pourrait guère confondre l'antimoine oiidé qu'avec la stilbite et la mésotype ; mais il en diffère très sensiblement , en ce qu'il se fand à la simple flamme d'une bougie y sans boursouflement, tandis que les deux autres substances ne sont fusibles qu'à Faide du chalu^ meau , en se boursouflant.
VARIÉTÉS