Sexoctonal. PMB
La forme primitive , dont chaque base est entourée de quatre trapèzes , qui résultent d'un décroissement
sur les bords.
Formes indéterminables.
Urane OTààéflabelliforme. Composé de lames divergentes en manière d'éventail.
Lamelliforme. En petites lames irrégulières /disséminées sur la gangue. En Angleterre; à Autun en France.
Terreux. Zerreiblicher Uranocher,W. Il recouvre assez souvent la surface de l'urane oxidulé.
Accidens de lumière.
Couleurs*
I . Urane oxidé jaune. ' Lorsqu'on l'humecte , il prend une nuance de vert.
2s Urane oxidé vert. On a attribué sa couleur au cuivre.
Transparence, Urane oxidé translucide.
Annotations.
L'urane oxidé a ses gissemens les plus ordinaires MiNÉn. T. IV. a\
Saa TRAITÉ
dans les granités et autres roch^ piimitives. Celui de Johanu-Georgenstadt en Saxe repose tantôt sur un fer oxidé brun , tantôt sur un quarz-agaJbe ^i^^ sier. On connaissait ici, depuis quelques années, des morceaux de ce minéral, que l'on disait avoir été trouvés en France , mais san^ en indiquer le gissemeait. M. Champeaux^ ingénieur des mines , d'après quel-r ques renseignemens qui lui firent présumer que cette découverte avait été faite à Saint-Symphorien en France, prèsd*Àutuh, entreprit d^y ôhercherl'urane oxidé; U visita toutes les p«i:tie^ dû d^l indiqué , avec une constance soutenue fm^ l'espoir du «suocés ; $t enfin jimefoùsUe &ite à huit tdécimètres dâ pirafiindeur, M procura une récolte abondante. Une paiitis de l'urane formait dés groupes de cristaux de la variété primitive; Tautre. présântait; la vàriélié fid^elliforme. La couleur était en ^néral d'un jaune citrin ; cependant quelques lames étaient d'un beau vert. Le minéral avait pour gangue un granité altéré, à base de feldspath rougeâti^e , avec du quarz gris , et du arnica blanc et noir.. Des :ex|)iéri€aDteëB que M. Champeaux a faites sur ,qebte isi^tam:»^ à ison retour,^ ont pcouvé que l'urane n'y >était combiné qu'avec l'oxigène. M. AUuaud a retrouvé la .même substance près de Limoges ,..en lames qui ont l'apparence de pejtites écailles^ adhérentes à une roche qui ressemble à une argile ferrugineuse , mais qui parait provenir également 4'am granité altéré. La gangue de la variété lamelliforme de Carrarach , au
DE MÏKJÈRALOGIE. SaJ
comté deCornouaillès, est composée «n grande pactie dé jquarz hyalin- noirci par des matières étrangères. • On trouVe à ^Vessendorf, dans le Haut-Palatinat , Farane oxidé lamelliforme sur la chaux flnatée fétide d'un -yiolet-noiratre. Jjftii^né oxidulé accompagne aussi que^tiefoîs t'urwjé oxidé ^ coàime à Johann- Gceôrgenstadt en Saxe<
Cette espèce diffère totalement de la précédente , / par sa couleur qui est une des plus éclatantes, tandis gue l'autre absorbe presque tous les rayons de la lumière^ par sa pesanteur spécifique moindre que là moitié de celle de l'utane oxidulé , et par tous les caractères qui /composent ce qu'on appelle le faciès. Et c'est une âmpk différence dans la quantité d'oxigéne qui met un intervalle, pour ainsi dire, immens^ entre ces deux.miijéraux, tandis qui'ailleiurs des substances dont les principes n'ont rien de commun , exigent qu'on y regarde de.trés prés pour ne pasies confondre l'une avec l'autre. On. ne sait lequel est plus propre a exciter la surprise, ou des contrastes ou des ressemblances.
Les fausses idées que l'on s'était faites de l'urane oxidé, n'avaient rien de commun avec celles que l'on avait conçues de l'urane Qjxidulé. Bergmann le regardait comme un cuivre mêlé d'argile, minéralisé par l'acide muriatique (*). Werner l'avait appelé caZcholithëy et les minéralc^stes français la désignaient
n Scîagr., t. ïl, p. i55. ''
par le nom de cuivre corné , suivant l'usage où l'on était ici d'appeler mines cornées celles où le métal était combiné avec l'acide muriatique. On apporta . depuis en France différens morceaux d'urane oxidé y sous la dénomination de glimmer vert ou mica vert y suggérée sans doute par l'aspect lamelliforme des cnstaux. Ce sont de ces mêmes lames, d'un vert-jaunâtre, que de Born parait avoir prises pour du bismuth oxidé. Enfin ^ comme les cristaux trapéziens se rapprochaient , par cette configuration , de la variété de baryte sulfatée^ nommée spath pesant en table ^ Sage, en réunissant ce rapport avec le résultat de quelques expériences chimiques, présuma que le cuivre corné de Bei^mann n'était autre chose qu'un spath pesant, coloré par une chaux de cuivre (*). Klaproth, en analysant, dans la suite, la même substance , a donné une extension à la découverte qu'il avait déjà fiiite de l'urane dans la pech-blende.
TROISIÈME ESPÈCE
URANE SULFATÉ.
•ULFATS d'ubANS DES CfiUOSTSS.
Caractères.
Ce minéral, récemment découvert, et dont on doit la description à M. John , ^célèbre chimiste de
O Mémoires de FAcad. des Sciences; 1786; p. :k38.
DE MINÉRALOGIE. 3a5
Berlin , cristallise sous la forme de prismes rhomboîdaux, qui paraissent obliques. Ces cristaux aeiculaires sont groupés autour d'un centre, en rayons divergens. Ils sont translucides ; leur couleur est le vert d'herbe, et leur éclat est vitreux. On n'a pas encore été à portée d'éprouver leur dureté, ni leur pesanteur- spécifique. Ils sont solubles dans l'eau : la dissolution est précipitée en poudre brune par l'iafusion de noix de galle. On les trouve à Joachimsthal en Bohême, dans un filon appelé Rothengang , sur le mica schistoïde , et le thonschiefer passant au premier; ils sont associés à l'urane oxidé terreux , que M. John regarde comme un sous-sul£BJte d'urane, et à des aiguilles de chaux sulfatée.