‹ Traité de minéralogie. (Conseil des mines). 4 tom. [and Atlas]Chapitre 79 sur 158 · Mégalogone · texte numérisé non relu

Mégalogone

DCl»D»C')(aD*C»)(FOD') (fig. 323).

Dérogeant à la symétrie des cristaux ordinaires, les faces t etj", n'étant pas répétées datis les parties opposées : électrique par la chaleur. Au Saint- Gotbard.

J'ai observé d'autres formes beaucoup plus composées , et dont quelques-unes ont été décrites à l'article sphène de mon Traité (première édition , 1. 111,

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p. 1 15 ). Mais leur détermination est très difficile , et laissé encore quelque chose à désirer.

Fbrmea indéterminables.

Titane calcaréo-siliceux canaliculé. Sphène canaliculé, Traité^ première édition, tome III, page 117. Rayonnante en gouttière, Saussure, Voyage, n* 192 1 .

En cristaux qui se réunissent deux à deux parailèlement à leurs aies, de manière que leur jonction o£fre d'un côté une espèce de sillon. Assez souvent deux grouppes sont adossés l'un à l'autre par leur arête saillante, en sorte que l'assemblage est doublement canaliculé.

Ces sortes d'accolades sont très communes dans les cristaux du Saint-Gothard ; ceux d'Arendal présentent aussi quelquefois le même mode de groupement.

Cruciforme. En cristaux lamelliformes réunis de manière que leurs axes se confondent, et que les grandes faces de l'un font un angle droit avec celles de l'autre. Il y a quelquefois trois cristaux qui se crobent de telle sorte que deux ont leurs grandes faces perpendiculaires sur celles du troisième, et ne sont saillans chacun que d'un côté , comme si dans la variété cruciforme une moitié d^un cristal s'était déplacée , en se mouvant parallèlement à elle-même. Toutes ces variétés sont électriques par la chaleur. Au Saint-Gothard.

Polyédrique» Je désigne ainsi en général, faute

d'une détermination; précise, des groupes de petits cristaux très éclàtans , demi la forme parait dériver de la variété émoussée, avec des facettes additionnelles diversement situées. Leur éclat se rapproche de celui qu'on a nomoié éclat adc/mantin; ils «ont électriques par la chaleur.

Zéaminaire. D'un blaoc- jaunâtre. A Amendai.

Soùs-i^ariétés dépendantes des accidens de lumière-

Titane calcaréo - siliceux blanc -jaunâtne. Qelb Menakerz , W. Sch^aliger Sphen , K.

Verdâtre, Au Saint-Gothard.

yiolâtre.

Brun. Braun Menakerz , W. Gemeiner Sphen, K. 11 a le fer pour principe colorant.

Brunâtre par réflexion. Orangé -brunâtre par

transparence.

APPENDICE

Titane calcaréo - siliceux ferrifère massif. D'un brun noirâtre; quelques-unes de ses parties agissent sur l'aiguille aimantée; on le trquve enJVorwège, engagé par petites masses dans la siéijiite qui sert de gangue au zircon. Suivant l'anal j.se que M.John em a faite, il contient les mêmes principes ^ue le titane calcaréo-siliceux ordinaire, avec une certaine quantité de fer, et un excès dans la quantité de silice.

Relations géofçgiçues-

Le titane calcaréo- siliceux, dans l'état actuel de nos connaissances, semble vouloir rivaliser avec le

DE MmÉRAEOGIE. 3Ss

titane oxidé par l'étendue de son domaine. Saliiurvation {>arjaijt cejpencJanJP être pjUis réœnte que celle de l'autre atA^st^noe, les roclies qui lé ren&nnent, ^/et dont il n'est non plus que partie accessoire , ayetBt une orig^ qiAe l'on regarde ifOOQaÀfte posbérieune à ci^ll^ des granités et 4as ^eiss. Ces irodies sont en général .4^ dieux ^^pièce^, sautoir :1a siénite et le dioiâfae.

Le lâtone calc^Q^^îiM^wi^ .s'^ssocie à la pnwâère ajux en^vii^Qtns d'A^endal y i^ dans l'Ile de MaUI^iw Ecosse. Le même gis^ement a 4ieu aux ionvîronside iiem'Y4>Tck 9 dan^ J^s ËtoA^Unis. OnttixMive le tUaite «ilioéo-ç^Lcairç , dans le 4ionte , eu Fjranoe , aux euvimm 4é ^wté^ ( c'oat le diorîte scHstpïde ) , et aux euvirons d'U^ercfa^e, départemenl: dtf la GorjsèEe. Celui de Passau leat «de même diMo^ utt diorke , âuiv.ant Jameson.

Dans U idépartemeat de i'l0ère , l^ titane calcaréosUioeux <en pietUs cristaux jaujuâtces , oepose sur ce même diorite qui a déjà «reparu tant de fois comme gangue de divenses subatwces ; icjlles ^que l'iépidote , l'axinite , le felds^lli quadndécin^al , l'amiandiotde y la prehnite, le fer oligiste et le titane anatase.

On trouve aussi le Aî&aBbeooalûaréo-siliceux dans un talc chlorite schistoïde, au pays des Grisons.On prendrait 4es cristaux pour des axinites, ;Si l'on n'y regardait de >prés. Il est ^lissemini dians un talc vei*dàtre , sur les bords de la Sturaien JUgurie.

Le même minéral s'associe à la formation accidenleUe des filons de fer oxidulé , près d' Anendal y où ses

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cristaux d'un gris-jaimâtre accompagnent l'épîdote» Je possède. un morceau qui tk présente engage en partie dans Fépidote^ et en partie dans le paranthine laminaire.

Le titane calcaréo-siliceux se mêle surtout au Saint- Gothard, avec diverses substances qui se groupent à la surface des roches primitives. Ces substances sont particulièrement le feldspath , et le talc chlorite , et quelquefois le quarz. Enfin , le titane calcaréo-siliceux existe en très petits cristaux dans les terrains où les volcanistes ont cru reconnaître Fempreinte de l'action du feu. M. Fleuriau de Bellevue, qui a trouvé de ces cristaux disséminés dans les sables voisins d'Andemach, et dans les roches , du même pa'y s , les a considérés comme une substance particulière qu'il a nûnunée séméline ( graine de lin ) , d'après l'aspect général de leur forme. M. Nose qui a observé de ces mêmes cristaux dans une roche des bords du lac de Laach , composée en grande partie de feldspath vitreux, leur a donné le nom de spinelline , qui est un diminutif de spinelle.

Annotations,

Pour bien juger de l'accroissement qu'a pris la méthode minéralogique , par les découvertes modernes dont les di£Pérentes espèces de titane ont été le sujet, et combien elle gagne a la comparaison avec elle-même ^ il faut se reporter par la pensée au temps

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où Ton n'avait rencontré qu'un petit nombre d'individus, dans un ou deux gissemens; et encore peut-on dire qu'on les avait vus sans les regarder, puisqu'on les confondait dvec des substances' étrangères j et, depuis que leur forme et leur composition ont été exactement déterminées, on les trouve partout, comme s'ils avaient attendu , pour se montrer, le moment où l'on cesserait de les prendre pour ce qu'ils n'étaient pas.

La seule variété de titane calcaréo-siliceux qui ait été connue pendant long-temps , était celle du Dissentis que Saussure avait associée à l'actinote ou amphibole vert (Strahlstein), sous le nom de rayonnante en gouttière^ et dont j'avais fait une espèce séparée', que j'avais nommée sphène, parce qu'il me paraissait évident qu'ils ne pouvaient être rapportés à l'amphibole.

Les cristaux soumis à mes observations étaient si peu déterminables^ que je n'avais présenté mon travail que comme le résilltat d'un tâtonnement, pour arriver à quelque chose de mieux dans des circonstances plus favorables. Mais lorsque dans la suite, m'étant procuré des cristaux d'une forme mieux prononcée, je voulus essayer de la ramener à celle du titane silicéo-calcaire d'Arendal , avec lequel une analyse faite p^r M. Cordier les avait déjà réunis, je me trouvai arrêté par un autre genre dediflBculté, qui provenait de ce que ces cristaux offraient d'un côté des facettes qui ne se répétaient pas du côté op-

3jS2 TRAITÉ

^^^ (tandis que leç cristaux d'Arjep.dal étaient ^yp^ét]rig[ues.

Jp ipe ra|>pe]^ ^|« (jMç les corps électricp^i^s par 1^ chjalçxir , iç»i9^ajiçpt 4e$ .anoi}|jsdies du pi^êiipLe genre y jÇf re.xpënçpce prouva qwe ceux 4pnt il s'agit papt^jgie^âent cettç ffîen^e propriété. JEn ^éijiçral, rélectticilé qu'^^ jjicquière^^ jiprsqu'on les chaujOTe est faible; il Êdlait aypjir envie de l» trouver pour Faperceviâr; mais son existence est incontestable. Il en e^t du tjyta^e cajlç«grep-siUc9]ax coiçupae de Jl'axiiiiite , où la prpppété de d^yenir .éjiecjl;rique p^ la chaleur e^t p^rticulifxe «à certains cristaux. rjTpus avons ici une no]4Uve][lje preuve de cç q^'p^i j^ d,it tai),t de fois , .que toutes nps connaissaniQes ^'ent^ 'aifjiept et s'éclaJL' rent mutu£;U<^miei]kt. 10,iu^ p^pprjété physique , étrangère en app$u:ence à la CristaUographie et à l'analyse chimique , vient se placer entre elles , comme moyen de cQnçiliat^pn ^ ,et sauye l'espèce de con,tradiction que leurs ré^i^Jt^.t^ ^eççiblaiejçit p8Vir au prêter abord.

QÙJN^iimE G)ENR.E.

SCHÉËLIN.

ISçfiefh W. et K.) ,

TUNGBTèNE DES CHIMISTES MODERNES.

C'est encore ^ Scbéele que la chimie est redevable des preiniers résultats qui opit frayé la routç vers la découverte de ce métal L'analy^ que fit ce. célèbre

DE AfINÉRALOGIE. 3(S3

chimiste de la substance connue jusqu'alors sous ce nom de tungstène^ et que l'on prenait pour^de ^ét(|i^ blanc ., lui prouva qu^elle ét^it coi^posée de ch^ux et d'un autxe principe d'une couleur piwàtre , iqu'il ïegarda conwe un acide particulier. Be^gmani;! iCOQjectura que cet acide était du à un ^létal, et ce soupçon a été yénfîé par leç deux frères d'Elhuyai:, cbiniistes espagnols^ qui, en traitant la substance app^ée wojfmtn y en Qnt retiré le mêfoû^ principe que Scbéele avait déçpuy^rt dans 1^ prétendue mÎAe d'étain blanc, et ont Qbtenu ia réductioi^ du métal renfermé dajos ce piîpcipe. l/es «expériences enfreprises depui^,>sur jle même sujet , pair MM. Yauqu^yin etHecbt,.^v9ient:&it d'sdbozd conjectiaret' à ce^ say^a^s que la matière jauivâtre, connue' j^squ'a]prs -^ou^ le nom d^a^ide ^jungstiq^j^), ne déviait être regs^dée que comme un oxid^e 4^ tungstène. On peat lire dans leur Qj^oire les rs^ns plaus^les sur lesquelles ils se fondaient (^^) .

Si , à l'épQque où je m'occupa 4? l^ ^réd^tiou de mon Traité , la pr^enlièreopinion.çût<prévalu9 connue cela parait,ovoir lieu aujqiUxd^ui.,jU^p[ifu:cUede\AQt|:;e méthode semblait ^exiger que la piçipre pe^jxtfi, (de l'ancienne chimie fût placée , {parmi 1^ si4)stai»c^s

(^) D'après la nouvelle dénomination qufe nous avons donnée an tangstëne , et qtii sera motivée plus bas , l'acide dont il s'agit d<>it être à^^lé acide schéelique.

(^) Journal des Mines ^ n** 19^ p. 19 et^o.

acidiféres , dans le genre calcaire, sous le nom de chaux achéelatée ; et le wolfram eût appartenu au genre du fer, sous le nom de fer schéelaté. Mais f ai adopté d'autant plus volontiers le mode de classification que m'indiquaient les résultats de MM. Yauquelin et Hecht que , salis cela, la place du schéelin serait restée vide , dans la série des genres^ et peutêtre même cette seule considération était-elle un motif suffisant pour établir ici line division provisoire, en attendant que la nature nous offrit le schéelin sous une modification à laquelle ce métal imprimât un caractère vraiment générique. Au reste , j'ai laissé un sens un peu lâche aux dénominations des espèces comprises dans cette division, en me bornant au simple nom de schéelin , comme nom de genre , sans prétendre indiquer la fonction qu'exerce ce métal dans les mines qui le renferment.

J'observerai ici que le nom de tungstène , qui svgpii&e pierre pesante ^ était devenu doublement vicieux, soit en lui-même, parce qu'on l'appliquait à un métal , soit par son association avec les mots à^oxide et diacide. Aussi le célèbre Werner , qui professait la Minéralogie dans un pays où ce nom , tiré de l'idiome que l'on y parle , devait choquer davantage, lui avait-il substitué le nom de schéel, comme un hommage rendu au savant qui a fait dis paraître l'erreur attachée à l'ancien nom. M. Rarsten a suivi cet exemple , et je me suis permis , à mon tour , d'effacer du langage minéralogique , destiné i

DE MINËRALOGIË- 365

peindre tout ce qu'il désigne, un nom qui présente une si &usse image , et qu'on serait fachë d'être oblige de traduire en faveur de ceux qui aiment à voir partout l'étymologie à côté du mot.

La pesanteur spécifique que MM. d'Elhuyar ont attribuée au tuiigstène , et qui est 1 7,6 , ne le cède qu'à celle du platine et de l'or; mais on doit regarder ce résultat comme équivoque , puisque MM. Vauqtielin et Hecht, en opérant sur le wolfram avec tout l'avantage que leur donnaient les progrès qu'a faits^ l'analyse, depuis le travail des deux chimistes espagnols, n'ont pu amener le métal renfermé dans cette substance à un état qui permît de le peser spécifiquement (*). Us l'ont seulement obtenu sous la forme d'une masse spongieuse , parsemée de petits grains métalliques , d'un blanc-grisâtre , très durs et très cassans. Mais il leur a été impossible de rapprocher ces grains de manière à en former un bouton métallique ; et si MM. d'Elhuyar ont cru y être parvenus , c'est peut-être qu'il s'est glissé dans la matière du bouton quelque substance additionnelle, qui aura servi de lien aux grains de tungstène.

C) Journal des Mines, n® 19^ p. 25.

PREMIÉàE ESPÈCE.

SCHÉBLIN FERAUGINÉ.

{JVolfram^ W. et K.)

Caractères spécifiques.

C^ract. géomét. Forme primidye : Prisme droit rectangulaire (fig. 3^4 9 pi- 118)9 dans lequel les arêtes 6^ B , G sont entre elles à peu près dans le rapport des nombres 12 , 6 et 7. Les coupes parallèles à T apnt teès nettes; celles qui répondent à M le sont moins , et s'obtiennent plus difficilement. La position des bfises n'est que présumée d'après de légers indices.

Molécule int^ante : iàent (^).

Cassure^ Transversale^ raboteuse.

CaracU phys. Pesant spécif. 7,3333.

Dureté. Cédant aisément à la lime.

Couleur. Le noirâtre ou le noir-brunâtre avec un éclat qùi^ sous certains aspects, approche du métalliqiue^

Poussière. Elle est d'un violet sombre ou d'un brun légèrement rougeâtre.

Electricité. Isolé et frotté, il n'acquiert qu'une faible électricité.

(*) Les côtés G, B, C (fig. 1) sont entre eux dans lerap port des trois nombres 2V/^> V^ et 2.

Caract. chim. Infusible au chalumeau, même avec addition de boraic.

Analyse par Vauquelin et Hecht (Journal des

Acide scbë^qfue. •.•••' 67

Oxide de fër. • 18

Oxide de manganèse • • . 6,35

Silice. ••.•..••••••• • i^So

Perte , 7,^5

. Caractères diatinctifs. i*. Ëi|^rè le schéelin ferruginé et l'étain oxidé. Celui-^ci étincelle sous le briquet et résiste beaucoup plus à la linie. Lés taches qu'il laisse sur cet' instrument sont d'un blanc-grisâtre; celles du schéelin ferruginé sont d'un violet sombre. ]L!étain oxidé aie tissu beaucoup moins sensiblement lamelleux, 3*. Entre le même et les mines de fer oxidulé ou ôligiste. La pésàHtéur spécifique de celles-ci est inférieure, au moins dans le rapport de 5 à 7. Elles font mouvoir le barreau aimanté; le schéelin ferruginé n'a aucmle âctito sur lui. EUes ont un éclat métallique beaucoup plus décidé que celui du schéelin ferruginé.

VARIÉTÉS

FORMES DÉTERMINABLES

Quantités composantes des signes représentatifs.

PMT'G»BAïîAG**GÂd

PMT ru M n t o

Combinaisons trois à trois.

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