‹ Traité de minéralogie. (Conseil des mines). 4 tom. [and Atlas]Chapitre 80 sur 158 · Lamellaire · texte numérisé non relu

Lamellaire

annotations.

L'origine du schéelin ferruginé est , -suiTaiit les géologues , de la même date que celle de l'ëtain y auquel ce minéral est associé dans les inines de^pki-^ sieurs pays , surtout dans celles de la Bohême et de^ la Saxe, celle de Poldice en Angleterre ^ et ùdie des montagnes de Blon eii France. Le schéelin £erruginé se trouve aussi en Kbérie, à la montagne dH)don^ chelon et près du lac Achtaragda. Il y aecbnlp9gne les émeraudes dites béryls , situés dans des filons qui traversent la roche nommée vulgairement granité graphique j et que j'ai appelée pegmatite. Il est quelquefois engagé dans le fer Oxidé qui renferme au«i des béryls. J'ai observé la variété primitive dan t un morceau de mine d'étain de Saxe. Les cristau?L ^ui m'ont servi à déterminer Jes variétés suivantes venaient de Saint-Léonard, et m'ont été donnés par M. Cordier.

Le schéelin ferruginé est un de ces minéraux qu'un aspect équivoque a fait associer succesjdye* ment à différentes espèces avec lésl^elles on leur trouvait de la ressemblance , et qui ont été comme balancés pendant long-temps , ayant de parvenir a une position fixe et durable. Henckel remarque que les Allenands appelaient wolfram une espéc% de

MlKÉJl T. IV. !l4

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stibsbmce femigineuse striée et d'une vraie couletrr de fer, qui se trouvait à Altenberg en Misnie , où ^e portait le nom très impropre A^ antimoine (*). On sait que ce métal était le loup métallique des alchimistes, et peut-être sont-Kse les prétendus rapports du aehéelin ferruginé avee l'antimoine qui ont valu au premier la dénomination de spuma lupi (écmae de loup ) ^ que plusieurs naturalistes lui ont dcunée (**).

Il parait que ce nom de wolfram a été appliqué Micieiaiénient k plusieurs substances différentes, et, €<i paràculier, a Fune de celles qu'on appelait ^ehùrlê^ Pttr une erreur eh sens inverse , le vrai wolîram, k son tour, a porté quelquefois le nom de ifehorlf jet pour concilier cette opinion avec Ifi grande densité de la substance, on en faisait un sohoîl abondant «i fer (***).

(*) Heacluel yPyrit.9 traduct franc. , p, 64. Suivant B>n)é de risle , la substance désignée ici par Henckel était le molybdène, dont on trauve effectivement des morceaux k Altenberg. Mais dé Bdrh cite , comme provenant de <e même •endroit y une variété lamelleuse deschéelin fjerrugtié^ dont ft caMttre ] aralt fibreuse.

(*^) fPol/et^ nm aiot allemand qui s^ifie (oi^, Ram^ oa ^laUt tahm» veut direi dans la même Ittigue, de la guUj et ^aspiy suivant Adelung, toute substance spongieuse ou feafijetée. Les mineurs allemands ont nommé ce même mî- (âf^ éisenrahm j ^isenschwdrze , wolfarili et woljtrt, (Note :|iè jt(. Coquebert. )

(V*) Dé llslis, Crîst, t. II, p. Sii , note 12 j Demesto,

DE MIMÉRàLOGIE. 3;i

Le wolfram, selon d'autres, était une mine de fer arsenicale 9 intraitable, et dont on ne pouvait tirer aucun parti. Tel avait été d'abord le sentiment de Wallerius, qui a regardé dans la suite le wolfram conmie une espèce de manganèse, en même temps qu'il rangeait cette dernière substance dans la classe des pierres.

Les «xpérieiices de MM. d'Elhujar ont mis fin à toutes ces variations, en prouvant que le wolfram renfermait un tùébd d'une tiatùre particulière , qui est le schéelin. MM. Yauquelih et Hecht ont entrepris un nouveau travail sur le wolfràixl {*) dont ils ont fait connaître lés principales jprôi^riétés.

La substance d'un blanc- jaunâtre que Ton obtient par l'analyse de ce minéral, et qùè MM. d'Élhuyar avaientregardée les premiers comme l'aoide du tungstène , s'est convertie, par la réduction , en une masse d'un blanc-grisâtre , cellulaire « pai^mée de petits grains métalliques très brillans, et non pas en un bouton solide métallique, ainsi que l'avaient annoncé MM. d'Ëlhuyar. Il serait possible , conmie nous l'avons dît, que, dans l'expérience faite par ces chimistes , les grains de tungstène , liés' entre eux et cimentés au moyen de quelque matière additionnelle , eussent présenté l'aspect d'une masse continue.

Letti*e8^ t. II y p. 33i. De Tlsle avait déjà changé d'opinion lors de rinipressioa de son 3* volume. Yojev p. 26a. (*) Journal des Mines, n" ijypt 10 etiuir.

3; a TRAITÉ

SECONDE ESPÈCE

SCHéELIIf CALCAIAE.

TVMdsTim des' aKcisks laNiiULijoauTEs. -

Caractères spécifiques.

Carnet, gécimét. Forme primitive : l'ocuèdre symétrique ( fig. SaS y pi. 118), dans lequel Tineidence de P sur P' estde i3o^ 30' (*).

Molécule intégrante : tétraèdre symétrique.'

Caraçt* phys. VesdiVkt. spécif. 6,0665.

Duretés Assez facile à gratter avec un couteau^

Sufface. Un peu grasse à l'iûril et au toucher.

Couleur, ïhxk^ l'état ordinaire, blanchâtre.

Eclat. Assez vif, dans le sens des jmnts parallèles aux faces primitives.

Caract. chim. Poussière jaunissante dans Tacide nitrique ehàuffié.

Analysedu schéelin calcaire, par KlajMrotli (Bey t.,

t. III, p. 42)*

Oxide jaune de scbédUi 77^75

Chaux • . .. 17,6

Sitice« «•,••••••;... • 3

Perte* . . • ....,, i,65

O Les deux lignes menées du centre , l'une à l'angle A, l'autre à l'angle E, sont ^itre elles comme ^j Z |/^

Caract. distinct, i*. Eutxe.le schëelin calcaire et Fétaln oxidé blanchâtre. La poussière du schéelia ealoaire jaunit dans Padde nitrique ; celle de l'ëtam y conserve sa couleur, a*. Entre le même et le plomb carbonate. Celui-ci se dissout avec effervesc^ice dans l'acide nitrique concentré ou étendu d'eau ; Ht noircit par la vapeur du sulfure ammoniacal y deux propriétés qui manquent auschéelin calcaire. 3*. Entre le même et la baryte sulfatée. La pesanteur de celle-ci est plus faible , environ dans le rapport de > à 3 ; elle se divise en prisme droit rhomboïdal de loi^ ^et 78^?, et le schéelin en octaèdre; la poussière de la baryte sulfatée ne jaunit pmnt dans Facide nitrique y comme celle du schéelin calcaire.

TARIE TÉS

Formes dàtemUnables.

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