‹ Traité de minéralogie. (Conseil des mines). 4 tom. [and Atlas]Chapitre 81 sur 158 · Schéelin calcaire brunâtre · texte numérisé non relu

Schéelin calcaire brunâtre

Transparence.

Schéelin calcaire translucide^

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Annotationê.

Le schéelm calcnre accompagne l'espèce préoé* dente dan» les nna^ d'étain de Sdrâifisld et de Zinnwald en Bc^éme, de Marienheig et d'Altenhevg en Saxe, de Cornonailles en Angleterre, et de Puyles-Yîgnes en Frsnw, diMEis le départenmit de la HauterYîemie. On le trouifeausn dans les tennûna de gneissyèBî^bergenSpdde, et dans quelques autre»

L'octaèdre qw préifwteiit cmtîimreQient les cri»* tajux de c«t|^ ^pèce ^ et que )'ai désigné Mua le ^om i^ unitaire y n^esit poiiPt 1^ r^ulîer ccamne. je l'araîa annoncé d'après Roq^ de l'Isle» M. de Bourocm s'est aperça depuis que les feces de cet octaèdre étaient des triangles isocèles (*). D'après ses mesures ,4%icidence de deux &ces adjacentes^, /? ( %• ^^9 )> ^^^ une même pyraipiçle, serait de. io6^ 38V et celle de chacune des méi^es faces siir la face g^ qui lui est adjacente dans l'autre pyramide, serait de 1 15^ S8^ J'ai mesuré de mon côté les incidences analogues sur des cristaux d'un volume considérable qui existent dans la collection du inusiémo d'Histoire naturelle , et qui ne laissent rien à désirer pour la netteté des faces, et mes résultats m'ont donné constamment des valeurs qui diffèrent de celles qu'indique M. de Bournon; l'une est de 107*^ a&^ au lieu de 106^ 28%

(*) Journal des Mia^S; n** 75^ p. i6:e et suîv.

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et l'autre de ii3^ 36', au lieu de 1 15^ 38^ La pre-» mière »e trouve ainsi de a*^ plus faible, et la seconde de 3^ plus forte que dans l'octaèdre régulier.

Plusieiir^ des mêmes cristaux dOTrent des joints 9»turels situes parallèlement à leursfaces, et d'autresqui interceptent les angles solides latéraux ^ et qu» j'avais pris d'abord pour des indices de la Ibooe cubique qui se combinait avec celle de l'octaèdre r^ii-* lier;. Mais ces nouveaux joints , ainsi que Va très bîra vu M. de Boumon, correspondent deux à deux À âesmêmes angles solides, en sorte qu'ilsr composent Im surfiace d'un nouvel octaèdre beaucoup plus AÎgUt. produit par des plans qui , en partant des somoiets^ du premier, tomberaient sur le milieu des bords iM^ raux. J'avais d'abord penché et ccmsidérer le pre» mier octaèdre comme la forme primitive du schédîo calcaire, parce que c'est eelui que la cristallisation de cette substance présente le plus ordinairement» Mais les joints qui dcmnent le second, étant sensible*^ ment plus nets que ceux qui appartiennent à Fautre^ j'ai fini par adopter celui-U de préférence comme primitif, ainsi que l'a &it M. de Bournon. J'ajouta , avec ce célèbre naturaliste, que la correctioa fiotie^ aux angles de schéelin calcaire a cela d'heureux,, qu'elle diminue le nombre des forais communes à des espèces différentes, et imprime à l'octaèdre de ce minéral un caractère particulier, qui le fait ressortir a côté de toutes les autres fimnes du même genrer Le schéelin ferruginé avait été pris par d'anciens^

Hiiiléralogîstes , et en particulier par Henckel , pour u|i6 mine d'étaia ferrugioeuse et arsenicale; et plu» récemm^it on a eonfidodu te schéelin calcaire avec l'étain d'un blanc-jaunàtre. Ordinairement les substances que Fon confond ont leurs gissemens dans des lieux sépares; mais ici leur rapprochement dans un même terrain conspirait avec la ressemblance d'aspect à favoriser l'illusion ; on trouvait parmi les cristaux d'étain des cristaux de schéelin > f erruginé qm étaient coomie eux d'un noir-* brunâtre ;. et le schéelin calcaire qui est assez, souvent d'un blanc-

^ jaunâtre, était voisin par sa position de certains cris* taux d'étain qui ont la même teinte. Rome de l'Isle luirméme regardait la forme octaèdre du schéelin' calcaire ) comme n'étant pas étrangère à l'étain. Les analyses qui ont été faites des deux espèces de schéelin,

i ont prouvé le peu de fondem^it de ces réunions; les résultats de la Gistallographie s'y opposent également , et les substances que l'on confondait ont d'ailleurs des caractères distuiciifs trop prononcés, pour qu'il ne soit pas facile d'éviter la méprise, même indépendamment de la mesure des angles. J'avais insisté sur ce sujet dans mon Traité ; mais aujourd'hui c'est une de ces vieilles erreurs contre lesquelles on n'a plus besoin de se prémunir, parce qu'elles sont usées. ^ Je me suis permis plusieurs fois des observations sur les noms impropres que les. minéralogistes étrangers ont donnés à divers minéraux. Mais je suis dispeQsc 4'cn faire sur celui de schwersieiny

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que porte dans la méthode de Werner l'espèce qui nous occupe , et . qui signifie pierre pesante. Il me suffit de le traduire pour faire regretter que le câèbre professeur de Freyberg ne l'ait pas banni de sa nomenclature.

A l'égard du nom générique , Werner a adopté celui de schéelj qui rappelle Fauteur des premières découvertes sur la véritable nature du minéral dont il s'agit ici , et je remarque que ce savant est le seul dont le nom ait été donné à une substance métalli* que, au lieu que les noms de toutes les autres ont été tirés delà mythologie ou de quelque propriété chimique. J'ajoute que jamais prérogative ne fut mieux méritée. Ce Schéde qui a fait faire de si grands pas à la science, était un homme simple et modeste , qui a vécu dans une sorte d'obscurité, et n'a été trahi que par ses importantes découvertes.

Datis le temps où, jeune encore et presque inconnu, il était à Upsal où se trouvait en même temps l'illustre Bergmann, ses amis lui disaient : w Vous devriez vous présenter à M. Bergmann. » Mais il hésitait, et n'osait paraître devant un homme dont il redoutait le jugement. Bergmann, qui est informé de son embarras, va le voir ; Schéele , les yeux baissés, et dans la-contenance d'un homme quvdemsuGiderait grâce, lui fait part, en tremblant, des résultats de ses travaux. Il craint d'apprendre qu'il s'est égaré. Bergmann, après l'avoir écouté dans un profond silence, se jette à son cou , et l'embrasse tendrement^

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en l'appelant son maître. On pourrait douter lequel des deux aurait dû paraître plus grand à quelqu'un qui aurait été le témoin d'une scène aussi intéressante.

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