‹ Traité de minéralogie. (Conseil des mines). 4 tom. [and Atlas]Chapitre 89 sur 158 · Équivalent. PBAA (fig. 34o · texte numérisé non relu

Équivalent. PBAA (fig. 34o

La variété précédente augmentée des faces r de la variété basée.

DE MmÉRALOGIË. 4i i

Fermes indétemùnables.

Soufi% aonoréiianné tubêrculeua: d^ltaMe.

Ê)biior^^7ii»^#Ai^/v^^d'ie; Soufi^ subUiné des éàdi thermales de Béx. ' '

ConcrétiaHné géodîtfi^:

Ghbùlifiyrme. Dàn^ un xërasite altéré. ^

Strié. Soufre des volcans.

' ' Pulvérulent: A la surface de certâiiiéé lavée.

Compacte.

Massif.

ACiddens. de lumière*

' Couleurs.

^Souhe jaime^itrin. - i'

Jaune-rverdâtre. ' -J ijd

Mieiy.

Brunâtre.

Grisâtre.

Blanchâtre.

Transparetice.^

SùuÉeè transparent.

Translucide.

Opaque. *

jihnotations. ?

- . ■ ■ •■ ^ . • , La nature a employé deux moyens pour prgicïirire

le soufre qu*elle offre à nos observations^ l'actiôncnm

liquide, et la sublilnation par les feux volcaniques

ou paar la chalçm* dés eàùx thehnàlés.

4i9 TRAITÉ

Le soufre dont la production est due au premier moyen, se trouve presque toujours dans les terrain» secondaires. Les substances auxquelles il s'imit le plu4 communément sont la marne, U chaux sul&lée, la chaux carbonatëe , et le sel gemme.

A G>nilla en Espagne , le soufre a pour gangue une marne abondante en calcaire , et imprégnée dû Mime combustible.

A Bex en Sfuisse, le soufre repose sut ui^^ohliux 4:arbonatée blanche lamellaire , mêlée de maivie.

On trouve aussi le soufre engagé dans l'af^ilciVaux environs de Lemberg, au cercle de Sambor en Silésie.

Tels sontles minéraux (Jui s'associent le plus ordinairement au soufre ; mais on le trouve aussi quelquefois adhérent à d'autres substances. De ce nombre est la strontiane sulfatée de Sicile. Ses cristaui se trouvent dans les cavités des bancs de soufre qui alternent avec des bancs de chaux sulfatée, daiis les vais de Noto et de Mazzara. . \

J'ai dans ma collection un échantillon qui vient de l'île de Saba, l'une des Antilles, où le soufre est en petits cristaux sur ime pierre alumineuse. Il suffit d'y porter la langue pour sentir la saveur de l'àlun dont elle est pénétrée.

Le soufre a joué ici un double rôle; isolé, il s'est déposé en cristaux à la surface; uni à l'oxigène, il a formé l'acide qui , par sa combinaison avec l'alumine , a produit l'alun dont cette pierre est imprégnée.

Les masses orbiculaires de quarz-agate pyroma-

DE MINÉRALOGIE. 4i5

que dn département de la Haute->Saone et celles de Poligny ( département du Jura ) contiennent du soutire mêlé de silice et d'argile.

On a cité aussi du soufre disséminé dans les filons <]ui traversent les terrains pria^iti& ; mais il y est très rare. J'en ai un échantillon que j'apprécie d'autant plus que je le dois à l'amitié dont m'honore le célèbre Humboldt. Le soufre y adhère à un quarz mat que ce savant a trouvé ji Cerro de Ticsa, dans le Quito^ au Péféu.

A l'égard du soufre produit par la sublimation , à l'aide des feux volcaniques, on le trouve en pousrsière, en masses striées, ou même eii cristaux, dans les fissures des laves qui avoisinent les cratères, ccnnme à la Solfatare, près de Pouzzole, dans le territoire de INaples, à l'île de Bourbon, à la Guadeloupe, etc.

La production du soufre , par l'intermède des eaux thermales, a lieu dans plusieurs endroits, et en particulier à Aix-la-Chapelle , où ces eaux laissent dégager du gaz hydrogène sulfuré dont la décompoâtîoh donne nmssance à du soufre qui adhère à la voûte , sous la forme de concrétions.

' On trouve assez communément du soufre naturellement formé dans les matières animales en putré- &ction. Lorsqu'on détruisit la porte Saint- Antoine, tn 1 778 , on fit dans la partie qu'on appelait la dèmi'liine, une fouille d'où l'on retira des plâtras, dont la surface était couterte de ^ufre, en grains et

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en très petits cristaux. Ils y étaient situés au-'.desfi^s, d^une terre qui avs^it servi de réceptacle aux vidanges de Paris.

Indépendamment du soufre qui se trouve dansJa nature à l'état de liberté , il en existe une grande: quantité en combinaison avec des matières n(iétaUi-. ques. Uni seul aux métaux, il forme les composés^ connus soujs les noms, de fer sulfuré ^ argent sulr^ furéyplomh sulfuré y etc. ; et ce qui est assez remarquable , c'est que le fer sulfuré , appelé pyrite ma" gnétique , se trouve assez souvent en petites masses tellement empâtées dans le grûnstein , qui e$t une roche primitive y qu'il est visible qu'il a été- produit

en même temps que cette roche, d'où l'on peut .coa-<' dure qu'il existe du soufre dont l'origine est beaur coup plus ancienne qiie ceUe des êtres organique». De plus, l'acide formé,, par l'union du sou&e et de l'oxigène, minéralisé plusieurs métaux ; delà les çosa-^ binaisons appelées fer sulfaté j cuivre sulfaté yplomb sulfaté , etc. Le m^me acide entre dans la composi-* tion de la chaux sulfatée, delà baryte sulfatée et de plusieurs autres substances de l^prenûèpe classe^^et si nçus réunissons au. soufre natif tous ces différens mixtes qu'il modifie par sa présence, et surtout le fer sulfuré qui abonde en ime multitude d'endrori» y nous concevrons combien est étendu le domaine que le soufre occupe dans la nature.

La Chimie , eh soumettant le soufre à l'action du

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[ué et de certains liquides ^ çst parvenue à fairje Ciri^talliser artificiellement cette substance. Rouelle ayant fait fondre du soufre dans une capsule, le laissa refroidir jusqu'au point d'être figé . seulement à la surface. Il perça ensuite cette espèce de croûte , puis ayant décanté le soufire fluide qui était au-des- SOUS, il bri$a la croûte, et trouva que l'intérieur de la capsule était devenu une géode tapissée de cristaux de soufre en longues aiguilles , qui se croisaient dans différentes directions. Les collections d'histoire naturelle offrent assez communément des géodes sulfureuses produites à l'aide d'un semblable procédé.

D'une autre 'part, Pelletier, en partant de l'observation que le soufre se dissolvait dans les huiles , au moyen d'une chaleur assez considérable pour le faire fondre, et en employant l'huile de térébenthine pour opérer cette solution , a obtenu , par le refroidissement, de petits cristaux très réguliers de soufi:e, ayant la forme de l'octaèdre primitif.

Le {soufre brûle avec tant de facilité et d'une manière si complète , que son nom seul semble réveiller dans l'esprit l'idée de La combustion. Aussi les anciens chimistes pensaient-ils que chacim des corps

susceptibles de céder à l'action du feu, avait son soufre particulier, à l'aide duquel il entrait en com-*

bustiop. Stabl substitua à tous ces soufres un prm-

çipe inflammable identique dans tous les corps combustibles, auquel il donna le nom dé phlogistiquej et qui existait de même dans le soufre , où il était

4i6 TRAITÉ

opmbmë avec Tacide sulfuricpe. Il pmrut oMbne âirqir démontré, par la synthèse, qu'il avait aéçouvert vraie nature du soufre. Il était réservé à la G moderne de &ire voir que le soufire était un corps simple, et que cet acide vitriolique , que Ton regardait comme un des principes de cette substance, résultait, au contraire, dfc la combinaison du soufre lui-même avec Foxygène.

L'acquisition que j'avais faite de quelques morceaux de soufre transparent, me suggéra l'idée de les tioller et de les polir, pour observer la réfraction de cette substance. Je reconnus que cette réfraction était double, et qu'elle produisait même un écartement considérable entre les images , qui de plus paraissaient fortement irisées. Ayant placé sur lui papier marqué d'une ligne d'encre, un morceau de la même substance, qui avait deux faces opposées sensiblement parallèles, à mesure que je Ip faisais tourner, je voyais les deux images s'écarter ou se rapprocher; et il y avait un terme où elles se confondaient, excepté a leurs extrémités, comme cela a lieu avec un rhomboïde de chaux carbonatée. On concevra la raison de cette duplication des images, à travers deux faces parallèles, si l'on fait attention que l'octaèdrje primitif du soufre dérive d'un parallélépipède obliquangle , en sorte que le soufre se rapproche à cet égard de la chaux carbonatée. Mus les morceaux de soufre avec lesquels j'opérais n'ayant point de joints natui'els sensibles , je n'ai pu déterminer l'analogie

qui doit exister entre leur structure et le sens dans lequel se fait l'écartement des images.

Ici se présentait un autre sujet de recherches plus propre encore à exciter l'attention du minéralogiste physicien. 11 résultait des découvertes de Newton sur les rapports entre les puissances réfractives et les densités des divers corps naturels (*) , que le soufre , qui était une substance éminemment combustible , devait avoir une puissance réfractive beaucoup plus grande à proportion que ne l'indiquait sa densité, laquelle n'est guère que le double de celle de l'eau. Je cherchai , en conséquence , à déterminer la quantité de la réfraction ordinaire du soufre, et, à l'aide d'un moyen très simple, je reconnus que le rapport entre le sinus d'incidence et celui de réfraction , au passage de l'air dans la même substance , était un peu plus petit que celui de 2 à i . Je déterminai ensuite , par le calcul, la puissance réfractive que le soufre devait avoir, en conséquence de sa densité^ par comparaison à une autre substance combustible , telle que le succin ; et le rapport entre les sinus, déduit de cette même puissance réfractive , s'est trouvé , à très peu près, le même que celui qui résultait de l'observation.

La plus grande partie du soufre qui se débite dans le commerce, se retire, par le grillage, du fer sulfuré et des autres mines dans lesquelles il fait la fonc-

(*) Voyez l'artidc Diamant.

MiNÉR T. IV. ai

4i8 TRAITÉ

tion de EtiîîiérâlisËteur. Après l'avoir épuré , en le faisant fondre, on le coule dans des moules de bois, où il forme le soufre eïi canons, tel qu'on le trouve dans le coiiimetce. On appelle fleurs de soufre un amas de j)arcelles ou de petits cristaux aciculaires produits par la sublimation du soufre.

La propriété qu'a le soufre de brûler à une température peu éièvéé , le fait ènjployer , avec succès , pour déteiminèr la combustion dans d'autres corps moitis inflammables.

Le soufré bi'oyé et eiactement mêlé avec la potassé nitrâtée et le carbone , dans de justes proportions, forme la poudre à canon. ( Voyez l'article potasse hitratée ). Fondu et versé sur la surface du fer, il contracte avec ce thétal une adhérence intime, dont on profite pbùr sceller des barreaux de fer dans la pierre.

La vapeur du soufre eh Combustion , qu'on appelle acide sulfureux , est employée pour blanchir les soies, et rétabUr ce cri particulier qui les caractérise lorsqu'elles sont neuves. On se sert utilement de la même vapeur daïis les cabinets qui renferment des collections d'animaux, pour faire périr les mites et autres insectes destructeurs.

Les modeleurs emploient le soufre pour former des moules. On prend, par son moyen , de très belles empreintes des pierre^ gravées.

Dans les premières recherches qui ont frayé la route vers la véritable théorie des phénomènes élec-

triques, les physiciens se servaient d'un globe de soufre, dont ils comparaient les effets avec ceux d'un globe de verre ; et les différences entre les uns et les autres, ont contribué à mettre en évidence les deux espèces d'électricité , l'une positive ou vitrée , l'autre négative ou résineuse.

SECONDE ESPÈCE

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