Cubo-dodécaèdre. A'B'^ (fig
Formes à faces bombées.
I . Diamant spheroïdal ( fig. 345 ). Diamant à faceltes curvilignes.
a. Diamant spheroïdal sextuplé. De l'Islé, t. II, p. 197; var. 3. Quarante-huit facettes curvilignes, dont six telles que adb ,fdbjfdu , cdu^ ade, cde j répondent ^ une même face de l'octaèdre primitif. Des six arêtes qui partent d'un même sommet d , trois aboutissent aux angles a , c , /*, de la face dont il s'agit , et les trois autres aux milieux ô , ^ , w, des côtés. Les premières sont ordinairement les plus vives j les autres ne forment que de légères saillies.
b. Diamant sphéroïdal conjoint , fig. 346. Diamant dodécaèdre. De FIsl^, t. II, p. 199; var. 4* La variété précédente , plus uniformément curviligne , de manière que les îàcettesfduj/iu^ et ainsi des autres semblablement situées deux à deux , paraissent se confondre en une seule; et que si Ton fait abstraction des arêtes c?^^ 9 iuy qui souvent ^ont très peu sensibles , la portion de surface comprise entre. les arcs dfy de , ifj ic, prendra l'aspect d'un rhombe légèrement bombé.
c. Diamant sphéroïdal comprimé. Diamant triangulaire. De l'Isle, t. II, p. 201 ; var. 6. Parmi les assortimens de six triangles qui répondent aux faces du noyau, deux opposés entre eux se rapprochent, de manière que le cristal se présente comme un prisme hexaèdre très court, terminé par des pyramides curvilignes très surbaissées.
Dans les diamans dont la forme est plus décidément sphéroïdale, les arêtes yi^, cuy ce, ae, etc., qui répondent à celles du noyau , sont elles-mêmes curvilignes, en sorte que la surface est à double courbure.
Toutes ces modifications semblent n'être autre chose que les effets de la tendance qu'a la cristallisation vers une forme régulière à quarante-huit facettes planes, laquelle, si elle existe quelque part, n'a point encore été observée j et il est facile de concevoir que cette forme serait produite par desdécroissemens intermédiaires sur tous les angles du noyau.
DE MlNÉRAIiOGlE. /iaj"
Mais la formation du diaQiant ayant été précipitée ^ les faces ont subi des arropdissemens , comme ce}a arrive par rapport à une multitude de minéraux. On peut dire même que le diamant, dont les arêtes curvilignes forment des reliefs d'une grande délicate^e , et en même temps très prononcés, porte plus visiblement que beaucoup d'autres substances, l'empreinte de la forme qui aurait eu lieu si la cristallisation avait atteint son but.
J'ai observé beaucoup dediamans à faces bombées ; et j'y ai toujours reconnu, au moins sur une partie des faces, les indices des arêtes du^ de, bd, comprises entre celles qui abputissent aux angles de la forme primitive. Il est vrai que ces arêtes Ae répondent pas toujours au n^lieu des bords af^ fcy ac y mais éprouvent des déviations qui les rejettent d'un côté ou de l'autre. Les plus grandes diversités se trouvaient dans la courbure même des faces, qui était plus miirquée sur certains diamans que sur d'autres ; en sorte que tantôt les de^ix facqs fdUy y}'z^ , adjacentes à une même arête yî:^, fpriD^ient une espèce de pli à l'endroit de cette arête , couime dans la sous-variété a^ et tantôt n'avaient aucune li^^te distincte, auquel cas on avait la sous -variété b.
D'après ces observations, j'ai cru devoir tout réduire à une seule variété , en désignant comme sousvariétés les nuances qui marquent le plus, parmi le grand nombre de celles dont elle est susceptible , et j'ai supprimé le diamant à 24 facettes, décrit psgp
Rome de l'isle, t. Il, p. 196, var. 2, lequel ne serait autre chose que la sous-variété «, où toutes les arêtes da, de^/dby etc., auraient entièrement disparu.
' Rome de Flste, qui voyait autrement les choses , avait, au contraire, dérogé ici, comme il l'a fait en plusieurs occasions , au principe de Funité de forme primitive, pour en admettre deux bien distinctes y savoir, V octaèdre aluminiforme ^ et le dodécaèdre à plans rhombes {^). De plus, il assimilait notre sous-variété a aux pyrites globuleuses , en la considérfitnt conune formée par la réunion très intime de plusieurs petits diamans qui convergeaient vers un centre commun (^.
Cependant les diamans sphéroïdaux ont la même structure et se clivent aussi nettement que ceux qui sont cristallisés en octaèdre régulier. Les portions sur-ajoutées au noyau sont produites par de vrais décroissemens, qui, au lieu de suivre une marche uniforme, varient d'une lame à l'autre dans le rap-' port des ordonnées d'une courbe (***) ; et parce que les faces sont à double courbure, les soustractions qui , sur chaque lame , déterminent le décroîssement
(*) Ibid.y p. 190.
(**) Ibid,, p. 198.
(***) Rome de l'Isle a reconnu lui-même l'existence de ces décroissemens^ par rapport au dodécaèdre, dont il ne laisse pas de faire une nouvelle forme primitive du dîatnant. Ibid., p. 199.
DE MINÉRALOGIE. 4u5
intcrmëdiaire 5 se font de même inégalement, en sorte que les bords subissent des inflexions continuelles , au lieu de s'étendre en ligne droite.
Au reste , je ne prétends pas qu'il y ait quelque chçse de constant dans les courbes dont je viens de parler , puisqu'elles sont dues aux perturbations que subissent ici les lois de la cristallisation. J'ai voulu seulement faire concevoir le rapport entre l'arrangement des molécules , dont les diamans sphéroïdaux sont l'assemblage, et celui qui atteindrait la véritable limite , et offrirait le résultat d'une loi uniforme et parfaitement régulière. Si l'on essayait , ainsi que je l'ai fait , de soumettre au calcul une de ces lois variables qui sont susceptibles de produire des formes sphéroïdales , ce serait une de ces recherches que l'on ne se permet que pour satisfaire sa curiosité.
2. Diamant plan-convexe. De l'Isle^ t. II , p. igS ; vai'. I . C'est la combinaison du diamant sphéroïdal avec la forme primitive. On voit dans la collection de l'Ecole des Mines plusieurs cristaux de cette variété, sur lesquels les faces parallèles à celles du noyau sont éclatantes et parfaitement planes.
Formes indéterminables.
Diamant amorphe ou granuliforme. S'il pouvait y avoir des diamans roulés , ils n'auraient passé à cet état que par leur frottement mutuel. Mais il est visible que ceux qu'on nous apporte ne doivent qu'à
une cristallisation imparfaite les accidens qui ont
oblitéré leur forme.
Accidens de lumière.
CouUurs»