W4 MÉTÉORITES
aéroUthes, que M. Rose a trouvé dans les cavités du fer de Pallas uu cristal de péridot parfaitement cristallisé, fig. 4D, pi. 59; ce qui établit une relation de plus entre ces masses de fer et les météorites.
On a fait l'analyse d'un grand nombre de météorites, mais ces pierres étant formées de Fagrégation de plusieurs minéraux, l'analyse ne peut faire connaître que ceux qui se comportent différemment avec les acides. Après donc avoir réduit en poudre un fragment de météorite, on peut en séparer d'abord les parties métalliques par le barreau aimanté, puis on divise la matière pierreuse en deux analyses distinctes en isolant, dans l'acide, la partie soluble de celle qui est insoluble. C'est en employant ces précautions que j'ai obtenu séparément, dans l'analyse de l'aérolithe tombée à Chiteau- Renard le 12 juin 1841, les différents éléments suivants :
Alliage de fer et de nickel 9,25 >
Pyrite magnétiqne. 0,67 I
Péridot k fer, soluble dana les acides 51 ,62 V 99,71 .
Substance insoluble dans les acides, et ne se I
rapportant à aucun minéral connu ^. . . . 38,17 /
Dans les analyses anciennement faites des météorites, on n'a pas suivi la marche que je viens d'indiquer, en sorte que les éléments de la partie soluble dans les acides sont réunis avec ceux de la partie insoluble. Il devient dès lors impossible de reconstituer les minéraux qui entrent dans la composition de ces pierres; leur examen présente néanmoins un certain intérêt, en ce sens que les analyses accusent de très-grandes
* Cette partie soluble est composée de :
Oxyg.
Silice 51,77 27,92.
Alumine 10.22 4,77 .
Protoxy de de fer ... . 17,51 3,98 .
Chaux 0,47
* Potasse 6.60
Potasse 6.68
Souda 9,30
(Cmii^rmaMi4êtAoaêinmâM9eitmm,x,tm, r- M, 1844.^
METEOIOTES.
différences dans la nature des minéraux qui s'y trouvent mélangés : elles montrent par suite que si les caractères extérieurs des aérolithes ont beaucoup d'analogie, leur composition est quelquefois très-différente. En effet, un certain nombre d'analyses n'offrent pas d'alumine, par conséquent, il ne peut se trouver dans la pierre à laquelle elles se rapportent aucuns minéraux de Tordre des feldspaths, c'est-à-dire ni orthoief ni labrador j ni albiîe, etc. Dans ce cas, presque toujours la partie dominante présente des silicates magnésiens que l'on peut souvent partager en silicates et en bisilicates, et, par conséquent, en péridot et en matières du groupe pyroxénique. U en résulte donc qu'on peut faire dans Içs pierres météoriques deux groupes distincts, comme dans les roches qui constituent la terre, lesquels correspondent aux roches granitoïdes et aux roches volcaniques. On trouve, eu outre, des minéraux variés associés à ces deux groupes, comme cela existe également dans les matériaux de notre globe.
J'ai réuni dans les deux tableaux suivants lés analyses des météorites qui méritent le plus de confiance ; l'un d'eux est consacré aux pierres alumineuses* l'autre à celles qui con* tiennent principalement des minéraux magnésiens.
Pierres méi^>riques ahmUneuses,
Silice
Alumine
Magnésie
Chaox
Qiydede fer
Oxyde de manganèse. . .
Potasse
Soade
Sonfre
Fer
Rickd
Chrome
Cuivre
trace.
29,44 une trace.
' Pierre tombée à Stannern en Moravie, le 22 mai 1808, analysée par Klaproth.
» Pierre tombée à Juvenas, le 15 juin 1821, par Laugier.
» Pierre tombée à Kostritz en Russie, le 13 octobre 1820, par Stromeyer .
* Pierre tombée à Jonzac, le 13 juin 1819, par Laugier.
» Pierre tombée à G]iftt6in<A«iiutI, le It ]oin IMf, par M. Dofirtflot.
836 IIÉTËORITES.
Les deux premières sont fort riches en alumine, et par conséquent elles doiyent contenir une grande quantité de minéraux de Tordre des feldspaths.
PjfffTM mitéoriques non aiummeuiêt.
Sillcô
Magnésie ,
Chaux
Oxyde de fer
Oxyde de manganèse. .
Oxyde de nickel...., Chrome ou oxyde....
Alumine
Soude ,
Sontn ,
Fer
Nickel
Dans les météorites réunies dans ce second tableau, les parties pierreuses dominantes sont des silicates de magnéâei qui se rapportent probablement au pyroxène et au péridot.
On a quelquefois décrit des météorites charbonneuses. Je ne saurais révoquer en doute leur existence ; mais je n'ai pas eu l'occasion d'en étudier, bien que j'aie visité avec cette intention les collections de Londres et de Paris. Il existe cependant, au Muséum d'histoire naturelle, quatre échantillons désignés sous le nom de météorites charbonneuses. Deux ont été donnés à cet établissement par M. le baron d'Hombres Firmas ; les deux autres proviennent de la collection de feu M. de Gillet-Laumond. Ces quatre échantillons ont la même origine; ils sont étiquetés comme provenant d'une météorite tombée à Saint-Étienne-de-Lolm , à deux lieues d'Alais, le 13 mars 1806. Ils sont partie en petits fragments noirs friables, et
i Pierre tombée à Chassigny prës de Langres, le 3 octobre 1815, analysée pir Vauquelin.
* Pierre tombée k l'Aigle , le 26 ao&t 1803 , par Vauquelin : une partie di fer est à l'état métallique.
s Pierre tombée à Lissa en Bohème, le 3 septembre 1808, par Klaproth.
* Pierre tombée k Timocbin, gouvernement de Smolensk, le 13 mars 1807, par Klaprote.
* Pierre tombée à Erxleben, le 15 août 1812, par Stromeyer.