‹ Traité de minéralogieChapitre 102 sur 118 · MÉTÉORITES · texte numérisé non relu

MÉTÉORITES

partie en poussière; les fragments, très-lendres , s'écrasent facilement sur le papier, en donnant une poussière d'un noir brunâtre. D'après Fessai que j'en ai fait, ces fragments brûlent presque entièrement sous la mouffe , en laissant des cendres d'un brun rougeàtre qui contiennent de la chaux, de la silice et du fer. Ces observations me font supposer qu'il y a eu quel-: que erreur lorsqu'on a recueilli ces échantillons. La date de la chute de Saint-Etienne-de-Lolm étant indiquée, on doit supposer qu'il s'est produit effectivement, le 13 mars 1806, une chute de pierres aux environs d'Alais , mais les échantillons remis au Muséum me paraissent appartenir à du lignite imparfait, assez fréquent dans le département du Gard.

La chute des météorites est maintenant certaine ; elle a été observée à plusieurs reprises , et le phénomène de Laigle, en Normandie , qui s'est passé au moment de la récolte devant plus de cent cinquante personnes, réunies pour les travaux des champs , a été le sujet d'une enquête précise qui a levé les doutes existant encore à celte époque. Ces chutes sont indépendantes des phénomènes atmosphériques, et si dans quelques circonstances le ciel a été couvert de nuages , dans d'autres, au contraire, il était parfaitement serein. La chute des météorites est ordinairement précédée de l'apparition d'un globe enflammé qui se meut dans l'espace avec une grande vitesse et toujours à une très-grande hauteur; ces globes, après avoir brillé pendant plus ou moins de temps, éclatent subitement avec un bruit qu'on a comparé à de violents coups de tonnerre, à des décharges d artillerie, qui sont suivies de détonations plus faibles.

La hauteur à laquelle les bolides s'enflamment et éclatent est très-souvent supérieure à celle de l'atmosphère; ainsi, leur ignition est dans ce cas indépendante del'acticHii de l'air. Les pierres tombent à la surface de la terre et s'y enfoncent à des profondeurs variables. Leur nombre est plus ou moins considérable, et elles couvrent un espace plus ou moins étendu. Elles arrivent brûlantes à la surface de la terre , et dégagent

839 MÉTEORITSS.

souvent des vapeurs sulfureuses, au iDoment de leur chute. ^ En remarquant que toutes les pierres provenant d'une mdme météorite, quoique grossièrement arrondies, sont évidemment anguleuses, il est impossibIe|de douter qu elles n'aient faitpa^ tie d'une seule masse qui s'est brisée en éclats, en fragments plus ou moins volumineux, au moment de la détonation.

Tels sont les faits qui accompagnent la chute des météorites; mais quelle est Torigine de ce singulier phénomène? On rignore encore complètement. On a pensé d'abord que tes pierres météoriques se formaient dans l'espace, vers la limite de notre atmosphère; cette hypothèse , qui a eu de nombreux partisans, est maintenant abandonnée. M. de Laplace a sup* posé qu'elles pouvaient être lancées par les volcans de la lune , et il a même calculé la force de projection qu'elles devraient avoir pour être portées jusqu'au point où elles commenceraient à obéir à l'attraction terrestre. Mais aujourd'hui qu'une étude plus exacte delà lune a montré que les apparences que l'on aperçoit dans cet astre , et que l'on avait prises pour des phénomènes volcaniques, sont simplement des efietsde lumière , la base de Texplication devient elle-même une hypothèse. Enfin , depuis quelques années, on est disposé à regarder les pierres météoriques comme des fragments de petites planètes qui , circulant irrégulièrement dans l'espace et se trouvant engagées dans notre système , cèdent à lattraction de la terre, s'y précipitent aussitôt qu'elles entrent dans sa * sphère d'activité. Cette hypothèse a le mérite de rattacher le phénomène des météorites à celui des étoiles filantes; cellesci seraient des corps solides du même genre, mais qui, entrant dans notre atmosphère avec une vitesse suffisante pour la traverser, ne feraient que s'enflammer en y passant.

schreiberdte. — H. Haidinger ', en examinant les grains attirables qui existent dans la pierre météorique d'Arva,a reconnu qu'un certain nombre d'entre eux contenaient du

' MiHh. «. fi-mod âé S(H.y 'm Wiew 1847.

phosphore; il en a fait-une espèce particulière, qu'il a dédiée à M. Schreiber.

La schreibersite est en grains d'un gris d'acier, ayant une structure feuilletée. Ses lamelles sont flexibles; sa dureté est de 6,5 , et sa pesanteur spécifique est comprise entre les nom« bres7,0i et 7,22. D'après l'analyse de M. Patera, lacomposi-tion de la schreibersite serait : acide phosphorique, 7,26; fer, 87,20; nickel, 4,24; elle contient, en outre, un peu de charbon.

Plusieurs pierres météoriques ont offert à M. Sbépard ^ une poussière d*un brun noirâtre, qu'il considère comme un pbosphure de fer, de nickel et de magnésie, qu'il a désigné par le nom de dyplilite; elle aurait donc de l'analogie avec la schreibersite, et nous avons pensé devoir la mettre à la suite de cette espèce. Cette poussière entrerait pour 0,25 à 2,25 dans les météorites examinées par M. Shépard.

Pyrite martiale; Pyrite; Mareassite; Eisenkiea; Schwefelkies.

Le fer et le soufre présentent deux combinaisons naturelles diCTérentes par leurs proportions : dans la plus abondante, un atome de fer est uni à deux atomes de soufre ; la seconde, désignée sous le nom de pyrite magnétique, parce qu'elle exerce une action sur l'aiguille aimantée, est plus riche en fer et contient sept atomes de fer pour huit de soufre.

La première combinaison affecte deux systèmes cristallins, et offre un exemple remarquable du dimorphisme. Les caractères extérieurs des cristaux appartenant à chacun de ces systèmes présentent, en outre, quelques différences, en sorte que, malgré l'identité de composition, les minéralogistes admettent deux espèces de sulfure. La première est désignée sous les noms de fer sulfuré, fer sulfuré jaune et de pyrite

• American Journal SUUnum, deaiikme série, II, 880.

iUO FER SULFURE.

martiale 9 tandis que la seconde est appelée fer sulfuré bUme , sa couleur jaune étant beaucoup plus claire que celle de la première espèce.

Fer sulfuré Jaune. — Pyrite Janne. — Ce minéral est d'un jaune d'or ; son éclat est métallique; les faces de ses cristaux sont très-éclatantes , l'action de Tair ne les ternit pas. La dureté de la pyrite est considérable ; elle fait feu au briquet ; elle raye le feldspath , mais elle est rayée par le quartz ; elle donne par le choc du briquet une odeur sulfureuse. Sa poussière est d'un vert noirâtre. Sa pesanteur spécifique est de 5. Exposé à la flamme d'une bougie , le fer sulfuré exhale une odeur de soufre , devient attirable à l'aimant et prend une couleur d'un brun rougeàtre.

La composition du fer sulfuré jaune est, d'après M. Berzélius :

Rapp. alom.

Soufre 54,26 0,270 2.

Fer 45,74 0,135 i.

Ce minéral, presque toujours cristallisé, se trouve cependant en concrétions, et dans quelques circonstances il remplace des corps organisés. Sa belle couleur jaune et son éclat le font toujours reconnaître.

La forme primitive du fer sulfuré jaune est le cube fig. 45, pL 59; c'est également la forme sous laquelle il se trouve le plus habituellement. Ses cristaux présentent de nombreuses modifications , et ce minéral fournit un des meilleurs exemples pour l'étude du système cristallin cubique. Presque tous les polyèdres que nous avons décrits dans le premier volume de cet ouvrage, comme dérivant du système régulier, s'y retrouvent ; cependant on doit remarquer que trois genres de formes dominent toute la cristallisation du fer sulfuré, savoir : le cube , la dodécaèdre pentagonal et Yicosaèdre ; mais le cube est de beaucoup le plus fréquent.

Les modifications que l'on connaît dans le fer sulfuré sont :

Sur les angles , l'octaèdre régulier a*, fig. 44, et deux tra-

pézoèdresa) et a^. Le premier est beaucoup plus fréquent que le second ; Toctaèdre est rarement complet , mais souvent on en aperçoit les facettes triangulaires sur les angles du cube , ainsi que le représente la fig. 45.

Sur les arêtes , le dodécaèdre rhomboïdal M ; ce solide est très-rarement complet, il est même rare à l'état de combinai- ^ son ; cependant on connaît des cristaux du Dauphiné, fig. 48, pi 60 , qui sont formés de l'octaèdre régulier a* et de ce dodécaèdre; il existe ensuite six dodécaèdres pentagonaux 6», ¥, M, 6V*, ft*/3j fr3/a^ Qeg solides devraient avoir vingt-quatre faces, mais douze de leurs faces manquent toujours ; parmi ces six dodécaèdres pentagonaux, un seul, celui dont le signe est 6«, existe avec une grande fréquence ; c'est, après le cube, le cristal qui se représente le plus souvent. Dans certaines circonstances, il est complet, ainsi que le représente la fig. 46, pi. 60 ; mais le plus ordinairement il est associé au cube et donne la forme, fig. 47, désignée par Haûy sous le nom de cubo-dodécaèdre.

La plupart des autres dodécaèdres pentagonaux sont trèsrares ; on ne les rencontre que dans des cristaux chargés d'une multitude de facettes dont les fig. 52, 54, 55, 57 et 58 représentent les plus fréquents.

Le dodécaèdre fr* et l'octaèdre régulier s'associent ensemble et donnent lieu à une troisième forme, fig. 49, pi. 60, que Ton désigne sous le nom dlcosaèdre, qui se compose de huit triangles équilatéraux a', appartenant à l'octaèdre, et de douze triangles isocèles b^; les faces ont ordinairement des dimensions à peu près égales; mais, dans quelques cas, celles du dodécaèdre ne sont qu'indiquées, et le cristal présente alors l'apparence de Toctaèdre régulier, fig. 50, portant un biseau sur chacun de ses angles.

Les modifications intermédiaires sont au nombre de trois ; elles sont données par les lois suivantes i = (6*é*^«6V*); i' = (6*/36«/4fti|5); i' — (fcifcvafci/*). Les solides à quarante-huit faces qui en résultent manquent, comme les trapézoèdres, de

la moitié de leurs faces, et chacun d'eui ne forme que des pointements triples sur les angles du cube ; les facettes qui correspondent aux modifications intermédiaires sont plus fréquentes que celles données par les dodécaèdres pentagonaux ft», k*, ft*/", 6*/» et t»/*. Un grand nombre de cristaux provenant de la Corse et du Piémont en offrent des exemples.

Malgré la multitude de facettes dont les cristaux de fer sulfuré sont quelquefois surchargés, presque toujours le cube donne la forme générale. La symétrie des cristaux relativement aux angles et aux arêtes du cube fournit un moyen facile de se rendre compte de la position de toutes les facettes; il faut, autant que possible, commencer Texamen d'un cristal par la recherche de ces faces; on les distingue par leur perpendicularité ; pour les apprécier facilement, il suffit de placer sur une table une des faces que Ton suppose appartenir au cube, et Ton voit de suite quelles sont celles qui représentent les faces verticales.

Nous allons indiquer celte étude, en réunissant les cristaux par ordre de simplicité :

Fig. 51, pi. 60. Cube portant les facettes M du dodécaèdre rhomboldal, et a' de l'octaèdre ; ces cristaux, désignés sous le nom de triforme^ sont abondants dans une mine de^lomb du Gumberland.

fig. 52, pi. 64 . Cube avec des traces du dodécaèdre rhomboïdal fc* et des faces 6* appartenant au dodécaèdre pentagonal. Ces dernières faces sont ordinairement assez larges; dans la plupart des cristaux de cette nature, les faces ft* portent des stries prononcées, placées parallèlement aux intersections des faces du cube avec les faces du dodécaèdre.

Fig. 53. Forme analogue à la précédente, dans laquelle le dodécaèdre pentagonal b^ est remplacé par un solide de même nature, dont le signe est 6'/*.

Ftgf. 54. Cube portant les faces o* de l'octaèdre, les traces du dodécaèdre rhomboïdal b^ et d'un dodécaèdre pentagonal b*, plus obtus que le dodécaèdre pentagonal ordinaire. Ge

dernier cristal, assez rare, provient de la mine de fer de Traverselle en Piémont.

Fig. 55. Cristal de même forme que le précédent, portant en outre sur chaque angle du cube trois faces a^ qui appar* tienoent à un trapézoëdre ; ces trois faces se représentent as* sez fréquemment dans le fer sulfuré. M. Haûy cite des cristaux^ fig. 56, qu'il désigne sous le nom de iriipointé, composés seulement du cube et des éléments de ce trapézoëdre formant une petite pyramide sur chaque angle.

Fig* 57. Cristal en cubo-dodécaèdre augmenté des faces t, donné par le décroissement intermédiaire {b^b^b^),

La fig. 58, pi. 62, représente un très-beau cristal de Tra« verselle, dans lequel la disposition cubique est très-visible, malgré le grand nombre de facettes. Chaque arête porte deux séries de facettes 6* et 6V*, appartenant à des dodécaèdres pentagonaux. Les angles sont tronqués par les facettes a^ de Toctaèdre ; sur les arêtes de ce triangle a^ ou remarque des facettes très-larges î, dues au même solide à quarante-huit faces que dans la figure précédente ; puis les arêtes des faces de ce même polyèdre portent des troncatures t' et t^ appartenant à deux autres solides de même nature : les lois de dé* croissement qui régissent ces deux modifications intermédiaires sont :

f = ( 6»/» bV* bi/« );•' = («>« 6V* Î>V* ) .

Si maintenant on veut se rendre compte du nombre des facettes de ce cristal, on le peut très-facilement; on a en effet P=6;a* = 8;5«c=12, ft^=12;i=24;t'=24;t"=34, ce qui fait un total de 110 facettes.

Dans quelques cristaux, Toctaèdre domine, ainsi qu'on le remarque dans les fig. 50, 60 et 61, pi. 62. Je n'ai pas vu d'échantillons des deux derniers cristaux ; j'en ai emprunté les dessins à Haûy. Les signes symboliques qui déterminent les faces montrent la manière dont elles se dérivent. Je remarquerai que, dans le dernier cristal, les faces • sont au

5ii FER SULFURE. i

nombre de huit faces sur chaque angle de l'octaèdre ; ce serait I donc un exemple dans lequel le solide à quarante-huit faces t serait complet, tandis que dans tous les cristaux il est hémièdre. Cette circonstance me fait douter de l'exactitude de cette figure, pour laquelle, du reste, Haùy n'indique pas de localité.

J'ai annoncé que, pour un certain nombre de cristaux, la forme dominante est l'icosaèdre. La fig. 62, qui représente de très-beaux cristaux de Traverselle, afiecte cette forme. On y remarque d'abord les faces b^ du dodécaèdre pentagonal ordinaire, puis des faces i au nombre de vingt-quatre, qui appartiennent au même solide à quarante-huit faces que nous avons déjà vu dans plusieurs des cristaux précédents; il s'y trouve à l'état hémièdre, ainsi que cela est d'habitude. On n'a plus ici les faces du cube pour se guider dans le placement du cristal et surtout pour en déterminer la symétrie ; mais les faces triangulaires i servent également pour cette détermination; elles remplacent en effet les faces de l'octaèdre, lesquelles sont placées sur les angles du cube. Il en résulte que les arêtes mm sont parallèles aux arêtes de ce même soUde, et il suffît d'en mettre une dans une position horizontale pour que le cristal soit placé, ainsi qu'on l'a fait dans ia fig. 62.

La fig. 63, pL 62 , appartenant également à des cristaux de Traverselle , contient les faces de l'octaèdre régulier de plus que la précédente.

Pour terminer la cristallographie du fer sulfuré, je citerai les cristaux cubiques, ^9. 64, portant sur chacune de leurs faces des stries parallèles aux arêtes; ces cubes, désignés sous le nom de triglyphes, présentent un certain intérêt, en ce sens qu'on a cru y voir la trace de clivages. H. Delafosse a conclu de leur présence , ainsi que je l'ai exposé dans le premier volume de cet ouvrage S que la forme primitive de la pyrite est un prisme rectangulaire droit, au Ueu d'un cube;

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dans ce cas, la dissymétrie que montrent les faces b\ ft'

i, i', etc. , n'existerait pas. Haûy considère les stries de la pyrite triglyphe comme les traces de faces d un dodécaèdre pentagonal qui né se serait pas développé. Une circonstance qui tend à confirmer la supposition faite par Haûy , c'est que les stries qui occupent le milieu des faces se relèvent assez souvent en forme de cime ou de sommet dièdre , de manière que l'intention de la cristallisation , si toutefois on peut se servir de cette expression , est beaucoup plus sensible à cet endroit. Déjà j'ai signalé une disposition analogue sur les faces du cube de la chaux fluatée ; seulement , dans ce dernier cas, il existe quatre directions de stries sur chaque face , en sorte que la tendance de ces stries pour former des hexaté- Iraèdres est certaine.

Angles principaux du fer sulfuré jaune. .

sur P

a* sur a*

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a« sur a*

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a* sur a*

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6' sur b'

6« sur 6«

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i" sur 6«

Fer Bnlfnré concrétioiuié. — Il forme des stalactites cylindriques, globuleuses, ou simplement mamelonnées; la surface de ces concrétions est quelquefois chagrinée et bronzée ; d'autres fois elle est comme écailieuse, brillante et même irisée. Ce minéral se trouve , en outre , en dendrites disposées entre les feuillets de certaines roches schisteuses.

SUUrai^ BUIHO.

Pyrite blanche; Pyrite rayonaée; Sperkise (Beu<Unt){ Zellkies; Kammkiest; Strahlkies; Kirosite.

Cette seconde espèce est d'un blanc jaun&tre, ou d*un jaune verdâtre livide, avec un éclat métallique. Elle constitue, Gomnie la première , des cristaux et des concrétions ; mais elle existe fréquemment , en outre , en boules à cassinre radiée. La surface de ces boules est hérissée de tous côtés de pointes, qui sont des extrémités de cristaux.

Le fer sulfuré blanc raye le feldspath et est rayé par le quartz; sa cassure est inégale et granulaire. Sa pesanteur spécifique varie de 4,7 à 4,847. Exposé à la flamme d'une bougie, il donne une fumée légère, accompagnée d'une odeur de soufre.

Sa forme primitive est un prisme droit rhomboîdal de 106» 2'^ dans lequel le rapport d'un côté de la base à la hauteur est à peu près celui des nombres 20 et 19, fig. 65, pî. 63.

Fig. 66. Forme primitive, avec un biseau e* placé sur les angles Ë ; lorsque cette forme se trouve en cristaux isolés , les facettes e* ne sont indiquées que par des triangles très-petits. Le plus ordinairement , les cristaux s'associent au nombre de cinq pour donner la disposition dite en crite de coq, fig- 72 et 74 , pi. 64. Dans ce cas, les fig. 06 et 67 s'aplatissent par le raccourcissement du prisme , en même temps que par rallongement de i'aréte du biseau, et donnent lieu aux cristaui, fig. 68.

Fig. 69. Octaèdre formé par des modifications placées à la fois sur les angles E et A. On pourrait, au premier abord, prendre cette variété pour Toctaèdre régulier, et, par suite, confondre ensemble la pyrite jaune et la pyrite blanche; mais indépendamment de la mesure qui montre que ces faces sont inégalement inclinées entre elles, on doit remarquer que les quatre angles de la base sont seuls tronqués, tandis que les angles du sommet sont intacts. Les cristaux fig. 69 et 70 sont

dîiféreDts, bien que leur apparence soit la même; les indices placés sur les faces indiquent leurs lois de dérivation. Dans quelques cristaux, fig. 70, les sommets sont également tronqués, et, dans ce cas, il est nécessaire de prendre la mesure des angles des faces a* et e*/*; ils diffèrent entre eux de plus de deux degrés, ainsi que des angles de Toctaèdre régulier.

Jai vu dans la collection de M. AUan un cristal, fig. 71, pi. 64, portant les différentes modifications f^ «^^^, n^, que je viens de signaler séparément. Ce même cristal possède des facettes 6V" placées sur les arêtes.

Fréquemment, cinq cristaux se groupent ensemble, fig. 72, pi. 64. Les plans de réunion des différents cristaux se coupent sous Tangle de 7S^ et sont parallèles aux faces verticales de la forme primitive; le plan, fig. 73, montre clairement cette disposition. Dans beaucoup de cristaux, le nombre des segments, au lieu d'être de cinq, n'est que de quatre : il existe alors une échancrure très-profonde, ainsi que le représente la fig. 74. Dans la plupart des cristaux de cette nature, les bords des segments présentent des dentelures brillantes que Ton reconnaît pour appartenir à de petites faces M; cette disposition a fait désigner cette variété sous le nom de crête de coq. La surface des segments est en outre striée par des lignes parallèles aux longs côtés des segments.

La composition du fer sulfuré blanc résulte des analyses suivantes :

Sperkief, Riro|lte, Dn ConoualUef,

par Berzélius '. par ScheTdhauer *. par Hatchelt *.

Soufre 55,55 53,05 55,60 0.266 2.

Fer 45,07 45.60 45,65 0,i34 I.

Elle est la même que celle de la pyrite jaune FS^.

« Schweigg9r Journal, t. XXVII. p. 67.

« AnnaUs de Poggendorfft t. LXIV, p. 282. s PhUostppkkal TroÊuaclkms, 1804, p. 525.

Angles principaux du fer sulfuré Uanc.

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