‹ Traité de minéralogieChapitre 106 sur 118 · FER CHROMÉ · texte numérisé non relu

FER CHROMÉ

Fer chromaté ; EisenchroiDe ( Beudant )«

Ce minéral, observé pour la première fois en nodules, au milieu de la serpentine des environs de Fréjus, dans le département du Var, a été retrouvé dans un grand nombre de lieux occupant une position semblable. Il se présente constamment en masses amorphes ; cependant on possède de petits cristaux des montagnes de Barc, près de Baltimore, en octaèdres réguliers, en sorte que la cristallisation de cette substance appartient au système régulier.

La cassure du fer chromé est inégale, grenue, quelquefois imparfaitement lamelleuse, ou plutôt schisteuse ; sa couleur est le gris de fer, ou, pour mieux dire, le noir de fer, ses teintes étant toujours très-foncées ; la couleur de sa poussière est le gris noirâtre ; sa dureté est 5,5 ; le fer chromé raye trèsfacilement le verre, et il est rayé par le feldspath. Son éclat est métallique passant au demi-métallique. Sa pesanteur spéelflque est 4,498.

Infusible au chalumeau, il devient attirable par Taction de la chaleur; fondu avec le borax, il lui commimique une belle couleur d'un vert émeraude ; inattaquable par les acides.

Le fer chromé se compose essentiellement d'oxyde de chrome, de peroxyde de fer et d'alumine : la proportion de ces deux dernières substances varie dans des limites assez étendues; mais comme elles sont isomorphes, les analyses conduisent presque constamment à la formule {Fe^At) Cr. Klaproth, Vauquelin, et depuis M. Berthier, ont trouvé que certains fers chromés contiennent de la silice ; ce dernier chimiste en a conclu qu'il y avait deux espèces de fer chromé. M. Thomson a reconnu que le fer chromé de Baltimore, cité par M. Berthier comme représentant la variété silicifere, contenait de la silice dans sa masse, mais que les cristaux qu'on en extrayait n'en renfermaient pas ; il a donc admis que la silice était à l'état de mélange, comme cela est si fréquent, et, par suite,

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