A DE LA CLASSIFICATION
Les combustibles, également peu nombreux, sont tous, à Texception du soufre, le produit de végétaux enfouis ; il en résulte qu'en réalité la presque totalité des minéraux sont groupés dans la première et la quatrième classe.
La première comprend les minéraux qui entrent dans la composition des roches ; la quatrième, les minerais métalliques.
La première classe est divisée en huit genres, qui sont :
i*" Genre diamant; b^ Genre magnésien ;
2* — ^rconien; 6^ — calcaire;
3* — siliceux; 1^ — barytique;
40 — argileux; 8** — strontianien.
Ces noms de genres, tirés de la composition des minéraux, donnent à cette nomenclature un caractère entièrement chimique ; mais il existe de nombreuses exceptions au principe qui y a présidé. En effet, dans la classification de Werner, on trouve réunis des minéraux qui n'ont que peu ou même point d'analogie de composition , et dont les caractères extérieurs offrent de grandes différences. Le genre argileux y par exemple, comprend à la fois Vopale^ qui est de la silice pure, le feldspath y composé de silice d'alumine et de potasse , et la serpentine y qui est un hydrosilicate de magnésie.
Les sels admettent quatre genres , correspondant aux acides sulfurique , nitrique^ muriatique et carbonique.
La troisième classe se divise en trois genres : le soufre , les bitumes et les houilles.
Quant à la quatrième , elle comprend dix-neuf genres , et chacun d'eux porte le nom d'un métal.
dastiflcation de Hafly. — Â l'époque où Werner donnait à ses nombreux auditeurs le goût de la minéralogie par la clarté de ses descriptions, la pureté (Je son langage et la chaleur de ses improvisations, Haûy changeait la face de cette science par ses belles lois sur la cristallisation.
L'éclat de ses découvertes rendit pour un temps la miné-
ralogie populaire, et ses leçons étaient suivies par de nombreux auditeurs.
La méthode de M. Haûy est encore adoptée dans différents établissements publics, et plusieurs des classifications nouvellement introduites dans la science s'en rapprochent beaucoup.
Il divisait les minéraux en cinq classes et un appendice, savoir :
1^ Les acides libres ;
^ Les substances métalliques hétiropsides ;
3^ Les silicates;
4P Les substances métalliques autopsides ;
5® Les substances combustibles ;
6^ Un appendice.
La première classe ne comprend que deux espèces .
La seconde réunit, sous le nom de métaux hétérùpsides, les alcalis , les terres alcalines et les terres. Elle est divisée en genres suivant les bases ; le premier genre chaux comprend tous les minéraux dans lesquels la chaux est unie à un acide, tels que la chaux carbonates^ la chaux phosphatée,^ etc.
La troisième classe, désignée sous le nom de silicates^ offre la réunion de tous les minéraux dans lesquels la silice joue le r&le d'acide; elle est divisée ensuite en genres, suivant les bases; le genre alumine, par exemple, comprend toutes les combinaisons de silice et d'alumtne. L'analogie des silicates entre eux rend cette classe entièrement naturelle; la plupart de ces minéraux sont durs, transparents, nettement cristallisés. Mais si leur réunion en une seule classe est facile , leur subdivision est très-difficile, et quels que soient les groupes que l'on y admette, il y existe de nombreuses anomalies,
La classe des substances métalliques autopsides comprend les vrais métaux : un genre est consacré à chacun d'eux ; Haûy décrit donc successivement les genres platine^ or^ argentj etc.
La cinquième classe, sous le nom de combustibles, comprend
6 DE LA GLASSIFÏGATION
le soufre, le diamant ^ ïanthradU et le milile. L'appendice est coi^acré âux bitumes et aux houilles.
La séparatioD entre la cinquième classe et l'appendice est tracée par la cristallisation ; le graphite forme des tables à six faces très-minces» et sous ce rapport^ la place qui lui est assignée est juste; mais Tanthracite est liée d une manière intime avec la houille, et la séparation faite par M. Haûy est erronée ; elle repose sur la supposition de la cristallisation de l'anthracite, ce qui ne peut avoir lieu qu'en devenant du graphite.
Glatsiflcation de iifobs. -— En succédant à Werner dans la chaire de minéralogie de Freyberg, M. Mohs a donné une classification qui se distingue par une grande précision pour la description des espèces. Elle est encore suivie dans quelques parties de rAllemagne, et notamment à Vienne.
La classification de ce professeur est entièrement fondée sur les propriétés des minéraux» que Ton peut constater sans altérer leur nature. La fusion au chalumeau^ la solution dans les acides^ etc., qu'on ne peut reconnaître qu'en changeant l'état naturel des minéraux^ ne font point, suivant M. Mohs» partie du domaine du minéralogiste. Partant de cette base» et réunissant les espèces minérales d'après certains caractères extérieurs, M. Mohs groupe tous les minéraux en trois classes. Cette première division n'a que peu d'importance» attendu que presque tous les minéraux sont accumulés dans une seule classe.
Les trois classes ont pour base principale la pesanteur spécifique.
La paENiÂRE CLASSE comprend les minéraux dont la pesanteur spécifique est au-dessus de 1»8» qui n'ont aucune odeur bitumineuse, et qui, lorsqu'ils sont solides, ont une saveur.
Elle est divisée en quatre ordres :
1« Gaz; 2<» eau; 3* acides; ¥ sels.
La sfiGONDB aAssc embrasse les minéraux dont la pesan-
leur spécifique est au-dessus de 1,8, et qui sont sans saveur.
Cette classe, à laquelle se rapportent la presque généralité des minéraux^ est divisée en treize ordres dont les noms sont empruntés à un caractère ou à une espèce qui sert de type à chacun d'eux.
Ces treize ordres sont :
1^ Ordre haloïde (ayant le faciès d'un sel)»
2® Ordre baryte. La pesanteur, la dui*eté, l'éclat, etc. , de la baryte sulfatée, ontseryi de type à cet ordre, qui contient à la fois les minéraux les plus hétérogènes, teh que le f9r carbormté^ le plomb ehramatif ^tc.
3^ Ordre kiraie. Comprend les chlorures de mercure et d'argent.
4^ Ordre malachite* La couleur yerte parait en être le caractère dominant; M. Mohs a réuni dans cet ardre le fer ar-séniaté aux différentes espèces de cuivre colorées en vert.
5^ Ordre mica. La structure micacée de quelques minéraux a motivé cette division^ q\ii présente un certain nombredesubstances ayant peu d'analogie : le mica, lecobaltarsiniatéy Yurane phosphaté et le cuivre arséniaté rhomboédrique, y sont groupés confusément. On remarque la séparation dans deux groupes différents de deux espèces de cuivre arséniaté.
6^ Ordre spath. Substances ayant l'aspect pierreux, don*nant une poussière incolore quand on les raye ; comprend les substances très-lamelleuses, le diallage, le disthine, la préhnite^ le feldspath : quelques minéraux de cet ordre ne possèdent pas cependant cette propriété qui sert de point de départ et donne le nom à l'ordre ; savoir : Yamphigéne , le , lapis lazutithCy etc., dont la cassure est inégale.
7® Ordre gemme. La dureté est le caractère dominant de cet ordre; les espèces qui y sont réunies offrent, en efltet, de l'analogie; cependant il n'est pas à Tabri de toute critique.
8® Ordre oxyde. Le nom de cet ordre est emprunté à la chimie; il annonce que les minéraux qui le composent sont à l'état d'oxyde : cela est généralement vrai; mais le wolfram,
8 DE LA CaLASSIFIGATION
qui est un tungstate de fer y la cérite^ et Vyénite forment des exceptions.
9^ Ordre métal. — 10^ Ordre pyrite. L'éclat que possèdent 1^ substances métalliques réunies dans ces deux ordres leur donne un caractère particulier, qui les définit assez bien.
iV Ordre éclatant. Les minéraux rangés dans cette division appartiennent encore parleur aspect et leur éclat métallique à l'ordre métal. La différence de dureté et la couleur de la poussière paraissent être les motifs qui ont engagé M. Mohs à en faire un ordre spécial.
12® Ordre blende. Le «me sulfuré ou blende, Vargent rouge, le mercure sulfuré, sont réunis dans cet ordre, dont la poussière rouge est , pour la plupart des minéraux qui le composent, le caractère dominant. Toutefois le manganèse sulfuré ne le possède pas; à la vérité, il y est indiqué à part comme ayant l'éclat métallique.
13® Ordre soufre. Les sulfures d'arsenic sont réunis à ce dernier ordre, qui tire son nom de la oouleur du soufre.
La troisième classe comprend les minéraux dont la pesanteur spécifique est au-dessous de 1,8, et qui, lorsqu'ils sont fluides, ont une odeur bitumineuse. Celte classe, fort restreinte, ne renferme que les houilles et les bitumes; elle correspond à la classe des combustibles de la plupart des auteurs.
dassiflcation de M. Berséllos.— L'introduction si heureuse des proportions chimiques dans la minéralogie a conduit M. Berzélius à donner une classification fondée exclusivement !sur le principe chimique ; il a établi deux grands groupes.
i^ Métaux natifs; — Combinaisons de deux substances sans oxygène ; savoir :
Fer natif; — cuivre natif; bismuth natif, etc. Arsenic natif; — arséniures.
Sélénium ; — séléniures.
Soufre ; — sulfures, etc.
^ Combiimsims oxydées.
Ce secoDd groupe comprend de nombreuses sous-divisions, en rapport avec l'état d'oxydation. M. Berzélius distingue d'abord les oxydes des acides, puis il fait une classe particulière pour phacim des acides.
Ces combinaisons se succèdent dans l'ordre suivant * a. Les oxydes électro-fositifs.
h. Les oxydes électro^gatifs.
Hydrates ; — aluminates.
Silicates.
£l'. Silicates à une seule base.
b^ Silicates à plusieurs bases.
SiUdù'abminates.
Tttanates; — siUcuhtitanates.
Tungstates.
Borates; — boro-silieates.
Tantalates.
Carbonates.
Arséniates.
Phosphates.
Pluates; — fkuhsilicates.
Nitrates.
Sulfates.
Chlorures.
Cette classification , entièrement systématique, a le grand avantage de réunir dans un même genre les minéraux dont l'élément électro-négatif est commun ; les bases étant souvent isomorphes , il résulte de cet arrangement que les minéraux contigus ont assez fréquemment des formes analogues. Cette classification a donc été un grand pas scientifique ; elle a néanmoins l'inconvénient d'éloigner des corps qui ont une grande analogie. Bientôt, au reste , nous discuterons cette question avec quelque détail.
daniflGatton de M. Bendant. — La classification de M. Haûy a prévalu en France jusqu'au moment oii M. Beu-
10 D£ LA GLABSIPIQÀTION
dant a publié son Traité de minéraiojiê. Lw doctrines chimiques que ce savant professeur a développées dans cet ouvrage remarquable ont fait généralement adopter ce système , et il a été longtemps presque le seul guide des personnes qui se livraient en France à Fétude de la minéralogie.
M. Beudant fait remarquer, dans la discussion* importante relative au sujet qui nous occupe, que les propriétés physiques ne sont pas suffisantes pour caractériser l'espèce ; que leur réunion en genres ne peut être fondée sur ces caractères , et qu'il faut recourir à des analogies chimiqueBi «Tout a le monde, ajoute-t-il, parait d'accord à cet égard ; mais par (c lequel de leurs principes CODdiîtuants doit^on rapprocher (( les espèces les unes des autres pour en former dei genres? a Est-ce par le principe éleotro«*poeitif , ou par le principe c( électro-négatif? » M. Beudant adopte le second de ces principes. La raison qui le conduit à feife cette option , o*est que plusieurs bases étant isomorphes , les minérauit qui ont le même principe électro-négatif ont souvent la tûétne forme ; tels sont les carbonates et quelques sulfates.
Les familles établies, il se présente une nouvelle difficulté pour les grouper entre elles. Ici , ôtt n'a plus pour guide un principe commun, puisé dans la composition ; on ne peut, non plus, prendre pour point de départ les caractères extérieurs, qui seuls seraient insuffisants pour effectuer la réunion des minéraux en familiei« Il faut donc chercher s'il existe quelques relations entre lee différente corps simples que chaque famille renferme» La classification des corps simples de M. Ampère en a fourni le moyen» en mettant les uns à c6té des. autres les corps qui ont le plus d'analogie. Appuyé sur cette nouvelle base , M. Beudant a groupé les minéraux de la manière eaivonte :
ivmM ami. — Gazolttes.
Substances renfermant comme principe électro-négatif des corps gaieux , liquides ou solides, susceptibles de former des
DBS MINÉIIÀUX. 11
combinaisoiM gAleuiefl ptrm&Qentes aveo l'oxygène , l'hydrogène ou Facide fluorique.
1* Famille sai«M«
A. SOicàtei mHi^ém, sImpUs ou doublet. B. 9BkaiêS hyêMtës. S* FamiUeboHdtt.
B&roxyda ; — borate» ; — borosiUcatBi.
7 Famille catlyonMes.
Carbone;— cafhi»r9s;-HXurbonUes;—carbonaiis; stdfo-carbonates, ¥ Fnillli 4et hydro^ldes.
Si FamiUe des oitrides.
Azote; — nitreUee.
6» PamiUe des sulfarides.
St^fi^tes ; •*- HUfiûBydei ; ^ Mil/if m. 7« FaBiUa des chlorides.
Hffdrochlorates ; — cWorurw; — chloro- silicates, 9» et 9» Familles des lodides; — des bromides.
loàeene ; -^ bmmitWi 10» FasiUe des pbtorldee.
Phlorures ; — phtôro-stUcates.
11* et 12* Familles des sélénides ; — tellurides.
13* et 14^ Familles des arsénides ; — phospborides. Arséniates ; — phosphates.
UDXdWI CltBI. — LeugoLtdm .
Substances renfermant comme principe électro-négatif des corps solides qui donnent des solutions blanches avec les acides, et ne sont point susceptibles de former des gaz permanents.
15» naiUê des attamonldea. W FamiUe des argyridai *.
16* Famille des stannides. 90o Famille des pliimbides.
17* Famille des blsmutbides. 21o Famille des aluminides.
18> Famille des bydrargyrides *. 22» Famille des magnésides.
TROISliHI CLASUt -- GimoioDLnBs.
Donnant avec les acides des dissolutions colorées /et ne se réduisant jamais en ga2 permanents.
' Argent.
i2 DE LA CLASSmCATION
S3o Famille des titanides. 30* Famille des sidérides.
Silico-titaaates.
24^ Famille des tantalides. Zî^ Famille des cobaltides.
25^ Famille des tungstides. 32« Famille des cuprides.
26<> Famille des molybdides. ISSfi Famille des orides.
27o Famille des chromites. 34o Famille des platinides.
280 Famille des uranides. 35» Famille des palladiides.
29* Famille des manganides. 3&* Famille des osBiides.
Les familles qui composent les deux dernières classes présentent la réunion de tous les métaux natifs'et des oxydes.
Cette disposition iàgénieuse des espèces , fondée entièrement sur les propriétés chimiques ^ résume la science d'une manière philosophique et plait à l'esprit ; mais la minéralogie y perd le caractère de science naturelle qui lui est propre : pour les substances métalliques surtout, les comparaisons sont difficiles, et, sous ce rapport , la méthode de M. Brongniart nous parait avoir un certain avantage sur celle de M. Beudant. Nous l'adopterons en partie avec quelques changements.
dasslflcatlon de M. Bronirniart. — Ce savant professeur du Muséum , d'accord avec presque tous les minéralogistes , pense que la composition chimique fournit le caractère de première valeur pour la formation des espèces : « En effet , « dit-il j quand la composition est modifiée dans la nature a ou dans les proportions des corps qui en composent un <c autre , lors même que ces changements ont lieu entre les « corps isomorphes, la forme , la densité, les propriétés opc( tiques , la dureté, etc. , changent également.
« L'inverse n'est vrai pour aucune de ces propriétés. Toutes « peuvent être notablement modifiées , sans que la composi- « tion ait éprouvé le moindre changement. »
La spécification ne présente donc en réalité, dans l'ordre adopté par M. Brongniart , aucune différence bien remarquable , mais le groupement des espèces en genres diffère essentiellement des méthodes que nous avons exposées.
La classification par les bases est celle qui a paru la plus
naturelle aux minéralogistes ; elle avait même été adoptée dans les premiers travaux de M. Berzélius , mais bientôt ce célèbre chimiste Ta abandonnée , pour réunir ensemble les substances contenant le même acide.
M. Brongniart remarque que la classification par les bases, appliquée à Tancienne classe des sels et pierres , rapproche les unes des autres des substances qui n'ont aucune analogie entre elles , telles que Valun, le corindon , le feldspath ^ par la seule raison qu'elles contiennent de Y alumine; appliquée aux minéraux métalliques, elle présente, au contraire, tous les avantages d'une classification naturelle.
Guidé par cette observation, M. Brongniart s'est soustrait à la prétendue exigence scientifique, qui consiste à prendre un principe unique pour le groupement des espèces minérales, et il a fondé sa classification sur un principe double. Il a réuni les substances pierreuses par l'élément électro-négatif sous le nom de silicates, et les métaux par l'élément électropositif. Cette manière de procéder est, du reste , conforme à ce qui a lieu pour la zoologie , où Ton invoque des caractères différents pour la classification de chaque ordre. Les dents et les organes de la nutritition présentent dans les mammifères un principe 4e classification naturelle qui est abandonné pour les reptiles et les poissons , où il n'a plus la même valeur.
M. Bropgniart divise les corps qui entrent dans la composition du globe en trois grands groupes.
1" Division. — Corps imorganiques.
3^ Division. — Corps organiques.
Mellite , schérérite, etc.
3^ Dwimn, » Corps oRGAmsÉs.
Succin , houille , etc.
La première division , qui comprend en réalité tous les minéraux proprement dits , est sous-divisée en trois classes.
l^ Classe. — Les Gazolttes.
14 DE LA GLA8SIFI0ATI0N
9f ClaMê. *«* UÈwn aotokides.
^Métaux proprement dite« ) 3^ Glasm. ~ Métaux ufeTÉROPsmss.
( Base des terres et des alcalis, )
Les CAZOLTTBS Contiennent les vingt«deux corps que nous avons cités en parlant des combinaisons diverses (p. 375, vol. P') qui sont un des éléments essentiels de tous les miné* raux, autres que les corps simples à l'état natif. On pourrait les appeler eorj» minéralisatmrsj pour indiquer le rôle important qu'ils jouent dans la constitution du globe.
Ces corps sont rangés d*après leur ordre éleetro*négatif , l'oxygène étant placé le premier, comme le seul qui ne puisse être successivement électro*négatif et électro-positif.
LesMiTAvx AVTQPsiDKs sout également classés d'après Tordre électro-chimique, en commençant par les plus électro-néga* tifs. Chaque métal constitue un genre particulier^ dans lequel sont réunies toutes les combinaisons qu'il forme avec les au* très corps. Ainsi, dans le genre fer^ à côté du ftr nuHfy sont placés le fer arsemeal^ le fer $ulfuré, les ox^/ées de fer^ les phosphates de fer^ etc.
Les MÉTAUX HÉTÉR0Psu>E8 sout divisés en deux ordres.
!•' Ordre. — Les oxydés ou les htdratês contiennent le quartz , le corindon ^ei les autres minéraux non acidifiés. 8« Ordre. — Les salifiés.
Cette grande division comprend , sauf les minéraux que nous venons de citer dans le premier ordre , toutes les pierres ; elles y sont classées, par l'élément électro-négatif » dans l'ordre suivant :
1® Chlorures; 2*» Fluorures; 3® Phosphates; 4* Arséniates; 5« Nitrates; 60 Sulfates;
1^ Carbonates;
S*" Borates;
9^ Boro-silicatd9i 10^ Fluo^'silicate^; H« Silicates.
Silicates simples» ouhydratéi.
Silicates d'alumine et de obaux et de leurs iso*
morphes.
Silicates alumineux , composés , hydratés Silicates d'alumine et de glucine.
Silicates de zircone.
Silicates de thoripe,
i^ Aluminates.
Les 2' et 3^ divisions. — Corps orgaiiiqqss et coaPS OROAinsÉs ; se composent de trois ordres :
!•' Ordre. — Les AcroiFÊRES, ^ Ordre. -*- Les HTDROGAaBORÉs^ 3* Ordre. — Les charbons fossiles.
Cette classification se rapproche de celle de HaOy pour les métaux , et de celle de M- Beudaot, pour les sels et le$ pierres.
dawiflf atton 4a M. G« «««« — A la suite de l'ouvrage important qu'il a publié sur la cristallographie, en 1840, li« G. Rose avait donné des tableaux offrant la classification des espèces minérales : il les avait divisés en six classes, qui se rapportent aux six systèmes cristallins* Dans chacune de ces classes, les minéraux y étaient rangés d'après le système chimique que M. Berzélius a proposé dans sa seconde édition sur l'emploi du chalumeaU'
La classification de M. G« Rose était donc fondée pour la division en classes, exclusivement sur les principes de cristallographie* Les genres et les espèces étaient en rapport avec la composition chimique des minéraux. M. G* Rose a conservé y dans le nouveau système de classification qu'il a publié en 1852, cette double base de classification ; aussi a-t-^il
n DE LA CLASSIFICATION
désigné sous le nom de cristallochimique la nouvelle méthode qu'il a adoptée , bien qu'en réalité il ait presque mis de côté les propriétés géométriques des minéraux , pour donner une plus grande importance ? leur composition chimique. M. G. Rose observe, dans Texpositioii de sa méthode, que dans le système de Berzéiius, des corps ayant une forme cristalline identique se trouvent séparés, tandis que des corps de composition chimique identiques et déformes cristallines distinctes sont réunis. Pour éviter ces difficultés , M. ^G. Rose a déterminé le genre d'après la forme cristallographique , et l'espèce d'après la composition chimique.
En partant de ce principe , M. G. Rose a limité le nombre des classes à quatre. Elles renferment :
1^ Les corps simples ;
^^ Les combinaisons du soufre, du séléniure, du telliure , de l'arsenic, et de Tantimoine;
Z^ Les combinaisons du chlore , du fluor, de Tiode et du brome ;
4^^ Les combinaisons oxygénées.
Cette première division admise ,'M. G. Rose a été conduit à faire dans chaque classe quatre groupes distincts. Le premier est consacré aux genres et aux espèces unitaires. Dans les trois suivants, il a séparé les combinaisons binaires, celles qui sont doublement binaires, enfin, les combinaisons plusieurs fois binaires. Ces groupes ont aussi deux subdivisions, qui sont en rapport avec le nombre des atomesentrant dans les combinaisons.
La troisième classe ne contient qu'un petit nombre de minéraux, ce qui tient à ce que les combinaisons doublement binaires sont peu fréquentes; la quatrième est, au contraire, tellement nombreuse, que M. G. Rose a été obligé d'y admettre plusieurs sous-divisions.
Les tableaux suivants , qui font connaître les sous-divisions fiâtes par M. G. Rose dans la quatrième classe, met-
tent en relief, en outre , les principes essentiels sur lesquels repose le système cristàllochimique de ce savant minéralogiste. Cette classe offre deux divisions principales À et B ; chacune d'elles est sousnlivisée en cinq groupes , désignés par les petites lettres a, b, c, d, e.
/ a. Les combinaisoEB qui composent cette classe
i^dhisUm, \ sont de la fonne de R*o.
4 I *. Id Ro.
combinaisons J ^* ^^ * • RV*
binaires. I d. Id Ro*.
V «. Id Ro».
i Combinaisons doablement binaires ou pludeiirs fois binaires. a. Combinaisons de R*o avec Ro^ ou avec les autres combinaisons de la première division À.
h, Id *.. RM.
^- [i ?r; d. Id RV.
e. Id Ro».
Chacune de ces subdivisions, de la division B, peut former différents groupes, distincts par la forme. Ainsi, par exemple , la subdivision c , la troisième de la division B, renferme trois groupes, savoir :
G|. Carbonates, Go*, Goo.
C,. Titanates, Tt^*, Goo.
Gj. Combinaisons du peroxyde Miio* de manganèse.
De môme , dans la division e qui renferme les combinaisons deRo^, les groupes suivants ont été établis :
•i. SiUeates,S,o*.
e,. Borates, BoO*.
e,. SaUiïtes, chromâtes, molybdates, wolfrannates> tantalates, niobates, pelopâtes.
Chacun de ces groupes ont eux-mêmes été divisés.
Par exemple, dans le groupée,, on a formé les groupes :
«. Silicates simples.
P,. Silicates contenant de l'eau.