‹ Traité de minéralogieChapitre 24 sur 118 · I 47,SS · texte numérisé non relu

I 47,SS

HTDHOOÈNB SULPORË. 51

du oontact de l'air : il est ordinaireinent mêlé de vapeurs de naphte, de carbure et de sulfure d'hydrogène.

Dans son état de pureté, Thydrogène est incolore et inodore, mais le plus ordinairement il a une odeur légèrement alliacée ; — il s'enflamme au contact d un corps qui brûle a?ec flamme, ou par laction de Tétincelle électrique ; — sa pesanteur spécifique est 0,0688, celle de Tair étant 1 ; il pèse environ treize fois moins que Tair ; ce caractère suffit pour le faire reconnaître ; — c'est le corps de la nature dont la réfraction est la plus puissante en raison de sa densité.

HTBRO«UàlVB Bouruwié.

Airpaant; tir hépatique; gaz hépatique; acide hydrosuUurique ; acide sulfhydrique.

Ce gaz est reconnaissable par son odeur fétide, analogue à celle des œufs pourris ; il brûle avec une flamme blanche, en déposant du soufre sur les parois des vases dans lesquels il est enfermé ; il noircit promptement les métaux ; — sa pesanteur spécifique est de 1,912, l'air atmosphérique étant 1 ; soluble dans l'eau ; sa dissolution possède la plupart des propriétés du gaz.

L'hydrogène sulfuré est composé de :

Rapports alomtquet.

Hydrogène 5,824 0,93 = 2

Soufre 94,176 0,46 = 1

la formule qui le représente est par conséquent :

fl«SouHS.

Ce gaz, très-fréquent dans la nature, se dégage dans les éruptions volcaniques ; il est surtout abondant dans les solfatares, il y donne naissance, par sa décomposition, à des dépôts de soufre. La plus grande partie du soufre exploité dans les solfatares de Pouzzoles, près Naples, et de la Guadeloupe, doit son origine à une cause de cette nature.

Ûhydrogène sulfuré se dégage quelquefois des crevasses

5i HTDR06ÈNE CARBONÉ.

qui s*ouvreQt par suite des tremblements de terre ; dans quelques localités on le voit s'échapper en bouillonnant de certaines eaux. Oo cite une source de cette nature à Saint-Barthélémy, à 20 kilomètres de Grenoble, dans le département de risère. Le terrain d*où il sort est un schiste argileux gris, associé à des couches calcaires, qui n'a aucune relation apparente avec des roches ignées. — L'Italie renferme un grand nombre de lieux qui fournissent du gaz hydrogène sulfuré.

Les dégagements de gaz hydrogène sulfuré, quoique assez fréquents, constituent cependant un phénomène rare, en comparaison des nombreuses localités où ce gaz existe en dissolution dans les eaux; c'est là son véritable gisement. Les eaux dites sulfureuse^ doivent fréquemment cette propriété à une petite quantité d'hydrogène sulfuré qu'elles contiennent en dissolution. Telles sont en France les eaux de Bagnères de Luchon, de Baréges, de Cauterets, et surtout les Eaux-Bonnes, célèbres pour les maladies de poitrine. La plujpart des eaux thermales que nous venons de citer se chargent de sulfure et d'hydrogène sulfuré dans le sein de la terre. Mais pour quelques-unes, telles que les eaux d'Enghien, près Paris, qui sont froides, l'hydrogène sulfuré qu'elles contiennent est dû à la décomposition des roches qu'elles traversent, qui dans cette localité est de la pierre à plâtre; ces sources doivent en conséquence leurs propriétés à des causes locales. M. Deslongchamps a depuis longtemps énoncé cette opinion dans ses importants travaux sur les eaux thermales de la France.

HTBaOOÉVB OAaaOMÉ.

Proto-carbare d'hydrogène ; hydrogène semi-carboné; feu grisou , brisou ,

terrou.

Lorsque ce gaz est pur, il est composé d'un atome d'hydrogène et d'un atome de carbone; sa formule est donc H G, ce qui donne en poids carbone 76,38, hydrogène, 24,62. Dans la plupart des cas, il est mélangé d'autres combinaisons des mêmes principes ; il est incolore, sVnflamme à rapproche

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