‹ Traité de minéralogieChapitre 32 sur 118 · EAUX MINÉRALES ALCALINES ET SALINES · texte numérisé non relu

EAUX MINÉRALES ALCALINES ET SALINES

Cette catégorie d'eaux minérales est la moins nombreuse, si i*on excepte toutefois les sources salées qui se lient avec des dépôts de sel gemme, et qui sont alors froides.

1 Comptu-renOus de VAcadémie des sciences, t. XXXIX, p. 764, 854.

Qd en connaît plusieurs dans les terrains dépendants des Vosges, des montagnes de la Sarre et de la Bohême; on en cite paiement dans quelques parties de l'Ecosse ; les sources de Luieuil et de Carlsbad, où Ton exploite à la fois du sel et des sous-carbonates de soude , en fournissent des exemples intéressants.

Source dite r..nrf Voyenne

bêin» des Damei , 4?.^^ des

à Luxeuil. "■ "• neuf sources.

Chlonire de sodium. . . . d,7707 0»747i 0,5946

— de potassium.. 0,0215 0,0239 0,0168

Sulfate de soude 0,1529 0,1468 0,1249

Carbonate de soude 0,0473 0,0355 0;3S5

*- deehaui 0,0600 0,0850 0,0612

Magnésie 0,0240 0,0030 0,0070

Alumtneet oxyde de fer. 0,0020 0,0035 0,0022

SUIce 0,0625 0,0659 0,0626

Matière animale 0,0040 0,0025 0,00i4

Source du Crucifix à Plomblôrof, ,»P?£f 'ilttïl' parBeory. par Vauquelln. .o^îeMp^udel.

Adde carbonique libre.... 0,2240 > a

Cariwnale de cliaax 0,0187 0,0287 0,308

Carbonate de soude anhydre. 0,1683 0.1269 1,262

Sd&te de soude id,. 0,0090 0,1358 2.587

— de chaux trace. » 0,003

CUorare de sodium 0,0120 0,0734 1,038

Pluephate d'alumine trace. » 0,001

Peroxyde de fer 0,0060 p 0,003

Almine 0,0080 » 0,178

SîBce , 0,0560 0,0757 0,075

latière orgaAi<|ae azotée. . . 0,0790 ^ 0,0624 0,00i

Les eaux de Plombières contiennent 1/3 de leur volume d*acide carbonique libre.

Les eaux minérales produites par décomposition offrent une composition très-variable , laquelle est cependant toujours en rapport avec la natui'e des roches qu'elles traversent. On peut toutefois les classer en deux catégories : les eaux qui

doivent leurs propriétés médicales & des sulfates ou même à de lacide suifurique; celles qui les empruntent aux hydros::!fates ou à de facide hydro-sulfurîque libre.

Les eaux de Sedlitz, d'Èpsom, de Cransac, appartiennent à la première catégorie. Celles d^Enghien contiennent de l'acide hydrosulfurique libre, et très-probablementdes hydrosulfates. On constate facttement îa présence du premier de ces élém^ants ; quant aux hyéromifates, la manière de calculer les résultats des aaalyses^ ne les mettent pas en évidence; mais quand on expérimente tes eaux d'Enghien directement, le soufre est mis à au^ et les différentes réactions que Ton obtient ne foîs»ent aucun? doute strr Texistence des hydrosulfates. Le caractère essentiel de ces eaux est d'être toujours froides-

Eaux é^Enghim. ies attftlyses que je tiaoscris présentent toutes de l'acide hydrosujfurique libre. Celles exécutées par M. Frémy et M. Longchamp sont calculées de manière à mettre les hydrœulfates en évidefuee.

J'ai emprunté ces analyses à l^ouvrage intéressant qne M. Leconte' a publié sur les eaux d*Enghien, de concert avec M. dePuisaye.

SMicee cotée ^"If,*??"^' é^i^Sl^L^

ou no 1 •" ■* *• ^ '■ Pêcher»»

""" ■• parV.LecoDie. o»no5.

tr. . ffV |r-

Em».. 1,000,021279 990,995235 1000,06009$^

Corps gaÊmm.i

Azote 0,019560 0,022640 0,014790

ileidecarlionkiue libre. 0,119580 0,021300 0,i%\5»

— combiné. 0,095340 QJimm #,130082

Acide hydroMifurique. 0,025541 0,024755 0,046281

Ghloro....^..... 0,023295 0,Q371rlft 0,021605

^ Des Eaux <ffMnghien <m point de mês chknmpte et méàkaly par M. G. de Pttisaye, inspecteur-adjoint des eaux d'Bngfiien, docteur-médecin, et par M. Ch. Leconte , docteur en médecine , préparateur de l'École des arts et manulactures,

UtJl MINÉRALES PRODUITES PAR DÉCOMPOSITION.

CœnfGséè fSX9$»

Pousse 0,004792 0,005675 0,0H462

Soade 0,056643 0,046134 0,065175

ChaDX 0,25390a 0,275296 0.241023

Magnésie 0,038899 0,036456 0,042204

Alumine 0,011688 0,013131 0,006615

Oxyde de fer traces. Irace^h, t,raao9.

Acide sulfuriciue 0,318769 0,280484 0,119003

— silicicrae 6,638782^ O,0585fe5 0,950978

Xatiëre orgUMqae.... Mtétwmltée. Éidéfleviihlé». indéierniné».

iOOf.OeOOOO» 1601,000080 1001,000000'

Neus croyons (îeToir citer les analyses des mêmes sources par M. Frémy et M. Longchamp, dfans lesquelïes les hydrosuMates sont séparés des sulfates ; elJes ont été faites sur un litre d'eau correspondant à 1000 grammes :

Snàhstances volatiles.

Source n* 1. De la Pêcherie

ou f ouree cotée, pour botston, pour bains, nar m ioDgehiMip . par M. ffmif.

fr. fr. H'.

Azote 9^008» 0,020 0,006:

Acide bydrosalfnriqne libre. ê^^lW 0,030 9,057

Acidd carbonique (^0904 0,269 9,469 .

9udséanc6BfkÉ€S.

Hydrosnlfate de cbaux .... 0,0920

— de magnésie. »

— depolasse... 0,0097 Muriate de soude d

— de magnésie 0,01 Ot

^ de potasse.» 0,0423

SuHMe de magnésie 0,04^70

— dA chaux 0',1210

— de potasse 0 0423

Sous«carbonate de cbaux .... 0, 4686

— de magnésie. 0,0525

— de fer »

Silice 0,0521

Matière organique 0,0408

ClOS'

En précipitant l'acide hydrosulfurique à l'état de sulfure de cuivre, les trois analyses qui précèdent en ont donné les proportions totales suivantes :

Source cotée 0,0635

Source pêcherie pour boisson 0^039

— pour bains 0,057

Eaïuc contenant des ralfatas. — Les eaux de cette catégorie sont, en général, purgatives; celles de Sedlitz sont surtout très-renommées. Elles sont l'objet d'une exportation considérable; elles doivent leur vertu à une assez forte proportion de sulfate de magnésie. Nous en donnons l'analyse d'après Hoffmann ; nous ajoutons à cet exemple célèbre celui des eaux minérales de Cransac, très-esliméçs dans les départements méridionaux de la France.

Eau de SedUtx, Eau de Cransac,

Source basse Haute douce. forte.

tr. P".

Sulfate de magnésie 8,428 Acide sulfnrique 3,10 2,20

Hydrochlorate de magnésie.... 0»108 Acide phosphorique... 0,18 0,16

Carbonate de magnésie 0,020 Acide hydrochlorique. 0,03 0,03

Sulfate de pousse 0,474 Alumine 0,46 0,14

Sulfate de soude 1^852 Chaux 0.91 0,72

Sulfate de chaux 0,432 Magnésie 0,26 0,05

Carbonate de chaux 0^564 Oxyde de manganèse. . 0,36 0,01

Carbonate de strontiane 0,010 Soude ! . . . . 0.10 0,03

Carbonate de protoxyde de fer, de "~ r"~

mangan.,d'alum. etextractif. 0,050 ^'^ ^'^

Acide carbonique 0,368

Il résulte des analyses des sources de Cransac que les eaux de la source basse renferment 0"-,63 d'acide sulfurique en excès,* et que la source dite haute forte en renferme 90^'-,94.

Les analyses des eaux de Cransac ont été faites par M. Rivet , ingénieur des mines.

Les différentes analyses d'eaux minérales que nous avons transcrites ont été rapportées à un litre d'eau.

GEYSERS DE LISLANDE. 73

Dm Gmfwmn oa Eanz JailUiMiitM. U existe en Islande un grand nombre de sources thermales. Les unes, soumises & une pression considérable, sortent sous la forme de jets d*eau qui s'élancent avec force dans les airs ; les autres sourdent en bouillonnant : ces dernières sont enfermées dans des bassins presque toujours réguliers, circulaires ou elliptiques, qu'elles ont construits elles-mêmes.

Les sources jaillissantes les plus célèbres par leur volume, parla beauté de leurs éruptions, par l'importance des dépôts qu'elles ont formés et qu'elles forment encore de nos jours, sont celles que Ton désigne sous les noms de grand geyser et de Strokkur.

Le jaillissement de Teau n'y est pas continu, il forme des éruptions successives : les unes, qui consistent en un simple soulèvement de l'eau, se reproduisent avec régularité, toutes les deux heures environ ; les autres , qui donnent lieu à des jets d'eau de 40 à 50 mètres, sont irrégulières.

Ces sources sont situées dans la partie sud-ouest de l'Ile, à 87 kilomètres, en ligne droite, à Test-nord-est de Reykjavik, et à 46 kilomètres au nord-ouest de THékla. Ces fontaines, accompagnées d'un grand nombre de sources bouillonnantes, désignées dans l'Islande par les noms de Bvers et de Longs j occupent un espace de 500 mètres du nord au sud, sur 100 mètres de l'est à l'ouest; elles sortent à la partie septentrionale d'un grand plateau de tuf volcanique, bordé de trois côtés par de grands glaciers dits Jikulls.

On remarque en Islande deux âges de geysers, les uns éteints et les autres en activité.

Les geysers de l'époque actuelle, malgré l'abondance de* leurs eaux et les dépôts qu'ils forment journellement, ne re^ présentent cependant que sur une faible échelle les phénomènes de même nature qui ont existé autrefois en Islande. On peut apprécier feur importance par l'accumulation considérable de dépôts siliceux dus aux anciennes éruptions de ces eaux bouillantes.

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