‹ Traité de minéralogieChapitre 33 sur 118 · EAUX MINÉRALES JAILLISSANTES · texte numérisé non relu

EAUX MINÉRALES JAILLISSANTES

Ces dépôts constituent un terrain ondulé de plus de 550 mètres de longueur, composé d'anciennes concrétions siliceuses, légèrement altérées et friables. Ce terrain, dont les mamelons les plus élevés atteignent à peu près 25 h 30 mètres au-dessus de la plaine , est percé d^^une multitude de trous par où s'échappent encore de la vapeur d'eau et de Thydrogène sulfuré ; de petites quantités d'aïun et de soufre se déposent sur les bords de quelques-uns de ces trous.

La partie inférieure de cet ancien terrain est séparée des dépôts du grand geyser actuel par un petit ravia de Si mètres de profondeur, lequel est situé à une dizaine de mè^xes du bassin du geyser, et se dirige à peu près du sud au nord.

Les parois de ce ravin, d'où se dégagent aussi ea plvBsieuFs points des vapeurs acides^ permettent de reconnaître, taut dans la formation ancieixne que dans la formAtioH niioderDe, de nombreuses assises de concrétioB^ silieeuses; ces assises, d'aspect très- varié,, sont associées à des argiles bolaires, où la couleur rouge domine.

^ Sur la paroi droite, qui limite les dépôts du geyser actuel, et dans une argile très-plastique, on rencontre de petites tiges de bouleau de la grosseur de eeUes qui viveat eacore dans ta contrée ; elles sont entièrement silicifiées et converties en calcédoine; Fargile est pétrie de petits cristaux de pyrite blanche, formée aux dépens du fer ({u'eile contieDt et dn soufre des fumaroUes*

Au^essias des tiges eakédiOBieiises et en s'avanç«ii1; vers les couches de concrétions les plus modernes , on ne trouve phis que des feiûltes ée boeileau et un hcis de plantes herbacées formant whe sorte de travertin siliceux. Dans cette même partie, ettoujours au milieu d'une argile rougeàtre, on observe une couche mince régulière et très-étendue de calcédoine zonée; cette substance, translucide tant qu'elle reste plongée dans l'argile humide, devient opaque et d'un bbanc d'émail par une simple dessiccation à Tair libre ; elle ne peut re-

prendre sa transhicidité par une immersion dans l'eau, même prolongée.

On rencontre accidentellement de petites portions de silice qui jouent parfaitement l'opale noble, tant qu'elles sont fortement hydratées; elles ne conservent leurs vives couleurs que lorsqu'elles restent plongées dans l'eau ou lorsqu'on les conserve à Tabrî de fa dessiccation. M. Descloizeaux est disposé à conclure de cette observation que les opales et les calcédoines que Ton observe dans quelques terrains volcaniques anciens doivent leur origine à des phénomènes analogues à ceux des geysers actuels de l'Islande.

On reconnaît qu'un bois de bouleaux a jadis séparé les anciens et les nouveaux geysers; et, d'un autre côté, comme ces arbres ne peuvent vivre là où le sol est recouvert de concrétions siliceuses , on est conduit à admettre que ces deux classes de fontaines n'ont pas existé simultanément. Les geysers modernes ont dû succéder aux geysers primitifs, lorsque les orifiees de ces dermers devinrent insuffisants pour livrer passage aux masses d*eau qu'ils devaient rejeter.

On ne saurait assigner la durée des ancieoB phéfienènes , mais ta puissance de 25 mètres au moins, que les terrains qu ils ont formé ont atteint, conduit naturellexnient à la supposer très-considérable. En effet, les concrétions déposées par les geysers actuels n'ont pas encore dépassé urne épaisseur de 4 à 5 mètres, et tout semble prouver que ,. depuis les temps historiques de l'Islande, cette épaisseur n'a pas sensibleme&t varié. Si l'accroissement du. tuf siliceux a été co&stanuneut aussi faible, On doit attribuer aux geysers looderoes euxmêmes une biea haute antiquité.

Au grand geyser, les dépôts siliceux oftt eons^mit un bassiai très-régulier y ayant la forme d'un cAna* tronqué, dont les pentes eiitérieiares sont en moyenne de 8 degrés; le sommet de ces cèftes est occuipépar une ctrvette ou vasque, présentant seulemeat sur ses bords quelques peirte» échancrures^ par

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