Silicates simples
a,. Silicates dans lesquels entrent les bases à un atome d'oxygëM. «1 * . Silicates dans lescpiels le rapport du nombre d'équivalents de siliet lu Membre d'équivalents de base est 1/3.
Ex. : Olivine {mg, Fa)» SV.
«1*. Silicates dans lesquels le rapport est 2/3. El. : WoUastonifte, Ga*"St^.
«i'. Silicates dans lesquels le rapport est 3/4. Ex. : Hornblende^ h} S^.
(x/. Silicates dans lesquiU It npport éit 1/6»
Ex. : BabingtoniU ( Ga -|- F« )• Si*.
a*. Silicates neutres.
Ex. : Danburite { kg, Na, K) (SiB),
Glawlflcation de M. d'Halloy Dans son dernier ouvrage, publié il y a seulement quelques mois, M. d'Halloy a divisé les minéraux en deux grandes classes :
La première, désignée sous ie nom de HiiiiRAint métalloïdes. La deuxième, par celui de mucéraux hétalliques.
Cette seconde classe comprend deux ordres î
i^ Minéraux contenant un métal électro-négatif.
2® Tdem un métal électro-positif proprement dit.
DBS MmiRAUX. 49
Dans cette classification toute chimique, les minéraux sont groupés par l'élément électro-négatif, comme dans l'ouvrage de M. Beudant. M. d'HalIoy décrit successivement les genres nitrides^ sulfurique$j etc.
GlAflsificatioB de M. Hecker.*- Ce minéralogiste restreint Tespèce dans des limités très-circonscrites; assimilant les mi* néraux aux ôtres organisés pour lesquels ia forme extérieure est souvent spécifique, il définit Tespèce : Les minéraux semblables par la eompoiiiion chimique et par la forme^ non pas seulement la forme primitive» mais la nature du cristal secondaire; ainsi, de la gaUne cublique est pour M. Necker une espèce différente de la galène ootaèdre; les différentes espèces de gaUne forment le genre galène. Cette classification admet donc une division de plus» dont les genres correspondent en grande partie aux espèces de la plupart des minéralogistes.
Le genre est effectivement pour M. Necker une collection d'espèces ayant la même forme primitive ou fondamentale, et la même composition chimique.
Les genres ayant le mâme élément électro-négatif constituent les familles.
Enfin les classes, au nombre de quatre, sont fondées sur des caractères généraux» appréciables à la simple vue, ou du moins sans expériences proprement dites. Leurs noms sont :
1^ classe. — Minéraux ii<fla]diables. ^ (Soufre.)
2^ classe. — Minéraux hétallophanes.
(Ayant l'aspect métallique.)
8* classe. -* Minéraux amphiphanes.
(Ayant à la fois l'aspect métallique et lithoïde).
4* classe. — Minéraux lithophanes.— (Aaspectestpierreux.)
Nous ne saurions, sans entrer dans des détails circonstanciés» faire connaître la division en ordre et en genres : nous engageons les lecteurs à recourir à Touvrage de M. Necker, qui présente un véritable intérêt.
20 DE LA qjUSSIFIGATION
GLASSIFIGÂTION ADOPTËE.
La reyue que nous venons de faire des principales classifications actuellement en usage établît que l'étude de la composition chimique est la véritable base de la formation des espèces; c'est elle seule, en effet , qui fait connaître la nature des substances compactes et terreuses. Les caractères chimiques doivent encore présider à la réunion des espèces en genres, parce qu'ils fournissent une certaine analogie de caractères extérieurs; mais les espèces sont des divisions absolues et isolées; tandis que les genres, qui ont pour but de grouper les espèces qui possèdent le plus de points de contact, doivent s'appuyer sur l'ensemble des caractères. C'est cette obligation qui a conduit M. Brongniart à poser comme principe qu'il n'est pas nécessaire qu'une classification soit exclusivement basée sur un même caractère. Ce principe nous parait résoudre les principales difficultés que présentent les classifications en minéralogie : le choix des bases pour les métatuc a le grand avantage de réunir tous les minerais de même nature; il donne naissance à de véritables groupes naturels, dans lesquels entre un élément commun , comme dans le groupement par les acides. Les minéraux appartenant au même genre ont, en outre, dans ce mode de classification, une dureté à peu près semblable, une pesanteur spécifique presque identique, un éclat analogue, souvent des couleurs rapprochées, enfin des réactions chimiques qui sont en rapport entre elles. Tous les minerais de plomb, tous les minerais de cuivre, par exemple, donnent des réactions semblables avec le borax. Ajoutons, enfin, que les positions géologiques sont les mêmes, et qu'il est utile de compléter la description des espèces minérales par l'indication du rôle qu'elles jouent dans la nature, ainsi que par le gisement qu'elles occupent; sous ce rapport encore , la description des métaux devient plus facile et plus claire, en les associant suivant leur base.
La distinction des silicates est heureuse. Haûy Tavait compris, et l'avait adoptée dans la classification que nous avons exposée. La dureté, Téclat, le faciès général, le rôle que jouent les silicates dans la constitution du globe, sont des caractères qui les rapprochent. Mais là se borne Tassociation des minéraux par les acides, et je pense qu'on ne doit pas l'appliquer aux autres .combinaisons acidiferes, telles que, les phosphates, les arséniatesy les carbonates, U existe donc dans le règne minéral des groupes naturels dans lesquels les caractères sont tantôt en relation avec les bases, comme les métaux, tantôt avec les acides, comme les silicates. L'on ne saurait rompre ces groupes sans inconvénient, et la double classification de M. Brongniart, plus en harmonie avec les phénomènes naturels, est aussi plus commode pour Tétude.
Au premier aperçu, la classification par les acides peut paraître plus philosophique que celle par les bases ; l'isomorphisme de plusieurs d'entre elles donne à certains minéraux qui ont le même acide des formes appartenant au même système cristallin. Si ce fait était général, la question de l'association par l'élément électro-négatif serait résolue; mais il n'en est rien : les carbonates cristallisent la plupart, il est vrai, en rhomboèdres; encore cette loi présente*t-elle quelques exceptions, même en faisant abstraction du carbonate de strontiane et du carbonate de baryte^ qui cristallisent en prismes rhomboldaux droits, et dont on rattache la forme aux carbonates par Farragonite; mais les deux carbonates de cuivre sont en prismes obliques.
Les sulfates, que Ton cite également comme analogues par leur forme, offrent des exceptions plus nombreuses que les carbonates; les deux genres réunis par les acides qui présentent le plus d'analogie dans la forme des cristaux, les carbonates et les sulfates^ sont donc loin de posséder Tidentité de forme que l'on invoque pour grouper les espèces par Télément électro-négatif.
J'ajouterai que s'il est des bases isomorphes, il existe éga-
23 DE LA CLASSinCATION
lement des acides qui jouissent de cette propriété. Vacide phoitphorique et ïacide arsinique se remplacent dans toutes proportions, en sorte que les anéniates et les phoiphatêi ont la même forme ; le phosphate et YarsirUale de plomb^ les phoêphates et anéniates de chaux en offrent des exemples : de même Tacide sulfurique est isomorphe avec Facide sélénique : les acides boriques et siliciques le sont entre eux. Le fluor ^ le chlore, le brame et l'iode jouissent de la même propriété ; enfin le soufre, le sélénium et le phosphore se remplacent dans toutes proportions. Dans la nature inorganique , l'isomorphisme de 1 élément électro-positif est, il est yrai, plus fréquent que celui de Télément électro-négatif; mais si , au lieu d'étudier seulement les minéraux, on considère les corps cristallisés que Ton peut produire artificiellement , on trouvera autant de rapports cristallins, en groupant tous les sels, par les bases que par les acides.
Au point de vue de la cristallisation, le groupement des minéraux par les bases est donc philosophique au même degré que celui par les acides. Si maintenant on l'étudié sous les autres rapports» on trouvera qu'il existe plus d'analogie dans la classification par les bases que dans celle par les acides ; en effet, les minéraux qui ont le même élément électro-positif, ceux qui contiennent de la chaux, par exemple, sont blancset inco*lores; leur pesanteur spécifique est très-rapprochée; leur dureté est analogue ; leur éclat est à peu près le même : pour les minéraux réunis par le même acide, k plupart de ces caraotères sont différents. Le carbonate de chaux pèse 2,72, celui de plomb 6,72; Téclat de ce dernier est adamantin, tandis que celui de la chaux carbonatée, quoique vif, est trèsdifférent.
L'influence des bases sur les caractères extériem-s est si prononcée, que même pour les silicates, ce sont encore les bases qui leur imposent leurs principaux caractères.
Les silicates d'alumine purs constituent, après le diamant, les minéraux les plus durs ; les silicates de gluciae ont une
DES MINËRAUX. 23
telle analogie, que Yeuelanê^ la phénakite et Vaigue-marine, ou émeraude incolore, ont été confondues longtemps ensemble.
En résumé, trois grandes catégories se présentent en première ligne : les milaiix, les silicates et les substances acidifères. Dans cette dernière il existe une distinction importante, ce sont les substances solubles dans Teau : cette propriété exerce une influence considérable sur plusieurs des caractères extérieurs des minéraux qui la possèdent ; ils sont tous tendres, souvent friables, s'effleurissent pour la plupart à Tair, etc; cette similitude de caractères que présentent les substances solubles dans Teau en (bnt une classe naturelle distincte, et comme il y a avantage à multiplier les divisions quand elles sont prononcées, nous séparerons les alcalis des terres alcalines et des terres.
Les corps simples, qui entrent comme un des éléments essentiels de toutes les combinaisons naturelles, méritent également une place particulière, quoique pour quelques-uns leurs caractères extérieurs les rapprochent des minéraux des autres ordres : mais cette analogie de rôle, cette propriété minéralisante, si l'on peut s exprimer ainsi, est trop remarquable pour qu'on n'isole pas des autres corps ceux qui la possèdent. Enfin, une dernière classe comprendra tous les minéraux qui paraissent le produit de végétaux enfouis et décomposés*
Nous admettrons en conséquence six classes, que nous rangerons dans Tordre suivant :
Première classe. Cobps aiHPusa, formant un des principes essentiels des minéraux composés.
Deuxième classe, âlcaus.
Troisième classe. Terbjes alcauses vf tbuubs. Quatrième classe. Métaux.
Cinquième classe, Siugates.
Sixième classe. GombustibiiBS d'origine organique.
La division en genres aura lieu suivant les bases, en sorte que chaque base donnera naissance i un genre particulier,