QUARTZ TERREUX
variété de quartz forme dans les couches argileuses ou dans les couches calcaires des terrains tertiaires sont ondulées à leur surface, et comme mamelonnées; elles portent, de même que le silex en rognons , le cachet d'être postérieures aux terrains dans lesquel on les trouye. Intérieurement, elles sont comme cariées , et leurs cavités sont tantôt vides, tantôt remplies d'une espèce d'argile ocreuse endurcie. Souvent la surface de ces cavités est drusique, et on y observe un commencement de cristaUisation.
La cassure varie avec le rapprochement des cellules; lorsqu'elles sont un peu éloignées , et que la meulière présente des pleins y la cassure en est unie ou concholde; dans le cas le plus ordinaire, elle est cariée.
Le rapport des pleins et des vides est ce qui constitue une bonne pierre meulière. Il est nécessaire que les cavités soient nombreuses, mais peu étendues, pour que le grain puisse subir l'action de la meule. Quand les cavités sont trop considérables, le grain s'y loge sans s'engager sous la partie pleine. Dans le cas de pleins larges et étendus, la meule s'use davantage, et débite moins de farine.
Transparence. — Éclat. — conlenr. — Les meulières sont ordinairement d'un blanc laiteux et d'une opacité comparable à celle de la porcelaine. Leur éclat est nul, si ce n'est dans les parties oh la cristallisation conunence à se développer.
ClRQUliMB 80US-E8PÂGK,— >Q0AaT2 TERAEVl.
Le quartz silex, disséminé en rognons dans les terrains de craie, est ordinairement recouvert d^une couche blanche, terreuse , de peu d'épaisseur, qui est formée de silice mélangée d'ui\e petite quantité de chaux carbonatée : en brossant fortement l'échantillon , on peut enlever presque toute la chaux carbonatée, et il reste alors du quart% terreux sensiblement pur, qui ne se distingue des autres matières terreuses que par sa dureté. Il est à cassure mate et opaque; très-tendre; il
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s'écrase entre les doigts en une poussière rude au toucher. Quarte nectiqnae. — Le quartz terreux parait le résultat de filtrations siliceuses qui se sont produites dans la masse du terrain sous forme de silex, et qui , n'ayant pu se réunir, ont donné naissance à une couche de texture terreuse. L'épaisseur de cette couche est quelquefois assez considérttble. Dans certaines circonstances cependant, ces infiltrations siliceuses ont formé deyéritables rognons par la concentration du suc siliceux au milieu du calcaire. La chaux carbonatée ayant été plus tard détruite , les rognons ont perdu une grande partie de leur poids , et ils sont devenus quelquefois assez poreux pour surnager sur l'eau. Cette variété a reçu le nom de quartz neetique. Elle est assez fréquente aux environs de Paris, et principalement dans les marnes d*eau douce de Saint-Ouen. . L'analyse du quartz neetique de cette localité a donné à Yauquelin 08 de silice » et 2 de carbonate de chaux.
Tripoli. — La plupart des roches employées comme tripoli sont essentiellement composées de silice terreuse ; plusieurs d'entre elles, et notamment le tripoli de Bilding en Bohême, en sont exclusivement formées. Il constitue des couches à cassure schisteuse, mate et terreuse. Ces couches sont le résultat de dépôt de particules de silice presque impalpables^ qui sont réunies en feuillets minces, par la seule force d'adhérence, favorisée par la compression, ainsi que cela parait avoir lieu pour l'argile. En général , les conditions de l'état terreux sont la ténuité des particules et leur isolement. On transforme une substance cristalline en une masse terreuse , en la réduisant en poudre fine, que l'on réunit ensuite perde l'eau; cependant, examiné au microscope, chaque grain est encore cristallin. La plupart des tripolis se présentent dans des circonstances analogues. Dans celui de Bilding, chaque grain paratt , d'après les observations remarquables de M. Ebsœkberg, dû à une dépouille d'infusoires.
sflice produite par des infosolres. — Nous devons signaler, en parlant de la silice terreuse , deux couches puissantes
ISO QUARTZ TEMBUK»
de silice pulyérulente» trouvées dans le bailliage hanoTrimi de Ebstorf, non loin d'Oberohe; lune, parfaitement bkiiche, avait 6 mètres de puissance ; la seconde , d un gris prononcé, a été traversée par des sondages , sur .une épaisseur de Z^^é environ*
Cette silice y coagulée légèrement par de l'eau , est au premier abord analogue à de la craie ; mais elle est beaucoup plus légère, et se désagrège plus facilement, sans toutefois tacher les doigts comme cette pierre. Des essais chimiques, faits par M. le docteur Wiggen, lui ont appris que la couche blanche est composée exclusivement de silice dans un état presque aussi volumineux et aussi léger que la silice obtenue par la décomposition du gaz fluo-silicique dans Teau. Du reste, cette silice, qui contient de 8 à 10 pour cent d*eau hy^ grométrique, n'est soluble dans aucun acide, et par suite n'est pas à l'état gélatineux.
La couche grise contient, outre de la silice, une substance organique résineuse.
M. Ehrenberg, qui a fait Texamen microscopique de cette silice terreuse , a reconnu que ces couches , malgré leur pui»^ sance considérable, étaient formées exclusivement de dépouilles d'infusoires. Ces dépouilles , entières et bien cons^^ées , appartiennent toutes à des animaux vivant encore aujourd'hui dans les eaux douces. Ce célèbre professeur y a reconnu les espèces suivantes : 1^ Synedra ulna; ^ Gallûmella auriekalrea; Z^ G. Varians; A^ Gomphonema Clavaium; 5^ Gûmphonema Capiiatum; 6^ Coeconema cymbiforfna ; 7* Cocctmemë Cistula; S^ CocconeU clypeus; 9^ Navkula inœqualis; 10® iV«vicula Vindula; H^ Navicula Striatula ; 12* Gibba; IZ^Enmtia Westermanni; 14^ Ennoiia Zébra.
La matière organique qui colore en gris la seconde couche» et qui s'élève à peu près à un dixième de ia masse, est considérée par M. Ehrenberg comme du pollen d'une espèce de fûnus.
Ces (^servations remarquables nous révèlent un fait du
QUABtZ HÉSTOTB» 151
plus haut intérêt; c'est que , tandis que les animaux de tous les ordres ont la propriété d'élaborer la chaux, les infusoires seuls possèdent celle d'assimiler de la silice. Toutefois encore, il existe une classe d'infusoires qui, rentrant dans la loi commune, ont des tests calcaires ; ce sont ceux qui ont formé la craie.
SIZISMB MUS-ESPàCB, «- QUARTZ B<8mn.
Cette variété de quartz tire son nom de l'analogie qu'elle présente avec de la résine nouvellement cassée; elle est luisante, à cassure largement concholde.
Sa couleur est très-variable. Le véritable quartz réânite est bnmâti'e ou verdàtre. Quelquefois , cependant , il est d un blanc laiteux. Certains échantillons présentent , en outre , des reflets irisés très-vifs; cette dernière variété constitue Yopale, qui, bien différente au premier abord du quartz résinite brun, passe par des dégradations insensibles au quartz résinite d'un blanc laiteux, désigné par Werner sous le nom de demiopale. Les opales du Mexique, dont la teinte uniforme est d'un rouge hyacinthe, sont distinguées sous le nom à* opale couleur de feu, de celles à reflets irisés de ia Hongrie , auxquelles les bijoutiers donnent le nom à'opale arlequin.
Transparence, éclat. — Les variétés de couleurs foncées sont presque opaques ; celles d'un blanc laiteux ou opalines sont très-translucides, souvent même presque transparentes. Malgré cet état de pureté , elles n'offrent aucune trace de cristallisation , et elles ne possèdent que la réfraction simple, à la manière du verre.
Gompotitioii. — Les différentes sous-espèces de quartz que nous avons décrites ci-dessus sont exclusivement composées de silice. Le quartz résinite présente une différence essentielle sous ce rapport; il contient constamment de l'eau, dans ime proportion qui varie de 5 à 12 pour cent , ainsi qu'il résulte du tableau suivant :
QDÂBTZ RESINITE.
tabiAtis.
Ooartz résinite blanc de Ménilmon- Unt
Hélinite, par Klaproth
Quartz résinite yerdAtre
Quartz ferrugineux de Jaaztraba en Hongrie^ par Beudant
Opale du Mexique, par M. Damour.
— couleur de feu du Mexi([ue, par Rlaproth
Geyserite transparente., par Damour.
— blanche, td
— grise^id
Opale de Hongrie, id
— -^ par Beudant...
Quartz résinite du Mexique, par Damour ,
Hyalite de Walsh en Bohème, par Damour
Hyalite du Kaiser-SthuU, M
La plupart des opales renferment en outre une petite quantité de matière organique, probablement bitumineuse, en proportion trop faible pour qu'elle soit indiquée par l'analyse. Mais Faction de l'acide sulfurique la décèle en donnant une teinte noire aux opales que Ton lui soumet. Des essais faits par M. Damour ont révélé cette circonstance intéressante pour Torigine de Topale.
La présence de l'eau a fait supposer à plusieurs minéralogistes, notamment à M. Beudant et à M. Brongiart, que le quartz résinite est un hydrate de silice et qu'il doit former une espèce particulière. Cette raison est spécieuse ; toutefois j*avais cru ne pas devoir adopter cette espèce dans la première
silice.
Bau.
Rapporta.