‹ Traité de minéralogieChapitre 6 sur 118 · S6 DE LA GLAS61FIGATI0N DES MINÉRAUX · texte numérisé non relu

S6 DE LA GLAS61FIGATI0N DES MINÉRAUX

laves, en sont des exemples proaonoés; mais ils eiistenl également dans les filons, et cette circonstance nous paraît être la cause d'un certain nombre d'espèces métalliques, si variables dans leur composition, qui ne sont, pour ainsi dire, que des alliages naturels*

Guidé par ces principes, je ne comprendrai dans le tableau représentant la classification générale des minéraux que les espèces minérales distinctes par leur cristallisation ou par une composition analogue, qui s'est représentée plusieurs fois et dans des circonstances diiférentes.

La forme cristalline étant presque constamment une conséquence de la composition, et toujours le résultat de l'élection des atomes des corps simples les uns pour les autres, est un caractère spécifique plus immédiat que la composition ; il est dès lors possible qu'un cristal net et bien déterminé suffise pour l'établissement d'une espèce nouvelle, ainsi que M. Haûy l'avait fait pour l'euclase, bien avant que sa composition ne fût connue. Hais une analyse ne suffit pas pour diflérencier une espèce de l'autre, s'il n'y a pas cristallisation ; la différence de composition pourrait être due h des mélanges ou à ces magmas dont je viens de signaler l'existence. Au reste, il est désirable, pour qu'une espèce soit définitivement admise dans la classification oryctognostique, qu'elle se présente à la fois avec une forme cristalline et une composition chimique qui la différencient des autres espèces midérales.

Je décrirai brièvement et comme par appendice, à la suite des espèces dont la classification ne saurait être douteuse, les espèces que je croirai devoir supprimer. J'indiquerai les motifs qui me les ont fait rejeter; cette addition complétera la description des espèces, en faisant connaître les variétés principales admises par quelques auteurs.

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