‹ Traité de minéralogieChapitre 99 sur 118 · S2 FER NATIF · texte numérisé non relu

S2 FER NATIF

Doaux. Dans oe second gisement, asseas nombreux, le fer ne peut donc être considéré comme une production naturelle.

Il existe dans la nature une troisième manière d'être du fer métallique, dont on ne voit pas avec évidence l'origine ; c'est en noyaux ou en stalactites dans certaines mines de fer hydraté. M. Karsten et M. Lehman en ont décrit en noyaux dans les mines de fer de Kamsdorf et d'Eibestock en Saxe. Dans ces deux mines , le fer formait le centre d'hématites brunes. M. Schreiber, qui a été longtemps directeur de la mine d'argent d'AUemont, et de celle de plomb de Pesey, en a indiqué sous forme de stalactites dans la montagne desOuUes*, aux environs de Grenoble : « Il y est, annonce M. Schreiber, « disséminé dans un filon composé de mine de fer brune ou < hépatique, d'hématite, d'ocre martiale, de quartz et de terre « argileuse. Ce filon était encaissé dans une montagne de « gneiss. M. Schreiber ajoute que ce filon n'avait pas été « exploité anciennement, ce qui exclut toute idée que le fer « natif y ait été enfoui par les hommes. La constitution du ce terrain, dit-il , ne permet pas non plus de supposer qu'il « soit le produit d'unincendie-souterrain. d

L'exactitude qui caractérisait toutes les observations de M. Scheiber ne permet aucun doute sur le gisement du fer de la montagne des OuUes; mais on pourrait peut-être supposer, d'après sa description , que le fer natif de cette localité , qui est accompagné de fer hépatique ^ c'est-à-dire de fer sulfuré décomposé, est le produit même de cette décomposition.

Différents échantillons de fer de Kamsdorf, que j'ai vus dans les collections du Jardin des Plantes, de TEcole des Mines et de M. le marquis de Drée, me paraissent tous, d'après leurs caractères, avoir été produits par la décomposition du minerai qui leur sert de gangue. Je ne saurais affirmer quel est le mode de décomposition qui a régénéré le fer ; mais on se rend

» Jùumai de physique, 1793, t. XLI, p. 3.

;' FER METEORIQUE. S23

parfaitement compte de l'eiistence d'actions électro-chimiques capables d'opérer cette action.

Il résulte de ces détails, que le fer natif était considéré comme une grande rareté minérale, avant qu'on en eût constaté la présence dans les roches. Ses caractères sont du reste les mêmes que ceux du fer du commerce; malléable, il s'étend sous le marteau. Sa cassure est d'un gris d'acier clair, passant au blanc d'argent.

rer métalUiioe dans les roches trappéennes. — Le docteur Andrews a annoncé la présence du fer métallique dans lès roches trappéennes de la chaussée des Géants en Irlande. On constate facilement sa présence en pulvérisant la roche, et en promenant un barreau aimanté sur la poudre qui résulte de cette opération : le fer s'y attache immédiatement. Le même phénomène aurait lieu pour le fer oxydulé. M. le docteur Andrews a pensé que le fer était bien à l'état métallique, attendu qu'en soumettant les grains attirables à l'action du sulfate acide de cuivre, ils se couvrent immédiatement de cuivre métallique.

Les trapps du Lac supérieur, dans le Canada, contiennent également du fer métallique disséminé dans leur masse. M.Huntamontréson existence, en traitant ces trapps par l'acide sulfurique étendu d'eau; ils dégagent alors presque immédiatement de rhydrogène, dont l'odeur est un peu alliacée.

Ces deux observations intéressantes sembleraient prouver que si l'on trouve très-rarement le fer métallique dans les filons ou en petites masses associées aux terrains, il existerait cependant ayec quelque abondance dans certaines roches ignées , à l'état de petits grains microscopiques.

Fer météori<iiie. — Les masses de fer trouvées à la surface du sol possèdent , comme le fer de Kamsdorf et celui de la montagne des OuUes, les caractères que je viens de signaler; mais elles présentent des circonstances particulières qui donnent des moyens facUes de les distinguer des fers natifs , ou des masses de fer obtenues artificiellement.

hU FER BIETEOEUQUE.

Ces masses de fer météoriques constituent deux variétés distinctes : les unes, caverneuses dans tous les sens, offrent des cellules remplies d'une matière vitreuse, jaunâtre et transparente, assez analogue au péridot, et soluble dans les acides. Lorsque cette matière vitreuse est détruite, il reste un véritable squelette de fer. Les autres masses, analogues à du fer grossièrement forgé, n'offrent pas les cellules caractéristiques que je viens d'indiquer; mais elles possèdent une structure cristalline telle que souvent, par la cassure, elles se brisent en fragments qui résultent des clivages plus ou moins prononcés qu'elles possèdent. Ces clivages, presque toujours octaédriques, sont quelquefois suivant les faces du dodécaèdre rhomboïdal, forme qui dépend comme Toctaèdre du système régulier. Ces clivages sont fortement accusés, en sorte que, lorsqu'on polit cette variété de fer météorique , on voit des triangles équilatéraux se dessiner de tous les cAtés sur les faces polies, et faire apparaître la cristallisation qui a présidé à la formation du fer météorique.

Tous les échantillons de ces deux variétés de fer météorique contiennent également une certaine quantité de nickel, qui varie de 2 à 10 pour f 00 ; ce métal , qui est très-rare à la surface de la terre , et qu on n'a encore signalé dans aucun minerai de fer, leur imprime un cachet particulier qui les distingue du fer natif, et du fer obtenu artiiiciellemetit. Il est intéressant d'ajouter que les pierres météoriques , désignées spécialement sous le nom à'aéroUtheSy contiennent presque toutes du fer métallique allié de nickel. D'après le catalogue des pierres tombées du ciel, dressé par M. Grey, on en connaît environ 350, dont 75 à l'état de masses de fer. Nous en citerons plusieurs qui offrent de l'intérêt, soit par leur composition , soit par l'histoire de leur découverte.

Fer météorique oellnleux. — Cette variété de fer météorique est celui dont l'authenticité a été le plus anciennement constatée. La première masse dont Texistence a été connue d'une manière certaine a été observée près des monts Kémir

FER METEORIQUE. 525

en Sibérie : cette masse, qui était sphéroïdale , pesait environ 690 kilogrammes ; elle était enveloppée d'une croûte de rouille de quelques millimètres d'épaisseur. Pallas a fait transporter cette masse de fer a Saint-Pétersbourg, et il Ta fait connaître par une description détaillée. Cette circonstance lui a souvent fait donner le nom de fer de Pallas.

Les cellules qui forment un des caractères de cette variété de fer météorique paraissent, comme la structure même du fer, le résultat de la cristallisation. D'aprè? l'étude que j'en ai faite, elles affectent presque toutes une coupe hexagonale, et leurs bords, formés de fer, sont des arêtes saillantes. Lorsque ces cellules sont rapprochées, comme cela a lieu pour un trèsbel échantillon de fer d'Âtakama, appartenant à la collection du Muséum, elles offrent une disposition analogue, mais moins accusée que les gâteaux de cire d'une ruche d'abeilles. Ces cellules, de grandeurs différentes, mais dont le grand nombre atteignent 0™,01 de diamètre, sont remplies par une matière vitreuse jaune, paraissant fondue, dont la composition est semblable à celle du péridot. Quelques-uns de ces noyaux présentent des clivages; ils ne sont que rarement à texture grenue comme l'olivine; la plupart ont l'aspect vitreux et gras propre à certaines scories qui se produisent dans le travail du fer à la catalane. Cette similitude de caractères donne au fer de Pallas une analogie presque complète avec les masses ferreuses impures que l'on obtient dans les méthodes de fabrication directe du fer.

Cette variété de fer météorique est beaucoup plus rare que le fer météorique en masse ; sur 75 à 80 masses de cette classe de fer qui ont été recueillies, je n'en connais que quatre à l'état celluleux, savoir : le fer de Pallas provenant deKrasnojark, une seconde masse, en Sibérie; la troisième masse serait le fer d'Âtakama, décrit par M. Humboldt dans son voyage au Mexique, et qu'il indique comme gisant au milieu d'une plaine immense qui ne présente aucun rocher ; cette masse, qui pesait environ 2,000 kil., était accompagnée de

526 FER METEOMQUfi.

plusieurs autres , de petites dimensions. Il parattrcdt même que le phénomène qui Ta produite s*est fait sentir sur une grande étendue ; du moins^ on suppose que les échantillons de fer météorique qui existent dans les collections comme proTenant du Chili, analogues au fer d'Atakama par tous leurs caractères, doÎTeUt être rapportés à celui-ci. J'ai trouyé que le fer du Chili contient 9,60 de nickel. Je donne en note ' la composition de la partie vitreuse qui tapisse ses cellules.

La dernière masse de fer météorique celluleux connue serait celle de Steinbach.

Fer météorique en masse. — Le fer de Pallas et la belle masse de fer celluleux d'Atakama ont été trouvés gisant sur le sol ; aucun document n'indique Tépoque où ces masses sont tombées de Fatmosphère. La présence du nickel et la nature de la partie vitreuse qui en Remplit les cellules sont les seuls caractères qui indiquent leur origine. M. Boussingault, dans le voyage intéressant qu'il a fait dans l'Amérique méridionale, a été assez heureux pour constater la chute d'une masse de fer météorique d'une manière certaine, La composition de ce fer^ qui contient 8,59 de nickel, établit en outre une liaison . complète entre toutes ces masses de fer.

Cette masse a été trouvée le samedi saint de Tannée 1810, par CeciUia Corredor, sur la colline de Tocavita, située à un quart de lieue à Test du village de Santa-Rosa K La veille, per-

< Olivine du fer de Fallaf, D'AUcima, Du fer da Chni,

par Walmstedt * . par E. Schmld **. par M. DqMiioj.

Acide silicique 40.83 36,92 41,20.

Magnésie 47,74 43,16 45,45.

Protoxyde de fer 11,55 17,21 12,60.

Peroxyde et protox. de manganèse. » 1,81 Alam, 1,50.

Ces analogies conduisent à la formule générale :

( ig, Fe, m )» SI. ou 5M^ si + ( fe, Mn )» Si. * Santa-Rosa est à Yingt lieues au nord-est de Bogota, par 5* 40^ de latitade , 75» 40' de longitude ouest de Paris , et à 2,744 mètres d'élëtation an-dessus de ta mer. ,

' Journal de Schweigery U XLIV, p. 25.

*' AîmalM (U Poggendorff, Yol. LXIUV, p. 901.

FER METEORIQUE. SI27

sonne n'ayait tu rien de semblable, et oomme le champ dans lequel elle était tombée était culliyé, le douté sur sa chute récente ne pouvait exister. Les habitants du village de Santa- Rosa se réunirent pour descendre la masse de fer; elle de^ meura huit ans déposée à la municipalité et fut ensuite cédée à un maréchal qui s'en servit, pendant un temps à peu près égal, comme enclume; c'est chez le maréchal que M. Bous-^ singault vit cette masse^ mais il se transporta sur les lieux pour se rendre compte de la position qu'elle avait occupée, et ce savant voyageur put eticore recueillir quelques fragments qui avaient été laissés dans Texcavation que l'on avait pratiquée, pour enlever cette masse.

L'examen que M. Boussingault a fait de cette masse a constaté l'intérêt qu'elle présente. Elle fut alors achetée par le gouvernement de la Colombie, qui même en fit faire une épée pour Bolivar, lorsqu'il eut rendu la liberté à sa patrie.

D'après les dimensions de cette masse, qui était de 102 décimètres cubes, M. Boussingault * a évalué son poids à 750 kilogrammes.

Le fer de Santâ-Aosa est massif; cependant, il présentait quelques cellules à sa surface, ce qui pourrait indiquer un passage entre les deux classes de masses de fer météorique. Peut-être le centre de ces masses est-il plein et l'extérieur celluleux ; quelques échantillons du fer des monts Kémir en Sibérie que j'ai vus donneraient lieu à adopter cette opinion ; les cellules y étaient rares et peu étendues. Dans tous les cas, les parties ferrugineuses qui, dans le fer de Pallas et d'Atakama, séparent les cellules, sont constamment cristallines; on y voit la disposition hexagonale que j'ai signalée pour la forme des cellules; dans quelques parties, la structure est, en outre, octaédrique.

* Mémoire gur diflërentea masses de fer qd ont été troayées sur la Cordillère orientale des Andes, par HM. Mariano deRîvero>et Boussingault {Annakidê chknh et de physique, première sériée t. XXV, p. 438, 1824).

no

H&ritoMTBS.

CùmpOBiikm te nuKMt ilt f^ Irom^te à la mrfaoê de te ètrrê^ §i comme iUttU dues à des phénomènes mHéoriqites.

Fer de Sibérie, par Kla

' proth

Fer de Sibérie, par H.Berzélius

Fer de Brabim» par Laugier

Fer d'£Ibogen, par John.

Fer de Zacatecas au Mexique, par Glarke

Far de Lenarto^ par Glarke

Far de Hraaina , par John.

Fer de Hrasina^par Hol ger

Fer d'Âtakama, par Turner

Fer du Chili, par Dufré- Boy

Fer de Santa-Rosa , par Boussingault

Fer de la Louisiane , par Shépard T..

Fer du Gap, par Wehrle.

Fer de Glairbonne (Amérique du Nord), par Jackaon

Fer de Grasse, par H. le duc de Luynea

Fer du Var, par H. Ri- YOl

Fer.

Nickel.

Chrome.

Magnés.

Soufre.

races.

Pierres météoriques; Âérolithes; Bolides; Pierre de fovdrt; Pierres tomliées du ciel, etc.

Le phénomène qui donne naissance aux météorites est sans doute le même qui a jeté à la surface de la terre les masses de fer dont je viens de donner la description. Malgré cette origine commune , ces matières ont des caractères extérieurs trop différents pour qu'on ne les sépare pas.

Les météorites forment des masses plus ou moins volumineuses, à arêtes et à angles arrondis, recouvertes d'une écorce

IfÉTÉOUTES. S»

OU ofoûte noire, ordinairemeot Yilreuse et Imaante. Celte croûte ressemble à un vernis que Ton aurait étendu sur leur surface. Des stries tantôt creuses comme des rides, tantôt saillantes comme de très-faibles bourrelets, divergent de différents centres et montrent que la matière qui forme cette oroAte a élé fondue et qu'elle a coulé à la surface des météorites»

Ces pierres ont la texture d'une roche granitolde. On re* marque qu'elles sont composées de grains cristallins, tantèt assez fins pour leur donner une texture homogène^ tantôt I

assez distincts pour que la di$position granitoîde soit pronon* I

cée. Dans les premières, les grains sont comme soudés en» i

semble, et la pierre a beaucoup de solidité ; dans les secondes, ils sont pour ainsi dire isolés; la pierre alors, peu solide, s'égrène facilement, et Ton peut en isoler les diifférentes parties. La couleur des météorites est, dans la cassure, généralement d UB gris plus ou moins foncé. On y observe toujoun des points, de teintes plus prononcées, et des veines noires qui se ramifient à la croûte ; ces veines sont évidemment le produit de rinfiltration du vernis extérieur, qui a pénétré dans les fis* sures de la pierre. On remarque, en outre, dans un grand i

nombre de météorites, des veines ou des grains de matières d'un gris métallique, plus ou moins malléables, qui sont du !

fer mélangé de nickel, de chrome, etc. Ce fer devient quel- i

quefois assez abondant, et les météorites offi^nt alors un passage aux masses de fer analogues à celles de Sibérie.

Lorsque les météorites sont à grains fins soudés ensemble, l'analyse seule peut indiquer leur composition. Celles qui se désagrègent sont plus intéressantes à étudier, parce que l'on peut en séparer les éléments et en reconnatti*e la nature; leur examen a montré que les grains sont analogues aux minéraux des roches cristallisées. La météorite tombée à Juvenas, le 15 juin 1821 , appartient à ce dernier genre de pierre. M* Gus* tave Rose ^ l'a soumise à l'analyse mécanique, et il a reconnu

■ AnnaUs de chimie et de phyiique, 18%, t. XXXI, p. 81 .

>m. MÉTÉORITES.

sept à huit espèces de minéraux difTérents, dont deux forment la masse principale de cet aérolithe. La première, qui est brune, est constamment cristallisée; ses grains sont le plus ordinairement arrondis, mais quelques cristaux affectent la forme ifig. 38, p{. 58) qui appartient au pyroxène; plusieurs étaient même assez nets pour que M. Rose ait pu prendre la mesure de leurs angles ; la valeur de M sur 9^=136® 3' a confirmé leur association au pyroxène.

La seconde matière est blanche. Elle se trouve en grains plus gros que le pyroxène ; néanmoins, sa détermination est plus difficile. Les cristaux que M. Rose a étudiés n'étaient pas assez nets pour qu'il ait pu les mesurer ; toutefois, il a reconnu que leur forme, dont la fig. 39, pi. 58, est la représentation, se rapporte à l'albite, au labrador, ou à Tanorlhite. Ces parties étant insolubles dans les acides, M. Rose en a conclu qu'elles doivent être principalement de l'albite ou du labrador, Fanorthite étant au contraire facilement attaquable par l'adde hydrochlorique. M. Laugier ayant en outre trouvé que Taréolithe de Juvenas ne contenait que fort peu de soude, il en résulte que la partie blanche, si elle n'appartient pas à un minéral nouveau, doit être regardée comme du labrador.

Outre ces deux mméraux, on trouve encore :

3® Une substance jaune lamellaire, fusible en verre noir, attirable à Taimant, qui paraît être du péridot ;

4® Des grains métalloïdes d'un jaune rougeâtre, qui possèdent tous les caractères du fer sulfuré magnétique. Parmi ces grains, il y en avait quelques-uns de cristallisés; un surtout, dont les faces étaient très-nettes, avait la forme {fig. 41, p{. 59) qui rentre dans les cristaux de cette substance :

5^ Il existe enfin dans l'aérolithe de Juvenas des globules noirs à surface luisante, analogue à la croûte extérieure de l'aréolithe. Des aiguilles blanches, des globules striés, enfin des cristaux cubiques bruns rougeàtres, semblables au fer sulfuré pour la forme, mais qui en diffèrent par la couleur.

MËTÉOMTES. 839

L'aérolithe tombée àStanhem ^ en Morayie, le 22 mai 1808; est presque identique, par ses caractères extérieurs, ayec celle de JuTéuas.

Le Muséum d'histoire naturelle possède un magnifique échantillon de la météorite de Juvenas; elle pesait 92 kilogr. au moment où elle a été déterrée, le 23 juin 1821, deux jours après sa chute. Elle a été alors divisée en plusieurs blocs; celui qu'on a acheté plus tard, en 1825, de son propriétaire, H. le capitaine Brun d*Aubenas, pèse 42 kilogr.

Depuis l'étude faite par M. G. Rose de la météorite de Juyenas, plusieurs savants se sont livrés à des travaux analogues; plusieurs d'entre eux ont retrouvé du pyroxène, du péridot, du labrador et du fer sulfuré magnétique cristallisé; mais ils ont trouvé en outre plusieurs substances disséminées en petits grains arrondis, qui ont été considérées comme des espèces nouvelles. Nous décrirons bientôt deux de ces minéraux météoriques, page 538, la schreibersite et la dyslitite ; nous aurons l'occasion d'indiquer plus tard Vapatôide, la sphénamite, Yiodolitef la chaldnite, la chantonite, la howardite et la portschitej qui paraissent exister avec une certaine abondance dans quelques météorites. Chacun de ces minéraux sera cité auprès des espèces avec lesquelles il a de l'analogie.

J'ajouterai à ces détails sm* la composition mécanique des

* D'après Tanalyse &ite par Rammelsberg, la pierre de Stannern contient 34,98 pour iOO de parties solubles dans Vadde hydrochlorique, et 65,02 de parties insolubles. La composition de ces deux parties est :

Page 1