PREMIÈRE PARTIE. — DE LA VERTU. i
ent inutile à notre sanctification ^ Voici le principe le Bral de tout ce que je dirai dans la suite de la première cet ouvrage.
esprit de l'homme a deux rapports essentiels et natu- Dieu, cause véritable ^àe tout ce qui se passe en lui; à s, cause occasionnelle de toutes les pensées qui ont rapobjets sensibles. Dieu ne parle immédiatement à Tespour Tunir à lui : le corps ne parle k l'esprit que pour que pour l'attacher aux objets sensibles. Dieu ne parle que pour Téclairer, et le rendre parfait : le corps ne l'esprit que pour l'aveugler et le corrompre en sa faeu par la lumière conduit l'esprit à sa félicité : le corps laisir entraîne et précipite l'homme dans son malheur, lot, quoique Dieu fasse tout, et qae h) corps ne puisse l'esprit, non plus que l'esprit sur le corps, qae comme 3asionnelle en conséquence des lois de l'union de l'âme rps, union que le péché a changée en dépendance 3; ns on peut dire que c'est le corps qui aveugle l'esprit )rrompt le cœur : parce que c'est le rapport de l'esprit ; qui est la cause de toutes les erreurs et de tous les !S dans lesquels on topabe.
^pendant il faut être bien convaincu, et n'oublier jale l'esprit ne peut avoir de rapport immédiat qu'à Dieu l'il ne peut être uni directement qu'à lui : car enfin ne peut être uni au corps, que parce qu'il est uni à me. Il est certain par mille et mille raisons que si je par exemple la douleur d'une piqûre, c'est que Dieu moi, en conséquence néanmoins des lois de l'union de du corps : lois efficaces par l'action des volontés diviseules sont capables d'agir en moi. Mais le corps par le ne peut être uni à l'esprit, ni l'esprit au corps. Ils
Entièrement inutile. (1684.) — « Comme la concupiscence n'a point endétruit la liberté de l'homme, la grâce de Jésus-Christ, quelque efficace , n'est point absolument invincible. » {De la nature et de la grâce, 3© dispartie, édit. citée p. 225.) La seconde des cinq propositions résumant la inséniste était au contraire ainsi formulée : « Dans l'état de nature tomî résiste jamais à la grâce intérieure. » Malebranche croit que nous y luand nous sommes retenus par des plaisirs contrïures, c'est-à-dire par i concupiscence. La délectation de la grâce n'est invincible que quand sans rapport à un plaisir contraire. » {Ibid.)
Et en punition du péché qui, sans toucher à ces lois, a changé l'union en ce. (1684 et 1697.)
n\»ni nul rapjvTi entre eux, ni nulle créature à quelque wlre: je p:irle ile> r3pporl> de causalité tels que sont ceux qui dép» dont do l'union de l'âme et du corps. C'est Dieu qui fait toal Sa \L«lonio est le lien de toutes les unions «. Les modificaW»* d'^^ substances ne dépendent q'ue de celui qui leur donne,* •lui loiir conserve l'être. C'est une vérité essentielle quejccntt avuir démontrée suflisamment dans mes autres écrits ^
IV. Mais iiuoique l'esprit ne puisse être uni immédiaiemeaJ i\\in bwiu il tvui l'être encore aux créatures par la volonléôft iKeu. i]ui leur communique sa puissance, lorsqu'il leséublil cauv's ii-casionnelles pour produire certains ciTets. Mon àm est unîe ii mon corps, parce que d'un côté ma volonté est éli Mie cause occasionnelle de quelques cban^i^ements que Die seul produit en lui ; et de Tautre que les changements qui! passent dans mon corps, sont établis causes occasionoelles d quelques-uns de ceux qui arrivent à mon esprit.
V. Or Dieu a établi ces lois pour plusieurs raisons qainoi M>nt inconnues. Mais entre celles qui nous sont connues, c'e premiènnnent parce qu'en les suivant. Dieu agit d'une manié uniforme et constante, par des lois générales, par les voies 1 plus simples et les plus sages, en un mot d'une manière q ix)rte ^ le caractère de ses attributs. En second lieu parce qi le corps de l'homme est sa propre victime : car il semble qo se sacritil* lui-même par la douleur, et qu'il s'anéantisse par mort. Là me est en épreuve dans son corps : et Dieu vouia i''tre nuTiié en quelque manière, voulant proportionner les i compenses aux mérites, il nous fournit par les lois de l'uni de rame et du corps, voie simple, générale, uniforme et coi tante, mille moyens de nous sacrifier et de mériter par sa grî la récouHvnse éternelle ♦. J'ai expliqué ailleurs ces vérités, lU il fautiiu'on s'en souvienne *.
Yl. Celle espî'ce d'union de l'esprit avec Dieu, laquelle nul rapport aux créatures, passe dans l'esprit de bien des g pour une imagination sans fondement. Car comme l'opérai
1. Va;-. Sa vuloiiti- «'sl rii!ii«»ii il»' Imilt"* !«>< uijions. ,10î<i.-
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