‹ Traité de morale de MalebrancheChapitre 112 sur 235 · PREMIÈRE PARTIE. — DE LA VERTU. H · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — DE LA VERTU. H

n puisse encore Tarrôier ou la fléchir du côté qu'on le dé- Notre attention dépend de nos volontés, mais elle dépend icoup plus de nos sentiments et de nos passions. Il faut 3 de grands efforts pour ne pas regarder ce qui frappe, r ne pas aimer ce qui plaît ^ et Tàme ne se lasse jamais ;ôt, que lorsqu'elle combat contre les plaisirs et qu'elle se d en un sens ^ actuellement malheureuse.

LVII. En quatrième lieu je suppose qu'on sache que la partie Qcipale n*est jamais touchée ou ébranlée d'une manière éable ou désagréable, qu'il ne s'excite dans les esprits aniux quelque mouvement propre à transporter le corps vers )jet qui agit en elle, ou à s'en séparer par la suite : et qu'ainsi ébranlements des fibres du cerveau qui ont rapport au nou au mal, sont toujours suivis du cours des esprits qui posent le corps comme il le doit être par rapport à l'objet isent; et que même les sentiments de l'âme qui répondent es ébranlements sont suivis des mouvements de la môme e qui répondent au cours de ces esprits. Car les traces ou ébranlements du cerveau sont au cours des esprits animaux que les sentiments de l'âme sont aux passions ; et les traces cerveau sont aux sentiments de l'âme 'ce que le mouvement » esprits animaux * est aux mouvements * des passions. iVIII. En cinquième lieu je suppose que les objets ne ppent jamais le cerveau, sans y laisser des marques de leur ion, ni les esprits animaux des traces de leurs cours : que i traces et ces blessures n'3 se referment ou ne s'effacent pas llement, lorsque le cerveau a été souvent ou rudement frappé, que le cours des esprits a été rapide ou a recommencé soutti de la même manière : Que la mémoire et les habitudes rporelles ne consistent que dans ces mêmes traces, qui donnent cerveau et. aux autres parties du corps une facilité particui*e à obéir au cours des esprits : et qu'ainsi le cerveau est ssé et l'imagination salie, lorsqu'on a joui des plaisirs et 'on n'a pas craint de se familiariser avec les objets sensibles ^.

Var. L'édition de 16S4 ajoulait ici : Ce qui frappe, dis-jp, et ce qui plait au p.

Var. Ces trois mots n'étaient pas dans l'édition de 4684, Var. Aux sentiments. (1®84.) Var. Des esprits. (1684.) Var. Au mouvement. (1684.) V, Recherche de la vérité, 1. II. 2» partie, ch. v. sur la mémoire et les habi-

v4 Tmirrt de xorale.

XTT Ebû ft fsffose qn^oD eoncoîTe distinctem( jics;::k* }kiï2aM.?> iTMie^ oct é:ê formées dans le mêm .'a 9» psazi «£ :oiTT q:2«iqiÀ*iiiie, sans entr*OD\Tir te iiiTîs^ : ti. ; « iiiss *I > a t^rjoar? plasiears idées aci •çx 2*f jriSM i*-2ia r-'iiajêi&^Ei à l'esprit, et qui ont r a ;r^c. jkLi^ ^ j^::ke.ie on s'appliqae partiealièrer ;• lio^zrs â««iî«:i>«al5 ««nfus et moavements indi ik fikSsKA pc^nripaK celle qui ébranle La itlil^ç^^v v^rs ^n-^ae objet particulier. Rien n ctc^^ .: jf •>?;>* îiai>:«o des traces entre elles, et avec rttLi> c:».ir^ de:> <sç*iî> • : des idêies entre elles, et avec tLiiifKLis ec ks |;>asisviiSw Ptc-ur peu qa on connaisse Tb «|:i'v>a ïis^ ri^^\ir>n sar le sentiment intérieur qu*oi qui se pcass^ ea >.v-f&raie, on découvrira plus de ces v une ÎMVJLT^ qut?' je nVn poorrais expliquer en un mois qo'ua ne côiif.>-&de ^mui rime avec le corps pour eatreeus, et qu'on destin^ le avec soin les propriétés substance qui pense est capabîe, de celles qui apparti la substance étendue. Et je cro:s devoir avertir que c de ventés s«>nt d'une conséquence infinie, non seulero concevoir distinctement ce que j'ai dit jusqu'ici et c dois dire dans la suite, mais généralement pour t< sciences qui ont quelque rapport à Thomme. Comme j ce s a jet fort au lon^: dans la Recherche de la vérité et | lement dans le second livre, je n'ai pas cru devoir i d'abord ; et si même ces suppositions paraissent obs n'ouvrent pas assez l'esprit pour faire clairement coi ce que je dois dire ici, qu'on ait recours à ce même li je ne puis me résoudre à expliquer amplement un chose plusieurs fois.

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