PREMIÈRE PARTIE. -DE LA VERTU. HT
ite. Ainsi ne noas imaginons pas pour justifier notre làchelé, e nous ne puissions point résistera la loi de la chair qui se ?olte sans cesse contie la loi de l'esprit. La loi du péché serait maîtresse absolue des mouvements de notre cipur, si Jésusirist ne l'avait point détruite par sa Croix; mais nous, qui maes morts et etisevelis au péché par le Baptême j qui sommes istifiés et ressuscites en Jésus-Christ glorifié, qui sommes anilés de riniluence de notre chef, de l'esprit de Jésus-Christ, 'une force toute divine, nous ne devons pas croire que le ciel 008 abandonne dans les combats, et que si nous sommes lÎDcas, c'est que le secours nous manque ^ Jésus-Christ ne léglige point ceux qui Tinvoquent : c'est une impiété que de B croire, car quiconque invoquera le Seigneur , sera saurd, disent outes les Ecritures.
y. Certainement nous ne serions point glorifiés et assis dans le "fkl m Jésus-Christ : nous n^aurions point la vie HemtUe résideiitc nwm; nous ne serions pas héritiers de Dieu et cohéritiers avec 'feK«-CArts<, citoyens de la sainte cité et eiifants adoptifs de Dieu x^, ce que les Apôtres disent des Chrétiens, si Dieu n'était XHnt fidèle dans ses promesses, en permettant (lue nous fussions j^tés au-dessus de nos forces, ce que saint Paul nous défend le croire. Mais on peut dire avec vérité que nous sommes déjà i[loriQésen Jésus-Christ, et le reste: parce qu'efTectivement il oe dépend plus que de nous de conserver par la grâce le droit lue la même grâce nous donne aux biens futurs; et que c'est une espèce de brutalité, qui doit même surprendre les esprits, peThomme perde par sa faute des biens infinis et se damne poar jamais par sa négligence.
VI. Cette vérité supposée comme incontestable, réveillons iioire foi et notre espérance ; cherchons les moyens d'assurer wire salut, et faisons en sorte que la grâce que Dieu ne peut P>8 répandre sur nous dans un autre dessein que celui de nous »nctifler et de nous sauver, nous sanctifie efl'ectivement et B0U8 fasse mériter les vrais biens. Mortui enim estis, et vita ^tra abscondita est cum Chnsto in Deo. Mortificate ergo membra
1* Ceci est encore un point sur lequel Malebranche se sépare des jansénistes ou °B moiDs des propositions qui, selon bon nombre de leurs partisans d'alors, leur étaient faussement attribuées. La première des cinq propositions condamnées et 9^ pvdt-il, se retrouve mot pour mot dans Jansénius, était ainsi formulée : * Qulqaes commandements de Dieu sont impossibles à des hommes justes qui ^volent les accomplir, et qui font à cet effet des efforts selon les forces i>résentes 9d11i oot : la grâce qui les leur rendrait possibles leur manque. »
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lis TRAITÉ DE MORALE.
lestra qux sunt super terrant. Vous êtes morts, dit saint Paul, et votre vie est cachée en Dieu avec iésas-Gbrist; mortitiei donc les membres de votre corps. Nous sommes morts aapé* ché, parce »iue vivants en Jésus-Christ notre Chef, nous dévoua et pouvons par son influence donner la mort au vieil hoDune; il ne tient qu'à nous. Mais pour exécuter ce dessein, il faut, suivant le conseil de saint Paul S travailler toute sa vie àl: mortification de ses sens, veiller avec soin à la pureté de soi ima;;ination, régler sur l'Ordre tous les mouvements desespas sions : en un mot diminuer le poids du péché, qui, parlesel forts actuels de la concupiscence excitée, est capable de conirt balancer les grâces les plus fortes et de nous séparer de Dieu' Mortilimte eryo membra vest^a quae sunt super terram. Si not f:i:si»ns ce qui dépend de nous, la grâce agira selon tonte so ofiicacc dans notre cipur : nous mourrons dans le sens de saii Paul; et en/in notre vie cachée en Dieu avec Jésus-Ckrist paraili accc éclat, lorsque Jésus-CUrist lui-même viendra à paraître to environné, de gloire et de majesté,
VIII. De tous les exercices propres à favoriser Tefûcace de grâce, il n*y en a point de plus nécessaire que celui de la mo tificaiion des sens : car ce n'est que par notre corps que no sommes unis à ceux qui nous environnent. C'est principal ment par le sentiment ^ que Pâme s'étend pour ainsi dire da toutes les parties de son corps; et par l'imagination et iespa sioFis elle se transporte * ad dehors, et se répand dans toui les créatures. Mais comme les sens présentent à l'esprit leso jets, l'imagination et les passions supposent les sens et en é pcMident. Car il est certain que l'image corporelle d'unob; sensible, (Il n'est pas question ici des figures qui sont l'ob, des mathématiques,) n'est que la trace et l'ébranlement que mAnie objet a produit dans le cerveau par le moyen desseï laquelle trace se renouvelle par l'action de l'imagination ou cours des esprits. A l'égard des passions elles ne peuvent au être excitées que par le mouvement des esprits animaux, <
1. Var. M.-Ms pour exécuter ce dessein suivant le conseil que saint Paul tt' ici. il faut... (1684.)
2. La délectation de la grâce est destinée à contrebalancer en nous la com^ cenee: mais si nous laissons celle-ci devenir trop forte, le contrepoids sera io sant et nous ne retrouverons pas l'équilibre. Ceci est longuement développé le Traité de la nature et de la grâces 2® et 3« discour.<«.