‹ Traité de morale de MalebrancheChapitre 129 sur 235 · W'I TRAITE DE MORALE · texte numérisé non relu

W'I TRAITE DE MORALE

fiance et avec humilité de celui qui est venu nous délivrer ( la force de sa grâce de ce corps de mort ou de cette loi de chair qui se révolte à tous moments contre la loi de l'espi Car la Raison toute seule et tous les moyens que la Philosop fournit ne peuvent sans l'influence du second Adam nous c livrer de l'influence maligne du premier, ainsi que j'ai déjà tant de fois, et que je ne crains point de répéter, parce que n'appréhende point qu'on y pense trop.

XIII. Voilà en général tout ce qui regarde la première pai de cet essai de Morale. D'abord j'ai fait voir que la vertu a siste précisément dans Pamour habituel et dominant de fort immuable'. Ensuite j'ai parlé des deux, qualités principales ( sont nécessaires à Facquisitlon de la vertu; savoir de la fo et de la Ubcrtè de l'esprit. Après cela j'ai fait connaître les a ses occasionneUes de la lumière et des sentiments, sans lesqu on ne peut ac(]uérir ni conserver Tamour de l'Ordre. Et enl j'ai explitjué les causes occasionnelles de certains sentiments c traires à ceux de la grâce, et qui en diminuent TefQcace, a qu'on les évitât. Ainsi je ne pense pas avoir rien oublié de qui est nécessaire en général pour acquérir et pour conser la vertu. Je viens donc à la seconde paftie, qui doit être i des vertus, mais des devoirs de la vertu. Car je ne reconn qu'une seule et unique vertu, qui rende solidement vertne ceux qui la possèdent: savoir l'amour dominant *■ de Ton Immuable.

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