CHAPITRE CINQUIÈME
Les trois personnes divines impriment chacune leur propre caractère dans les esprits, et nos devoirs les honorent également tontes trois. Car nos devoirs ne consistent que dans des mouvements intérieurs, qui doivent néanmoins paraître au dehors à cause de la société que nous avons avec les autres hommes.
l. Les trois personnes divines de la Trinité sainte impriment chacune leur propre caractère dans les esprits qu'ils ont créés àleur image. Le Père, à qui la puissance est attribuée, leur fait part de son pouvoir, les ayant établis causes occasionnelles de tous les effets qu'ils produisent. Le Fils leur communique sa sagesse et leur découvre toutes les vérités ^ par l'union étroite <ïu'ils ont avec la substance intelligible, qu'il renferme comme Raison universelle. Le Saint-Esprit les anime et les sanctifie par l'impression invincible qu'ils ont pour le bien et par la charité ou l'amour de l'Ordre qu'il répand dans les cœurs. Comme le I^ère engendre son Verbe, l'esprit de l'homme connaît qu'il existe; mais de plus, par ses désirs il est la cause occasionnelle de ses connaissances* : et comme le tils est avec le Père principe d'amour substantiel et divin, nos connaissances excitées par nos désirs, qui seuls sont véritablement en notre puissance,
sont en nous le principe de tous les mouvements réglés de notre
amour.
H. Il est vrai que le Père engendre son Verbe de sa propre
i. Var. Touio vérité. (1684.)
2. Var. L'esprit de l'homme par sos désirs est la cniise occasionnello de sos con- Daiiv«ancefl. H 684.)
*-:-:•.--. Mi:> /est .jae Dieu seul esl k lui-même essenl
■..-': ►: s::t<:Ac:.rH«'meni sa sairesse et sa lumière. Il es
-' -.ri. ;-- i-^ P^P* et le Fils ont par eux-mêmes leur a
■ i'".'. ra.i c-^^s: -ice Dieu seul est uniquement à lui- -: -i. r. t.-'. ': >\ !"i. Mais. C'>mme nous ne pouvons poin
- >-n:-r. > r. ire Raison, ta lumière ne peut point èli .ri: n r.ir^re!> de nuire substance. Et comme no ^ .■- -s ;• :r.: j r.:-as-mèmes ni notre bien ni notre loi, . .- : .:: > m >uvement que nous avons, nous Tienne d'à
■ : r. :> ^r:-^ \.>ir^^ nous unisse à notre bien et nou :" •: •■ .1 r. '.re m'-jr!e.
m. r» -u a fa.: toutes choses par sa sagesse et dans le •. -"'n: i'^ s*'?. Esprit et de si^^n amour ; nous n'agissons ; ;r.:A < Tv/av^o .v.r. naissance et que par amour. Les tro
- 'T. s tiv.r.r^ '«n: ^^aîement toutes choses : ce quenoi
- r> A.:ss. sar.> oon naissance et sans une volonté pk
■ :•.:. :•-. iV r •*>: ^xnx proprement notre ouvrage. Le ! •- .:. -. -r "irs lir»?. de missiim sur son Fils: il dépeiK i- v -.:> .:-^ pr^r.ser à ce qu^ dûus voulons •. Le Fils en S» :.:-K>pr:: qu: prixvde de lui et du Père en unité de pri
:-^^ A". ;:r supposa aussi la lumière, il en procède, il . r ■:.:.. E'.:in l'am-ur. qui procède d'une connaissance - .» . ^ -r.t*-iï.t» eî iûbiet de sa connaissance et la ci
- .V. :v.Vv'^ : .^^mnîe i s !i)Mir substantiel aime inlinin
- î s:;.:: ■* .V.v;r.'\ dar.s '.• P.Te qui engendre, dans le
■ :'-v..ir . -:■: dnr.s î-^ >;4. ni- Esprit lui-même procédant d X : î.: K. >.
IV. T .:> It's rapp.Tis de l'osprit de l'homme avec la -1 v.î-^ :'^ s^n: .jue des iMv.bros et des iraiis imparfaits. .' v.xrv^.î :v.i;or îo prmi'ipe de l-^ius les êtres, qui par ui i r.vw ivv^-mpivhensible de l'être inlini, se communique .ii\i>:T -^i fvrmo une snoiélê de trois personnes différent . ;:r.iw^ uune même substance. Mais, quoique l'image d v.r.f Tr.r.itr- que nous portons soit fort imparfaite par .i n;-:re prinonv, il n'y a rien de plus grand pour un .'n-a:;::o que ivîto f.-^ibif ivssi*niblani'e. Nous ne iravai •.. :n- V'-*rft\*;i.>n qu'au [a ni que nous la rétablissons; <
.i>s;;i r.s noîn^ bonheur, qu'autant que nous nous réi