‹ Traité de morale de MalebrancheChapitre 155 sur 235 · DEUXIEME PARTIE. —DES DEVOIRS · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE. —DES DEVOIRS

ir notre modèle. Tous nos jugements véritables et tous nos loavemenls réglés, tous les devoirs que nous rendons à la sa- ;e88e, à la puissance^ et Tamour divin, sont autant de traits lui nous reforment sur notre modèle ^ : et la disposition habixielle à former de ces jugements et de ces mouvements est la rentable perfection de la créature, essentiellement dépendante in souverain bien, et faite uniquement pour trouver dans sa neisemblance avec Dieu ', sa perfection et son bonheur. Ccpendut il faut Tavouer, et on le reconnaît assez, je n'ai fait que bégayer dans la comparaison que je viens de faire de Tàme aviec la Trinité sainte. Ce mystère est incompréhensible, et d'ailleurs je n'ai point d'idée claire de l'âme. Comment donc pourrais-je en marquer précisément les rapports? Dieu nous a eiéés à son image et à sa ressemblance. Le fait est certain : sois c'est une énigme réservée pour le ciel. 11 est bon néanmoins d'entrevoir cette grande vérité, afin que l'esprit pense k l'eieellence de son être, et qu'il souhaite de connaître clairci&enl ce qu'il aperçoit confusément ^

Y. Comme les trois personnes de la Trinité sainte ne font Qu'an môme Dieu, ne sont qu'une môme substance, tous les de- Vttrs qui semblent se rapporter particulièrement à une personne, honorent également les deux autres. Tout mouvement ^é rend honneur à la puissance du Père, comme à son bien, À la sagesse du Fils, comme à sa loi; à l'amour mutuel du Père Qtda Fils, comme à son principe. Et au contraire tout péché ontoat amour des créatures déshonore la puissance véritable, choque la Raison universelle et résiste au Saint-Esprit: et c'est pour cela qu'on ne peut séparer entièrement les devoirs qu'on tot rendre à la puissance, de ceux qu'on doit rendre à la sagesse et à l'amour substantiel et divin, ce qui m'a obligé de répéter les mêmes choses en différentes manières dans tes trois chapitres précédents.

VI. Quoique tous les devoirs que les esprits doivent rendre k Weu, esprit pur, et qui veut être adoré en esprit et en vérité, 00 consistent que dans des jugements véritables et dans des Baoavements d'amour conformes à ces jugements; néanmoins

!• Var. Sont autant de pas qui nous approchent de la source de tous les biens. (1884.)

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