‹ Traité de morale de MalebrancheChapitre 159 sur 235 · CHAPITRE SIXIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIEME

En L't'iiiT.il lies devoirs de la société. Deux sortes de sociétés. Tout s»» doit rapporter à la société éternelle. Différentes espèces d'amour ol de respect '. Principes généraux de nos devoirs à Tégard des lioiiiujes. Ces devoirs doivent être extérieur!> et relatifs. Danger qu'il y a de rendre aux hommes les devoirs intérieurs. le commerce (lu monde fort dangereux.

I. .Vprès avoir expliqué ea général les devoirs que nous devons rendre à Dieu, il faut examiner ceux que nous devons aux lionunes, puisque Dieu nous a faits pour vivre en société avt»c t'ux, sous une même loi, la Raison universelle, et par dépendance d'une môme puissance, celle du Roi des Rois et du souverain Seigneur de toutes choses.

II. Nous pouvons faire avec les hommes deux sortes de sociétés : une société de quelques années, et une société éternelle: une société de commerce, et une société de religion : je veux dire une société animée par les passions, subsistante dans une communion de biens particuliers et périssables, et dont la fin soit la commodité et la conservation de la vie du corps ', et une société réglée par la Raison, soutenue par la foi, subsistante dans la communion des vrais biens, et dont la fin soit une vie bienheureuse pour réternilé.

III. Le grand dessein, ou plutôt l'unique dessein de Dieu, c'est la Cité Sainte, la Jérusalem céleste, où habitent la vérité et la justice. Les autres société.; périront, quoique Dieu soit im-

i. Vni'. Kt d'honneur. (1684.)

2» Var. La conservation du corps. (1684.)

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