‹ Traité de morale de MalebrancheChapitre 165 sur 235 · Var. Ces devoirs · texte numérisé non relu

Var. Ces devoirs

(les douze iribus, irouve la ro\aulé en cherchant les àtt ^^^ de son père. Numquid non filius jemini ego sum, de mimma ^^fjf^ Israël^ et cognatio mea novissima inter omnes familian de tf^'^ Benjamin, disait-il à Samuel, qui lui promenait le royaaïwf' j Et Dayid, le plus jeune des enfants d*lsaîe, est pris, comoaa /' le dit lui-môme, de derrière les troupeaux pour être mis à l^ tAte du peuple choisi de Dieu. De post fsetantes accepit eumpi" cere Jacob servum suum^ et Israël hœreditatem siiam *.

III. Mais l'Evangile nous donne encore bien d'autres vues. Il nous apprend que les pauvres sont les membres et les frères de Jésus-Christ *, que le royaume des cieux leur appartient'; et qu'ils ont le pouvoir de recevoir leurs amis dans les tabernacles éternels ". Car, quoique les riches par le baptême soient lavés aussi bien que les pauvres dans le sang de l'Agoeaa, ils se souillent en tant de manières dans la volupté qui lesenivrei et par Tambition qui leur fait oublier leur qualité d'enfants de Dieu, que Jésus-Christ toujours irrité contre eux les maudit sans cesse dans l'Evangile. Malheur aux riches, car ils ont kvr consolation dans ce monde qui se renverse '1 Que le pauvre se gloriff de sa grandeur ^ dit l'Apôtre saint Jacques. Que le riche au contraire s* humilie de sa bassesse^ il passera comme une fleur. RicheSi dit-il encore, pleurez, jetez des cris et des hurlements dam^ misères qui tomberont sur vous. Vos richesses sont corrompuesp^ la pourriture, la rouillure a consumé votre or et votre argenli ^^ cette rouillure portera témoignage contre vous-mêmes, et dévorera votre chair comme un feu. Voilà le trésor de colère que vous avei amassé pour les derniers jours. Agite nunc divites, ploratev^' lantes in miseriis vestris quœ advenient oobis, divitix vestrx p' trefactœ sunt, et le reste.

IV. Il ne faut pas seulement estimer, et donner des marques d'estime aux pauvres et aux derniers des hommes ; mais en; core aux pécheurs et à ceux qui commettent les plus grands crimes. Leur vie est abominable, leur conduite est méprisable» et il ne faut jamais l'approuver, quelque éclat de grandeur Q'^* la relève. Mais leur personne mérite toujours de l'estime. Car

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