‹ Traité de morale de MalebrancheChapitre 4 sur 235 · INTRODUCTION, VII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION, VII

plupart sont imparfaites et très peu correctes, et sur lesquelles néanmoins on a fait des traductions en langue étrangère, je crois devoir avertir que de toutes celles qui sonl venues à ma connaissance, les plus exactes pour le sens (car je ue parle pas des fautes qui ne le troublent pas et que le lecteur peut corriger, comme celles de ponctuation et d'orthographe, et quelques autres) sont:... Le Traité de Morale imprimé à Lyon en 1707. »

C'est cette édition de 1707 que nous réimprimons. Mais nous donnons en variantes les leçons différentes des éditions de 1684 et de 1697 : elles sont intéressantes, car elles permettent de se rendre compte des scrupules qu'éprouvaient chez Malebranche, le théologien, le philosophe et l'écrivain. Nous n'avons cru devoir respecter ni l'orlhographe, souvent hésitante, ni la ponctuation très compliquée et fatigante par la multiplication des virgules, qu'on trouve dans les éditions du temps.

Les différentes éditions qui ont servi de base à la présente réimpression sont accompagnées de lettres d'envoi, d'avertissements et d'avis que nous n'avons pas trouvé utile de reproduire en entier. Malebranche y exprime cette opinion (bien connue de ceux qui l'ont pratiqué) que « n'ayant point une idée claire de l'âme, c'est une nécessité que la plupart des termes de morale n'expriment que des sentiments confus. » Il y explique aussi qu'ayant voulu s'adresser au commun des hommes et

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