‹ Traité de morale de MalebrancheChapitre 61 sur 235 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

De la force de Tesprit. Nos désirs sont les causes occasionnelles de DOS connaissances. Il est difficile de contempler les idées abstraites, et la force de Tesprit consiste dans Thabitude qu*on a prise de supporter le travail de Tattention. Moyens pour acquérir celte force d'esprit. Il faut faire taire ses sens, son imagination et ses passions, régler ses études, ne méditer que sur des idées claires. Etc.

I. La foi et la raison nous assurent que Dieu seul est la cause véritable de toutes choses : mais Texpérience nous apprend qu'il n'agit que selon certaines lois qu'il s'est faites \ et (|u'il suit constamment. Par exemple c'est Dieu seul qui meut les corps : il faudrait peut-être bien du discours pour en convaincre certaines gens. Mais, cela supposé, comme ayant été prouvé ailleurs ^ il est évident par l'expérience, que Dieu ne meut les corps, que lorsqu'ils sont choqués. Ainsi on peut dire que le ekoc des corps est la cause occasionnelle qui détermine infailliblement l'efficace de la loi générale par laquelle Dieu produit dans son ouvrage mille mouvements divers.

II. Il n'y a aussi que Dieu qui répande la lumière dans les esprits : c'est une vérité que j'ai déjà suffisamment expliquée *. Mais il ne faut point chercher ailleurs qu'en nous-mêmes la cause occasionnelle qui le détermine à nous la communiquer. Dieu par une loi générale, qu'il suit constamment 6t dont il a

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