PREMIÈRE PARTIE. - DE LA VERTU
^oir par le Sacrement de pénitence l'absolution de ses ;t la charité justifiante, que les pécheurs reçoivent par ement, lorsqu'ils s'en approchent par le mouvement ire le Saint-Esprit, quoiqu'il n'habite pas encore en eux.
preuve de ce que j'avance.
sus-Christ après sa résurrection, apparut à ses Apù-
leur dit : La paix soit avec vous; comme mon Fére m'a je vous envoie aussi de même : et ayant dit ces paroles y il 'ur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit. Les' péchés ardonnés à èeux à qui vous les pardonnerez *, etc. D'où il ' premièrement, que les Apôtres, et les Prêtres par con- , ont le pouvoir de remettre les péchés : et cela ne peut ) contester; en second lieu, que ce Sacrement, et môme IX de la nouvelle alliance, pour d'autres raisons que aeje donne présentement, confèrent la charité justi- >u l'amour habituel et dominant de l'Ordre immuable, le ^ Dieu ne juge point d'une àme sur ce qu'il connaît en Dassager et d'actuel, mais sur ses dispositions stables et labitudes permanentes •, donc * l'amour actuel de l'ordre 0e pas, mais l'amour habituel : car Dieu qui aime Torinciblement * ne peut pas aimer un cœur déréglé, un us disposé au mal qu'au bien. Or le Prêtre a le pouremettre les péchés. Donc il a celui de rendre le pécheur B à Dieu. Son absolution change donc l'acte en habitude, )sition permanente. Car enfin le Prêtre ne peut pas ju- 'état du pénitent, mais seulement de sa résolution ac- 1 ne peut juger du pénitent que par ^ la déclaration que ent lui fait : et le pénitent lui-même ne peut savoir si ' qu'il a pour l'ordre est habituel ou non. Car on ne peut le soi que par le sentiment intérieur qu'on en a, et ce nt ne représente que les actes qu'on sent actuellement, 3ment les habitudes, si elles ne sont excitées. Ainsi le ayant le pouvoir d'absoudre, et ne pouvant former son nt que sur les dispositions connues du Péniient, il faut sssité que l'absolution change l'acte en habitude puis-