PREMIÈRE PARTIE. - DE LA VERTU
Qdre ane exacte obéissance *. C'est le dernier des crimes 3 mettre sa fin dans soi-même. C'est la folie du Sage des ms, dont le bonheur ne dépendait point des Dieux. Con- 1 de son impuissance et de celle des créatures, il faut lenirs le Créateur de toutes ses forces '. Il faut tout faire )ieu. Toutes nos actions se doivent rapporter à celui de ni nous tenons la force de les faire : autrement nous bles- Ordre, nous offensons Dieu, nous commettons une injus- ^ela est incontestable. Mais nous devons chercher dans ir invincible que Dieu nous donne pour le bonheur, des
qui nous fassent aimer TOrdre : car entin, Dieu étant 3nne peut être solidement heureux, si Ton n'est soumis à 3, et celui-là hait son âme qui aime Viniquité *. Que ces
soient de crainte ou d'espérance, il n'importe, pourvu nous animent et qu'ils nous soutiennent. Les meilleurs is plus vifs et les plus forts, les plus solides et les plus es.
I. H y a des personnes qui se font mille suppositions exantes, et qui faute d'avoir une idée juste de la divinité ♦ icront, par exemple, que Dieu a eu * dessein de les rendre lement malheureux. Et dans cette supposition ils se i obligés d'aimer plus que toutes choses ce fantôme de aagination ; ce qui les embarrasse extrêmement ®. 11 est
néanmoins qu'il y a contradiction dans cette supposition utres semblables, car l'Ordre veut que tout mérite soit ;)ensé. Or c'est une action méritoire s'il en fut jamais, I plus grand sacrifice qu'on puisse faire que de choisir ernité malheureuse pour plaire à Dieu : et selon la supn celte action ne pourrait être récompensée, il est donc ue Dieu, qui a l'Ordre pour sa loi inviolable, ne peutor- • que l'homme choisisse d'être malheureux, si ce n'est LU temps, afin qu'il puisse le récompenser, et dédomma-
. Ici se plaçaient dans l'édition de 1684, ces deux lignes, qui dans l'édition ont formé, comme on l'a vu, le début du chapitre xv : Il y a de la différence
motifs et la fin, on s'excite par les motifs à agir pour la fin. . Ces deux phrases, depuis : c'est la folie des stoïciens..., n'étaient pas ition de 1684.
. Cette citation n'était pas dans l'édition de 1684. . De Dieu. (1684.) . Ait eu. (1684.) '. Tout ce qui suit jusqu'à : car enfin les moyens d'aimer Dieu..., n'était
rédition de 1684.
pT un .imour-propre juste et légitime» et dont on ne pei (l«'|ii)uiner, parce qu'on ne peut pas vouloir être malhem vi ijui» 1«» (Irsirde la félicité est naturel et invincible. Car If inii>(Mi irainier Dieu, lorsqu'on s*ùte tous les motifs n nahli's (Ir Taim t, ou plutôt lorsqu au lieu de lui, on prése IVsprit une idole terrible, et qui n'a rien daimable? Dieu qu'on l'aime tel qu'il est, et non pas tel qu*il est impossible sdit. Il faut aimer TEtre inliniment parfait, et non pas m tùine épnuvantable, un Dieu injuste, un Dieu puissant à! rite, absolu, souverain, tel que les hommes souhaitent d mais sans sa<;esse et sans bonté, (|ua]ités qu'ils n'esti j;uèro. r.ar le principe de ces imajifinalions extravagant font peur ii ceux qui les forment, c'est que les hommes j de Dieu par le Sf^ntiment intérieur qu'ils ont d'eux-môm pensent sans réilexion que Dieu peut former dé^ desseins si; sentent capables de prendre. Mais qu'ils n'aient rien à( dre. S'il y avait un Dieu tel qu'ils se l'imaginent, le vrai jaluux de sa gloire, nous défendrait de l'adorer et de Ta et qu'ils tâchent de se convaincre qu'il y a peut-être p danger d'offenser Dieu, lorsqu'on lui donne une forme s rible, (|ue de mépriser ce fantôme. Il faut sans cesse ch( des motifs (}ai conservent et qm augmentent en nous Yi de I)i(Mi, tels que sont les menaces et les promesses qui s portent à l'Ordre immuable : motifs propres pour des cré qui veulent invinciblement être heureuses, et dont ausi rriture est remplie. 11 ne faut pas retrancher * ces justes i ni rendre odieux le principe de tout bien. Car enlin la pour laquelle les démons ne peuvent plus aimer Dieu qu'effcîctivement ils n'ont plus maintenant par leur faute motif de l'aimer. C'est qu'il est arrêté, et ils le savent, qi ne sera jamais bon ix leur égard. Car comme on ne peut que le bien d'un amour d'union, que ce qui est capa rendre heureux ', ils n'ont plus aucun motif d'aimer I cette espèce d'amour ^. Mais ils en ont de le haïr de toute forces, comme la cause véritable, mais très juste, des qu'ils souffrent ♦. Mais d'ailleurs comme ils sont corrom